Nouveaux actes de naissance, mariage et décès sur Généalogie Québec

16 767 fiches de baptême, mariage et sépulture ont été ajoutées à l’outil Fiches BMS, une des 15 collections offertes aux abonnés de Généalogie Québec.

Ces fiches couvrent les régions de St-Jean-sur-Richelieu et d’Iberville de 1900 à 1970.

Elles peuvent être consultées avec un abonnement à Généalogie Québec dans l’outil Fiches BMS, sous le dossier « Fiches (villes)/District judiciaire d’Iberville/ ».

Qu’est-ce que l’outil Fiches BMS?

L’outil Fiches BMS contient des fiches de baptême, mariage et sépulture provenant du Québec, de l’Ontario et des États-Unis et couvrant du 17e siècle à aujourd’hui.

Les documents de cette collection sont organisés en arborescence. Dans la majorité des cas, les fiches sont distribuées par ordre alphabétique selon le nom de famille du sujet de la fiche ou le nom du lieu le cas échéant.

Vous trouverez plus d’informations concernant cette collection sur le blog de l’Institut Drouin.

Vous pouvez consulter les Fiches BMS ainsi que des dizaines de millions d’autres documents d’intérêt historique et généalogique en vous abonnant à Généalogie Québec dès aujourd’hui!

Document original pour les mariages de 1919 sur le LAFRANCE

La majorité des mariages de l’année 1919 disponibles sur l’outil LAFRANCE sont maintenant associés à leur document original.

Pour consulter celui-ci, il vous suffit d’ouvrir l’acte qui vous intéresse, puis de cliquer sur le lien au coin supérieur droit de la fiche d’acte.

Acte de mariage provenant du LAFRANCE. La flèche bleue indique le lien à cliquer afin de consulter le document orginal.
Document original tel que présenté sur le LAFRANCE

Plus d’informations à propos du LAFRANCE

Le LAFRANCE est une base de données équipée d’un engin de recherche répertoriant des millions d’actes de naissance, mariage et décès provenant du Québec, de l’Ontario et des États-Unis. On y retrouve actuellement:

  • TOUS les mariages catholiques du Québec de 1621 à 1918
  • TOUS les baptêmes catholiques du Québec de 1621 à 1861
  • TOUTES les sépultures catholiques du Québec de 1621 à 1861
  • TOUS les mariages protestants du Québec de 1760 à 1849
  • 1 450 000 mariages catholiques du Québec datant de 1919 à aujourd’hui.
  • 68 000 actes de baptême et sépulture divers du Québec de 1862 à 2019
  • 80 000 mariages civils du Québec datant de 1969 à aujourd’hui
  • 140 000 mariages de l’Ontario datant de 1850 à aujourd’hui
  • 38 000 mariages des États-Unis
  • 3000 mariages Protestants du Québec de 1850 à 1941
  • 17 000 mariages divers du Québec des années 2018 et 2019

Pour plus d’informations à propos du LAFRANCE, visitez le blog de l’Institut Drouin.

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Quelle place pour les femmes dans la toponymie québécoise?

Lors d’une recherche généalogique, il n’est pas rare que les lieux jouent un rôle de grande importance : ils peuvent servir à confirmer l’identité d’une personne ou à orienter nos recherches lorsque nous sommes à la quête d’un·e ancêtre.

Même s’ils ne jouent pas un rôle central dans notre enquête, du moment où nous consultons des sources modernes, que ce soit un acte d’état des personnes ou un recensement nominatif, nous rencontrerons nécessairement divers toponymes (Jetté, 1991 : 89) – des noms de villes, de paroisses ou même de rues! 

L’église Saint-Thomas de Joliette, une des nombreuses paroisses portant un toponyme masculin au Québec.
Source: Collections diverses de l’Institut Drouin (Fonds Pierre Colpron), GenealogieQuebec.com

Vous avez peut-être ainsi remarqué que les toponymes québécois sont loin d’être paritaires. On estime que les femmes représentent moins de 10% de la toponymie anthroponymique québécoise – autrement dit, pour chaque lieu qui porte le nom d’une femme, il y en a 10 autres qui portent le nom d’un homme (Beaudoin et Martin, 2019 : 1).

Devant ce constat, un mouvement pour la parité toponymique s’est créé. Sarah Beaudoin et Gabriel Martin, tous deux engagés dans la cause, la première en tant que militante féministe et le deuxième comme linguiste, se sont intéressé·e·s de près à l’enjeu et ont publié en 2019 un livre à ce sujet : Femmes et toponymie, de l’occultation à la parité. 

