La généalogie acadienne – Retracez vos ancêtres acadiens

Le terme Acadien est utilisé pour identifier les descendants des premiers colons français et européens établis en Acadie à l’époque de la Nouvelle-France. Principalement originaires du centre-ouest de la France, ils se sont établis, à partir de 1604, dans une région comprenant une partie des provinces maritimes et du Québec que l’on nomme aujourd’hui l’Acadie.

Comme c’est le cas pour la généalogie canadienne française, la généalogie acadienne est en grande partie basée sur les actes paroissiaux de l’Église catholique. De par leur origine française, une majorité des acadiens étaient catholiques.

C’est souvent via ces actes de baptême, mariage et sépulture que nous sommes en mesure de retracer aujourd’hui l’histoire familiale des acadiens.

Généalogie de l’Acadie

La généalogie acadienne n’est pas aussi bien documentée que celle des régions environnantes, ce qui peut être attribué à la disparition de quantité de registres et documents lors du Grand Dérangement. Il existe tout de même plusieurs bases de données et outils pouvant être utilisés afin de retracer ses ancêtres acadiens.

Sites de recherche acadienne gratuits

Le site Genealogie-Acadienne.net contient une base de données de plus de 750 000 individus et 300 000 familles acadiennes pouvant être recherchée gratuitement. En plus des dates et lieux de naissance, mariage et décès, le site contient de nombreuses photos des individus et des actes mentionnés dans ses fiches. Il s’agit d’une excellente ressource pour la recherche d’ancêtres et de cousins acadiens.

Le site Acadian-Cajun.com (anglais seulement) répertorie quant à lui de nombreuses sources d’information en lien avec la généalogie acadienne. On y trouve aussi des recensements provenant de l’Acadie pouvant être consultés directement sur le site. De plus, le site répertorie les différentes associations familiales et sites internet dédiés aux familles acadiennes, le tout classé par nom de famille.

La généalogie Acadienne sur Généalogie Québec

GénéalogieQuebec.com, le site de recherche généalogique de l’Institut Drouin, contient deux outils de recherche dédiés à la généalogie acadienne.

Les registres du Fonds Drouin

Les Registres du Fonds Drouin (aussi appelés La Collection Drouin) sont une collection de registres paroissiaux (baptêmes, mariages et sépultures) provenant du Québec, de l’Acadie ainsi que d’une partie de l’Ontario, du nouveau Brunswick et des États-Unis. Nous nous intéressons ici aux registres acadiens.

Exemple d’un registre paroissial acadien provenant de la collection Drouin

Voici la liste des registres Acadiens disponibles dans la Collection Drouin:

Acadie (St-Bernard) Acadie (St-Pierre) Acadieville
Ardouane voir Cocagne Argyle (Ste-Anne) Arichat
Baie-des-Winds voir Cocagne Baie-du-Vin Baie-Ste-Marie (Nouvelle-Écosse)
Baie-Verte voir Cocagne Balmoral Barachois
Barnaby-River Bartibogue Bathurst
Beaubassin Belledune Blackville
Bouctouche Boujagane voir Cocagne Burnt
Cam’s River Cap-Pelé Caraquet
Central Kingsclear Charlo Chatham
Chigibouachis voir Cocagne Chigibougouet voir Cocagne Chimougouis voir Cocagne
Clair Cocagne Dalhousie
Dorchester Drummond Ecouipahaq
Edmunston Eel-Ground Escuminac
Fairville Fort St-Jean Frédéricton
Gagetown Gédaic voir Cocagne Gloucester, comté
Golding-Grove Grande-Digue Grand-Sault
Haute-Aboujagane Hillsborough Île-du-Prince-Édouard
Île-Royale Île-St-Jean Johnville
Kent, comté de Kouchibouguac Lac Baker
Lamèque Loch-Lomond Louisbourg
Lower-Caraquet Madawaska Maliseet
Memramcook Milltown Moncton
Mont-Carmel Nash Creek Néguac (Northumberland)
Nelson Newcastle Northumberland, Comté de
Norton Notre-Dame-de-Kent Paquetville
Petersville Petit-Rocher Plaisance
Pokemouche-en-Bas Pokemouche-en-Haut Port-Royal
Red-Bank Remous-Bridge Restigouche, comté de
Rexton Richibouctou Richmond
Riverside Rivière-Jacquet Robertville
Rogersville Sackville Scoudouc
Shédiac Shemogue Shippagan
St-André St-Andrew St-Anselme
St-Basile St-Charles-Borromée St-Charles-les-Mines
Ste-Anne Ste-Anne-de-Kent Ste-Anne-de-Restigouche
St-François-Xavier St-Georges St-Ignace-de-Kent
St-Isidore St-Jacques St-Jean
St-Léonard St-Louis-des-Français St-Paul-de-Kent
St-Stephen Sunbury Sussex
Tracadie Victoria Wellington
Westmorland Woodstock  

Les années couvertes diffèrent selon le registre. La collection contient aussi des recensements de l’Acadie allant de 1673 à 1784.