L’ouvrage offre un tour d’horizon étonnamment complet pour ses 125 pages : l’auteur et l’autrice dressent d’abord un portrait historique du mouvement pour la parité toponymique au Québec, puis s’attardent aux mythes et aux réticences courantes. De la supposée moindre importance de tendre vers la parité toponymique à la soi-disant insuffisance de femmes marquantes dans l’histoire, tous les arguments contre les résolutions visant à atteindre la parité toponymique sont examinés. 

Le développement de cet argumentaire permet à l’auteur et à l’autrice d’aborder différents concepts féministes (par exemple de définir le féminisme radical ou le patriarcat). Le livre démontre aussi une certaine sensibilité envers diverses oppressions (notamment le racisme et le colonialisme), en particulier pour les enjeux autochtones.
La page couverture se veut entre autres un hommage à An Antane Kapesh, cheffe de bande innue et autrice du livre bien connu Je suis une maudite sauvagesse – Eukuan nin matshimanitu innu-iskueu. Toutefois, l’utilisation du terme « améridien » à quelques reprises dans le livre me semble fort dommage, puisqu’il est aujourd’hui considéré dérogatoire (Picard, 2018).

Le livre se termine par une banque de toponymes potentiels et par une charte pour la toponymie paritaire, ce qui permet de concrètement lier les revendications à la réalité du Québec. C’est aussi une bonne occasion de découvrir des figures féminines marquantes de notre histoire : parmi les 145 suggestions toponymiques, 10 font l’objet d’une courte présentation, dont plus de la moitié sont des femmes racisées et/ou autochtones.

Contrat notarié où sont mentionnées les villes de Sainte-Thérèse et Sainte-Anne-des-Plaines, toponymes féminins.
Source: Outil Contrats Notariés, GenealogieQuebec.com

Le livre accomplit l’exploit synthétique de rester très accessible tout en abordant en profondeur de nombreux enjeux. Ceux et celles qui ont peu de connaissances en toponymie ou en féminisme pourront s’y retrouver sans problème, je dirais même qu’il peut s’agir d’un excellent ouvrage d’introduction pour l’un ou l’autre de ces domaines. Les lecteur·trice·s présentant une certaine expertise ne seront pas en reste : même après des études universitaires en études féministes, le livre m’a permis d’affiner mon argumentaire et de découvrir des figures marquantes de notre histoire.

Somme toute, il s’agit d’une excellente lecture pour porter un regard différent sur nos recherches généalogiques aussi bien que sur nos promenades dans les rues de notre quartier!

Audrey Pepin


Liste de références :

Jetté, René. (1991). Traité de Généalogie. Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal, 716 p.

Beaudoin, Sarah et Martin, Gabriel (2019). Femmes et toponymie, de l’occultation à la parité. Sherbrooke : Les Éditions du Fleurdelysé, 125 p.

Picard, Ghislain (2018, 26 septembre). « Non, les Autochtones ne sont pas des Amérindiens ». HuffPost Québec. Récupéré de https://quebec.huffingtonpost.ca/ghislain-picard/autochtones-pas-amerindiens-terminologie-colonialisme_a_23541813/

35 000 nouveaux mariages disponibles sur Généalogie Québec

35 000 mariages provenant du Directeur de l’État Civil du Québec sont maintenant disponibles dans les Collections diverses de l’Institut Drouin, un des 15 outils offerts aux abonnés de Généalogie Québec.

Ces mariages, publiés originalement sur le site du Directeur de l’État civil, couvrent les années 2018 et 2019.

Consulter les mariages du DECQ

Afin de consulter ces nouveaux mariages, vous devez vous rendre dans les Collections diverses de l’Institut Drouin et ouvrir le dossier «  31 – Mariages DECQ ».

Dans celui-ci, vous trouverez une liste de dossiers. Les mariages y sont classés en ordre alphabétique selon le nom de famille de l’époux ou de l’épouse.

Par exemple, afin de trouver le mariage d’un ou d’une Nadeau, il suffit de se rendre sous le dossier N et d’y parcourir la liste des mariages qui y sont répertoriés et classés par ordre alphabétique.

Vous pouvez consulter ces mariages ainsi que des dizaines de millions d’autres documents d’intérêt historique et généalogique en vous abonnant à Généalogie Québec dès aujourd’hui!

Communauté et réseaux sociaux

Saviez-vous que l’Institut Drouin est présent sur la majorité des réseaux sociaux? Nous y partageons des photos et des faits historiques, des actes rares et inusités, des documents d’intérêt historique et généalogique, et bien plus! 

Pour ne rien manquez, abonnez-vous à nos pages via les liens suivants:

Vous en voulez plus?
Inscrivez-vous à notre forum et venez discuter de généalogie, présenter vos recherches et poser vos questions au reste de la communauté et à notre équipe!

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Nos ancêtres esclavagistes, partie 2

Cet article fait suite à celui publié le 7 juillet 2021 et vise à mettre en évidence la présence d’autochtones et de noirs asservis au sein de la population française et anglaise de la vallée Laurentienne.

Source : Création Bernard Duchesne

Un cas bien connu d’un membre de l’élite ayant possédé des esclaves à Montréal est celui de James McGill. Ce grand marchand devenu magistrat et membre du conseil qui constitue le gouvernement de Montréal aura eu au moins cinq esclaves (McGill, 2021), dont Marie-Louise, une esclave noire :

« Le six février mil sept cent quatrevingt neuf, par moi prêtre soussigné, a été inhumé dans le cimetière proche de l’église, le corps de Marie Louise [Noire]appartenant a Mr Mcguil Ecuier Juge à paix, décédée d’hier, a l’Hotel Dieu de St Joseph, âgée de ____ ont été présent les sieur Baron et Duransaux montres soussignés. André Baron  [sic] »

Acte de sépulture de Marie Louise.
Source: Acte 572200, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

La croyance populaire veut que les esclaves du Québec ancien appartenaient surtout aux nobles de la Nouvelle-France. Or, seulement 38% des esclaves étaient asservis par des membres de cette strate sociale selon les informations disponibles aujourd’hui. 31% des esclaves appartenaient aux marchands, puis 31% des personnes asservies étaient sous le joug des membres des strates sociales plus basses, entre autres les voyageurs, les forgerons et les cultivateurs (Dupuis, 2020).

Parmi cette dernière strate de la population, nous retrouvons François Campeau, un forgeron et un esclavagiste de deuxième génération qui a possédé au moins deux esclaves autochtones : Marguerite, décédée à 15 ans, et une anonyme, décédée à 13 ans.

         « Lan mil sept cent trente sept le huit de janvier, je soussigné Jean Bouffandeau pretre du seminaire de (?)ay inhumé dans le cimetière des pauvres le corps de Marguerite sauvagesse âgée d’environ quinze ans ayant appartenant a Francois Campau forgeron décédé hier en la communion de laditte Église Romaine ont été présent led. Campeau et Simon Mongino  [sic] »

Acte de sépulture de Marguerite.
Source: Acte 151707, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Quelles étaient les tâches effectuées par Marguerite chez ce forgeron? Pourquoi vivait-elle dans ce foyer? Il est difficile de répondre à ces questions, mais les archives biographiques nous permettent de spéculer sur son quotidien.

François Campeau, marié en 1698 à Montréal à Marie-Madeleine Brossard, aura un total de 14 enfants. Marie-Madeleine décède en 1729, ce qui pourrait correspondre à l’année d’achat de Marguerite. Nous ne connaissons pas la date d’arrivée de Marguerite en Nouvelle-France, mais nous savons que les esclaves autochtones arrivaient jeunes sur le territoire (Trudel, 2004).

Si c’est le cas, elle serait alors arrivée dans la famille Campeau aux alentours de 8 ans et la maisonnée aurait été composée de François Campeau ainsi que 6 de ses garçons et 3 de ses filles, tous célibataires et âgés de 11 à 30 ans. Il serait donc tout à fait possible que Marguerite, autochtone asservie, effectuait des tâches domestiques dans le ménage pour aider aux besoins de la famille suite au décès de Marie-Madeleine.

Il s’avère que les Campeau deviendront une grande famille esclavagiste. Le père de François Campeau, Étienne Campeau, est le premier d’une lignée de cinq générations de propriétaires d’esclaves. Sans être très riches et issus de professions modestes telles que maçon, charpentier et forgeron, cette famille bâtie un réseau esclavagiste s’étalant de Montréal à Détroit.

La famille Campeau n’est pas un cas isolé. Des recherches biographiques nous ont permis d’en connaître davantage sur les différentes familles esclavagistes, entre autres les familles Demers, Boyer, Hervieux et Parent, qui auront des esclaves pendant au moins trois générations. S’ajoutent les familles riches esclavagistes : les Baby, les Tarieu de Lapérade, les Lemoyne de Longueil, les Lacorne Saint-Luc et les Fleury D’eschambeault, pour ne nommer que celles-ci.