L’outil Acadie – Familles reconstitutées

Cet outil contient des fiches de familles basées sur les actes paroissiaux de l’Acadie mentionnés plus haut. Au total, l’outil répertorie 96 000 fiches de famille allant de 1621 à 1849 et est équipé d’un engin de recherche par nom, prénom, date et paroisse.

De plus, les actes originaux sont attachés aux fiches de famille, ce qui permet de consulter et de vérifier l’information contenue dans celles-ci.

Vous trouverez plus d’information sur cet outil à cette adresse.

 

Un abonnement à Genealogie Quebec est nécessaire afin de consulter ces 2 collections. Vous pouvez vous abonner ici:

Accès de 24h – 5$
Abonnement d’un mois – 13$
Abonnement d’un an – 100$

Pour plus d’information sur GenealogieQuebec.com, vous pouvez consulter cet article.

Ce que vos ancêtres peuvent vous dire sur votre espérance de vie

Dans nos deux dernières chroniques «Mortalité du Québec sous le Régime Français» et «Les premiers centenaires canadiens-français au Québec», nous avons successivement évoqué la forte mortalité qui affligeait nos ancêtres à tous les âges de la vie et la rareté des personnes atteignant des âges extrêmes. Nous allons aujourd’hui présenter quelques facteurs sous-jacents à ces réalités.

Dans un premier temps, nous avons utilisé la base de données du PRDH (Qu’est-ce que le PRDH?) afin d’établir la liste des Canadiens-français nés au pays qui se sont mariés et qui ont atteint l’âge vénérable de 97 ans avant 1850.

Décès à 97 ans et plus de Canadiens de naissance survenus avant 1850

SEXE Année de naissance Année de décès Âge au décès
F 1648 1748 99 ans
F 1691 1789 97 ans
F 1701 1800 98 ans
F 1703 1800 97 ans
M 1703 1802 98 ans
F 1709 1806 97 ans
M 1714 1811 97 ans
F 1714 1813 99 ans
F 1722 1819 97 ans
F 1725 1832 107 ans
F 1726 1825 98 ans
F 1731 1828 97 ans
F 1731 1835 103 ans
F 1732 1829 97 ans
M 1734 1834 99 ans
F 1736 1834 98 ans
F 1736 1838 101 ans
F 1738 1847 108 ans
F 1740 1838 97 ans
F 1740 1839 98 ans
F 1741 1840 98 ans
M 1741 1840 98 ans
F 1741 1841 100 ans
F 1741 1841 99 ans
F 1742 1840 98 ans
M 1743 1842 98 ans
M 1743 1842 98 ans
M 1744 1841 97 ans
F 1744 1842 97 ans
F 1744 1843 99 ans
M 1745 1844 98 ans
Nombre d’hommes : 8 ; Nombre de femmes : 23

Trente-et-une personnes ont accompli l’exploit, soit vingt-trois femmes et huit hommes. Pourquoi un tel déséquilibre en faveur des femmes, alors que leur espérance de vie à 25 ans est inférieure de plus de 2,5 années à celle des hommes?

C’est qu’au-delà de la période reproductive, ou les mères subissaient à l’époque un risque non-négligeable de décéder en couches, les femmes ont un avantage de survie sur leurs partenaires. On sait qu’une part de cet avantage est biologique parce que la mortalité masculine est plus élevée que la mortalité féminine dès les tout débuts de la vie, incluant in-utero.  On associe surtout cette différence génétique à une meilleure résistance des femmes au vieillissement biologique, à laquelle s’ajouterait un avantage hormonal .

En effet, par exemple, l’oestrogène facilite l’élimination du mauvais cholestérol et réduit ainsi le risque de problèmes cardiaques; la testostérone, au contraire, est associée à la violence et à la prise de risque.

Ceci dit, indépendamment du sexe, pourquoi certains individus atteignent-ils à contexte égal des âges plus élevés que leurs contemporains? La raison répugne à n’y voir que l’effet du hasard, mais pourtant aucune explication de cette réalité ne fait l’unanimité. L’étude des cas extrêmes de longévité ne révèle pas vraiment grand-chose : les «petits verres de gin avant le souper» et autres recettes du genre reprises par les journalistes n’ont aucune base sérieuse.

Il est pourtant tentant de croire que certains individus ont au départ un avantage sur les autres; ne dit-on pas que la meilleure chance de vivre vieux est d’avoir des parents et grands-parents qui ont vécu vieux?

À ce sujet, je soumets à votre réflexion l’extraordinaire famille de