Plaque commémorative d’Olivier Le Jeune, premier esclave et résident africain en Nouvelle-France

On trouve même la trace d’esclaves chez les familles des deux derniers Premiers ministres du Québec : Guillaume Couillard (ancêtre direct de Philippe Couillard), propriétaire d’Olivier Le Jeune, premier esclave noir connu sur le territoire, et Charles Legault Deslauriers père (ancêtre direct de François Legault), propriétaire d’une jeune Panise autochtone décédée à 10 ans :

         « Le cinq aout mil septcent soixante et sept a été inhumé dans le cimetière le corps d’une panise Baptisée décédée d’hier âgée d’une dixaine d’années appartenante a Charles Legault dit deslauriers pere. A été présent jacques perrier led au qui a signé avec moy  [sic] »

Sépulture de la Panise appartenant à Charles Legault.
Source: Acte 368509, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

En conclusion, j’espère avoir démontré avec cet article que les propriétaires d’esclaves n’étaient pas nécessairement bien nantis et appartenaient à des milieux et classes variés. On retrouve en Nouvelle-France des esclaves noirs et autochtones chez plusieurs familles et institutions, dans toutes les strates sociales, ainsi que dans toutes les régions de la vallée Laurentienne, de la Gaspésie à Détroit.

Cathie-Anne Dupuis
MSc Démographie,
Candidate au doctorat en histoire.

BIBLIOGRAPHIE
Dupuis, 2020. Étude comparée de la mortalité des esclaves noirs et des esclaves autochtones du Québec ancien (1632 – 1834), mémoire en démographie, Université de Montréal.
McGill, 2020. Qui était James McGill? James McGill – 1744-1813, [en ligne] URL : https://www.mcgill.ca/about/fr/histoire/jamesmcgill (page consultée le 6 juillet 2021)
Trudel, Marcel, et Micheline D’Allaire. 2004. Deux siècles d’esclavage au Québec. Montréal: Hurtubise HMH.

Nos ancêtres esclavagistes, partie 1

Ma dernière publication, La trace des esclaves dans les registres de la Nouvelle-France, a démontré comment la présence d’esclaves autochtones et noirs sur le territoire du Québec est décelable au travers des archives paroissiales. Cette première étude n’est que le début des découvertes fascinantes à faire sur cette population peu documentée.

Source: Benjamin Henry Latrobe, An Overseer Doing His Duty, 1795, The Maryland Historical Society

Ce nouvel article démontrera que l’esclavage a été omniprésent dans la société canadienne-française, surtout pendant le XVIIIe siècle, et ce dans les différentes classes sociales. En effet, il est commun de penser que la pratique de l’esclavage était exclusive à l’élite de la société. Or, des fermiers, des forgerons, des marchands, des membres du clergé et des gouverneurs ont asservi des autochtones et des noirs.

Les archives paroissiales disponibles sur le site de recherche Généalogie Québec de l’Institut Drouin nous permettent de retrouver les propriétaires d’esclaves chez la noblesse, mais aussi chez les roturiers. Par exemple, les sœurs de la congrégation, membres du clergé, auront possédé un total de cinq esclaves entre 1733 et 1796, dont deux dites Panisses, une Renarde, deux Poutéoutamises ainsi qu’un homme noir nommé Paul Étienne :

          « Le vingt neuf novembre mile sept cent soixante et douze par moy pretre sousigné a eté inhume dans le cimetière proche la poudriere le corps de paul étienne [noir] appartenant au sœur de la Congregation, decedé d’hier a l’hopital âgé d’environ soixante dix ans ont étés presens monsieur fortin et pierre baron bedeau qui ont sousignés [sic] »

Source: Acte 363708, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Paul Étienne a fort probablement été donné ou vendu aux sœurs de la Congrégation en raison de son grand âge qui le rendait inutile à la famille l’ayant asservi. Il a été baptisé seulement 1 an et 2 mois avant son décès; ce sont les seuls éléments de sa vie qui nous sont parvenus.

Le roi de France est régulièrement mentionné dans les archives paroissiales en tant que propriétaire d’esclaves. En effet, nous retrouvons un total de 26 esclaves recensés ayant vécu en Nouvelle-France et ayant appartenu au roi Louis XV. Curieusement, la France tient à l’époque un discours de terre libre n’ayant pas recours à l’esclavage. (Peabody, 1996 : 3). Ainsi, plusieurs Français et Québécois seront étonnés de savoir que leurs ancêtres ont asservi des hommes et des femmes autant sur le territoire du Nouveau-Monde que sur le Vieux continent. (Boulle, 2007).

Parmi les esclaves du roi, nous retrouvons ces deux Panisses inhumées au même moment :

          « Le onze novembre mil sept cent cinquante six a été inhumé dans le cimetière de lhopital general les corps de deux petits panisses appartenant au Roy décédés du jour présents, ondoyés dans la sale. A été présent Mr Curatteau ecclisiastique qui a signé [sic] »

Source: Acte 303757, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Nous ne connaissons ni l’âge ni le nom de ces deux jeunes panisses; elles ont perdu leurs voix. Celles-ci auraient probablement effectué des tâches domestiques pour l’hôpital ou auraient occupé un autre emploi servant le bien de la population et du roi. Nous ne pouvons que spéculer sur leur situation.

Après une condamnation à mort pour tentative de fuite en Martinique, l’esclave noir Mathieu Léveillé se voit offrir la possibilité d’éviter sa sentence à condition de migrer vers le Canada et d’y devenir maître des hautes œuvres de la société sous le roi de France. Ce travail consistait à effectuer l’exécution des condamnés à mort ainsi que les tortures. Il fut d’ailleurs le tortionnaire de Marie-Josèphe-Angélique, une esclave noire accusée d’avoir mis feu à la ville de Montréal. Il meurt 10 ans après son arrivée sur le territoire, durant lesquelles il est hospitalisé 11 fois. Cet esclave au destin tragique aura fui une mort certaine en Martinique pour venir imposer la peine de mort aux criminels de la Nouvelle-France.

          « Le dixieme Septembre mil sept cent quarante trois a été enterré dans le cimetière de l’hôtel Dieu de quebec le corps de mathieu [noir] maitre des hautes œuvres mort le jour précédent âgé d’environ trente quatre ans et muni des sacrements de penitence et d’extreme onction ont été présente Jean Baptiste le fort devilleneuve et Louis rose dit Belle fleur lesquels ont signé avec nous [sic] »

Source: Acte 169488, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

La première partie de cet article a permis de montrer que l’asservissement d’autochtones et de noirs était largement accepté dans la société, même si cela n’était pas la norme en France. Dans la seconde partie de cet article, nous ferons l’observation d’esclaves vivant dans des foyers de la population roturière.

Cathie-Anne Dupuis,
MSc Démographie,
Candidate au doctorat en histoire.

BILBIOGRAPHIE 
Boulle, Pierre H. 2007. Race et esclavage dans la France de l’Ancien Régime. Paris, France: Perrin.
Peabody, Sue. 1996. « There are no slaves in France » : the political culture of race and slavery in the Ancien Régime. New York ; Oxford: Oxford University Press.

Service de numérisation Micromatt-IGD

L’Institut généalogique Drouin, en collaboration avec son partenaire Micromatt, vous offre un service de numérisation adapté à vos besoins et exigences en tenant compte de vos contraintes budgétaires.

Depuis 1972, Micromatt propose une gamme étendue de produits et de services reliés aux microfilms et à la gestion électronique de documents. Sa réputation est bâtie sur une approche personnalisée tenant compte des besoins et exigences de ses clients, des possibilités offertes par la technologie actuelle mais aussi des réalités budgétaires.

En plus de la numérisation de documents administratifs courants, Micromatt dispose de l’équipement et de l’expertise pour numériser des plans et dessins techniques, des livres et documents reliés, même anciens et fragiles, des microfilms sous forme de bobines, de microfiches ou cartes à fenêtre. Micromatt peut même numériser, à très haute résolution, des œuvres d’art de grande dimension.

De son côté, l’Institut généalogique Drouin se spécialise dans le partage et la préservation du patrimoine historique et généalogique du Québec. De nos jours, cette préservation passe par la numérisation des centaines de millions de documents qui résident, souvent dans l’oublie, dans les nombreuses bibliothèques, sociétés et autres institutions de la province.

De là est née la collaboration Micromatt-IGD, qui vise à vous offrir un service de numérisation de haute qualité accompagné d’offres uniques rendues possibles par la commercialisation d’archives historiques et généalogiques réalisée par l’Institut Drouin.


NUMÉRISATION DE PLANS

Vos documents de grand format, en noir ou en couleurs, peuvent être convertis en fichiers numériques plus pratiques à conserver, transporter et consulter, même sur vos plates-formes mobiles. Micromatt peut ainsi numériser vos plans, dessins techniques, cartes géographiques et autres documents de grande dimension jusqu’à une largeur de 48 pouces, utilisant même un traitement d’image avancé pour en améliorer la lisibilité.


NUMÉRISATION DE DOCUMENTS ADMINISTRATIFS

Micromatt peut prendre en charge la numérisation de vos documents d’affaires courants tels que vos contrats, factures, documents de ressources humaines, dossiers d’événements et de recherche etc.

En plus d’une économie d’espace évidente, les documents numériques ainsi produits peuvent être consultés et partagés sans déplacement des personnes, conservés à plusieurs endroits et sécurisés pour en contrôler l’accès.

Alors que le microfilm répondait à un besoin d’archives à long terme, la numérisation peut s’appliquer aux documents courants auxquels vous devez accéder tous les jours.


NUMÉRISATION DE MICROFORMES

Si la conservation sécuritaire des documents en microfilms a maintenant fait place à la numérisation, il demeure une très grande quantité de microfilms et microfiches produits antérieurement dont nous pouvons aussi extraire des fichiers numériques indexés pour les rendre accessibles et plus faciles à consulter et partager.

NUMÉRISATION DE LIVRES

Vous pouvez désormais assurer la pérennité de vos livres anciens et précieux, même fragiles, en nous confiant la numérisation de vos documents reliés de toutes tailles. À l’aide de scanners hautement spécialisés, assurant la capture de pages sans contraintes physiques ni éclairage dommageable, nos opérateurs pourront extraire des images de haute qualité permettant même une recherche plein texte. Vous pourrez alors donner accès à ces documents rares à tous vos visiteurs!

NUMÉRISATION D’ARCHIVES HISTORIQUES ET GÉNÉALOGIQUES

Au cours des 20 dernières années, Micromatt a numérisé plus de 20 millions de documents historiques pour l’Institut généalogique Drouin, et a développé une expertise inégalée dans la numérisation de documents anciens de tous formats et types.

De plus, Micromatt offre gratuitement un service de reconnaissance optique de caractère (OCR), produisant ainsi un index détaillé des documents numérisés vous permettant d’y effectuer des recherches.

Numérisez deux fois plus de vos archives historiques en gardant le même budget!


Grâce à une collaboration avec l’Institut généalogique Drouin, vous avez l’opportunité de doubler votre capacité de numérisation sans affecter votre budget!

Le concept est simple: l’Institut Drouin subventionne 50% des frais encourus par la numérisation de vos archives et donne une seconde vie à ces documents numérisés en les rendant disponibles sur son site web GenealogieQuebec.com. Les documents numérisés sur Généalogie Québec seront utilisés par ses membres afin de découvrir et retracer l’histoire de leur famille dans la province.

Nous nous intéressons principalement aux types d’archives suivantes:

  • Listes électorales
  • Recensements
  • Registres de naissance, mariage et décès
  • Avis de décès
  • Fiches de baptême, mariage et sépulture
  • Photos de pierres tombales
  • Annuaires
  • Rôles d’évaluation municipaux (Liste des propriétaires de terrains)
  • Cartes mortuaires
  • Photos de mariages (avec noms)
  • Cartes postales
  • Journaux
  • Albums de finissants
  • Registres de pensionnats (Adoption, crèches, hospices, orphelinats, écoles, couvents)
  • Autres documents historiques à haute densité de noms

Contactez-nous afin de nous soumettre votre projet!


Prêt à démarrer votre projet de numérisation ou vous avez une question sur nos services?

Téléphone: (514) 931-7508

Courriel: micromatt@institutdrouin.com

Ou venez nous visiter!

1170, rue Beaulac , Saint-Laurent, QC H4R 1R7

Nouveaux documents sur Généalogie Québec et comment faire un don d’archives à l’Institut Drouin

Près de 5000 nouveaux documents ont été ajoutés à l’outil Fiches BMS, une des 15 collections disponibles aux abonnés de Généalogie Québec.

Ces documents proviennent de la Société d’histoire de la Seigneurie de Monnoir située à Marieville, Québec.
Voici les détails:

  • Collection Monast
    2186 fiches de familles et de baptême, mariage et sépulture.
  • Fiches St-Sulpice
    1134 fiches de mariages de la paroisse de St-Sulpice dans Lanaudière.
  • Recensement 1765 de St-Mathias
    226 fiches manuscrites portant sur les résidents et le contenu de leurs fermes à l’époque.
  • St-Joseph-de-Chambly
    279 fiches de baptême, mariage et sépulture du 19e siècle provenant de cette paroisse.
  • Généalogie et fiches
    1078 fiches de famille, la généalogie de Dominique Lague, et des fiches de décès de Chambly et des environs.

Ces nouveaux documents peuvent être consultés avec un abonnement à Généalogie Québec à cette adresse.

Qu’est-ce que l’outil Fiches BMS?

L’outil Fiches BMS contient des fiches de baptême, mariage et sépulture provenant du Québec, de l’Ontario et des États-Unis.

Cette collection comprend notamment les fonds d’archives Kardex, Antonin Loiselle et Fabien.  S’ajoutent à ceux-ci des fiches BMS (baptêmes, mariages, sépultures) de l’Ontario, des fiches BMS classées par ville et par famille, des fiches d’adoption ainsi que des fiches de décès classées par nom de famille provenant de la Quebec Family History Society.

Les documents de cette collection sont organisés en arborescence. Dans la majorité des cas, les fiches sont distribuées par ordre alphabétique, selon le nom de famille du sujet de la fiche ou le nom du lieu le cas échéant.

Cette capture d’écran illustre le chemin à suivre afin de trouver les fiches portant sur des membres de la famille Gobert.

Vous trouverez plus d’informations concernant cette collection sur le blog de l’Institut Drouin.

Vous pouvez consulter les Fiches BMS ainsi que des dizaines de millions d’autres documents d’intérêt historique et généalogique en vous abonnant à Généalogie Québec dès aujourd’hui!


Faire un don de documents à l’Institut Drouin

Que vous soyez généalogiste ou amateur d’histoire, vous avez probablement accumulé beaucoup d’informations et de documents au fil des années.

L’Institut généalogique Drouin, dont la mission est la préservation et la démocratisation du patrimoine historique et généalogique du Québec, est constamment à la recherche de documents et de données à ajouter aux collections disponibles sur Généalogie Québec.

Si vous souhaitez faire don de vos documents et données et en assurer la préservation et l’accès pour les générations futures, vous pouvez nous contacter à l’adresse contact@institutdrouin.com.


Nous nous intéressons principalement aux types d’archives suivantes:

  • Listes électorales
  • Recensements
  • Registres de naissance, mariage et décès
  • Avis de décès
  • Fiches de baptême, mariage et sépulture
  • Photos de pierres tombales
  • Annuaires
  • Rôles d’évaluation municipaux (Liste des propriétaires de terrains)
  • Cartes mortuaires
  • Photos de mariages (avec noms)
  • Cartes postales
  • Journaux
  • Registres de pensionnats (Adoption, crèches, hospices, orphelinats, écoles, couvents)
  • Autres documents historiques à haute densité de noms

N’hésitez pas à nous contacter!

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Généalogie Québec fête ses 10 ans!

Le 20 mai 2011, l’Institut généalogique Drouin complétait son virage numérique en ouvrant le site de recherche Généalogie Québec, offrant ainsi accès en ligne à plus de 100 ans de données historiques accumulées au cours de son histoire.

À son ouverture, Généalogie Québec offrait une dizaine de collections totalisant 34 millions d’images et de fiches.


La page d’acceuil de Généalogie Québec de 2011 à 2014

10 ans plus tard, le site a bien changé!


La page d’accueil de Généalogie Québec aujourd’hui

Mais ce n’est pas que l’apparence du site qui est différente. En effet, des millions de nouvelles données sont venues s’ajouter à celles disponibles à l’ouverture. Voici un survol de ce qui est disponible sur Généalogie Québec aujourd’hui:

Le LAFRANCE

Le LAFRANCE est un index avec lien au document original de naissances, mariages et décès provenant du Québec, de l’Ontario, de l’Acadie et des États-Unis. Il contient:

  • TOUS les baptêmes et TOUTES les sépultures catholiques du Québec de 1621 à 1861
  • TOUS les mariages catholiques du Québec de 1621 à 1918
  • TOUS les mariages protestants du Québec de 1760 à 1849
  • 1 450 000 mariages Catholiques du Québec datant de 1919 à aujourd’hui.
  • 80 000 mariages civils du Québec datant de 1969 à aujourd’hui
  • 140 000 mariages de l’Ontario datant de 1850 à aujourd’hui
  • 38 000 mariages des États-Unis
  • 3 000 mariages protestants du Québec de 1850 à 1941
  • 17 000 mariages divers du Québec des années 2018 et 2019
  • 68 000 actes de BMS divers s’étalant jusqu’en 2008
       

Vous pouvez consulter le LAFRANCE avec un abonnement à Généalogie Québec à cette adresse.

Les Mariages et Décès 1926-1997

L’outil Mariages et Décès 1926-1997 est un index de la majorité des mariages et décès enregistrés au Québec entre 1926 et 1997, toutes dénominations religieuses confondues. Les documents orignaux sont disponibles avec les mariages.

                    

Vous pouvez consulter les Mariages et Décès 1926-1997 avec un abonnement à Généalogie Québec à cette adresse.

La section Nécrologe

Cette section regroupe tous les avis de décès et pierres tombales disponibles sur Généalogie Québec. Elle contient:

  • 2,6 millions d’avis de décès canadiens publiés sur internet entre 1999 et aujourd’hui
  • 1 250 000 avis de décès publiés dans des journaux québécois et ontariens entre 1945 et aujourd’hui
  • 97 000 cartes mortuaires publiées entre 1860 et aujourd’hui
  • 712 000 pierres tombales du Québec et de l’Ontario
           

Vous pouvez consulter la section Nécrologe avec un abonnement à Généalogie Québec à cette adresse.

12 autres outils et collections

En plus des collections mentionnées ci-dessus, Généalogie Québec offre à ses membres 12 outils complémentaires contenant divers types de documents. On y trouve notamment des contrats notariés, des cartes postales, des répertoires de naissances, mariages et décès, des annuaires, des recensements, des généalogies familiales ainsi que des fonds d’archives contenant des documents et des photos historiques en tout genre.

                       

Vous trouverez la liste de tous les outils du site à cette adresse.

Au total, Généalogie Québec offre aujourd’hui plus de 49 millions d’images et de documents vous permettant de retracer l’histoire de vos ancêtres au Québec et en périphérie. Abonnez-vous dès maintenant pour y avoir accès!

À nos abonnés, que vous soyez avec nous depuis hier ou 10 ans, merci! C’est grâce à votre support que nous pouvons poursuivre et accélérer le développement de nos collections généalogiques, et ainsi participer à la préservation du patrimoine historique du Québec et des Canadiens français.

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Faire un don de documents à l’Institut Drouin

Que vous soyez un généalogiste ou un amateur d’histoire, vous avez probablement accumulé beaucoup d’informations et de documents au fil des années.

L’Institut généalogique Drouin, dont la mission est la préservation et la démocratisation du patrimoine historique et généalogique du Québec, est constamment à la recherche de documents et de données à ajouter aux collections disponibles sur Généalogie Québec.

Si vous souhaitez faire don de vos documents et données et en assurer la préservation et l’accès pour les générations futures, vous pouvez nous contacter à l’adresse contact@institutdrouin.com.

      

Nous nous intéressons principalement aux types d’archives suivantes:

  • Listes électorales
  • Recensements
  • Registres de naissance, mariage et décès
  • Avis de décès
  • Fiches de baptême, mariage et sépulture
  • Photos de pierres tombales
  • Annuaires et bottins
  • Rôles d’évaluation municipaux (Liste des propriétaires de terrains)
  • Cartes mortuaires
  • Photos de mariages (avec noms)
  • Cartes postales
  • Journaux
  • Albums de finissants
  • Registres de pensionnats (Adoption, crèches, hospices, orphelinats, écoles, couvents)
  • Autres documents historiques à haute densité de noms

Que vos documents figurent sur cette liste ou non, n’hésitez pas à nous contacter!

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Six nouveaux journaux anciens sont maintenant disponibles sur Généalogie Québec!

Six nouveaux journaux anciens sont maintenant disponibles dans les Collections diverses de l’Institut Drouin, un des 15 outils disponibles aux abonnés de Généalogie Québec.

Il s’agit des publications suivantes :

Le Franco-Canadien (1893 à 1899)
Le Richelieu (1935 à 1969)
Le Richelieu agricole (1978 à 1980, 1983 et 1984)
Le Richelieu agricole et Dimanche (1986 et 1987)
Le Richelieu Dimanche (1987)
Le Canada-Français (diverses années entre 1888 et 1987)

 

Vous trouverez ces 72 841 nouvelles images dans la section Collections diverses de l’Institut Drouin, sous le dossier « 23 – Journaux anciens ». Ces six nouveaux journaux se joignent aux nombreuses publications déjà disponibles dans la section:

Chesterville Record Commercial Gazette (Montréal)
Daily Witness (Montréal) La Chronique de la Vallée du St-Maurice
La Minerve La Semaine (Québec)
La Tribune Canadienne (Montréal) La Vie Illustrée (Montréal)
La Voix Du Peuple (St-Jean) L’Action Canadienne
L’Alliance (St-Jean) L’Avant-Garde
L’Avenir de Quebec Le Carillon (Québec)
Le Castor (Québec) Le Charivari (Québec)
Le Courrier (St-Jean) Le National (Montréal)
Le Progrès du Golfe Le Protectionniste (St-Jean)
Le Semeur Canadien (Montréal) Le Trésor des Familles (Québec)
L’Écho d’Iberville L’Essor (St-Jean)
L’Obligation (Montréal) L’Opinion Publique (Montréal)
L’Union de Woonsocket L’Union des Cantons de l’Est (Arthabaskaville)
Midi-Presse (Montreal) Paris-Canada (Montréal)
The Advertiser The Canadian Jewish Review
The Dominion Illustrated News (Montréal) The Inquirer (Trois-Rivières)
The Quebec Gazette  

Vous pouvez consulter ces documents ainsi que 49 millions d’images et de fiches à caractère généalogique et historique en vous abonnant à Généalogie Québec dès aujourd’hui!

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin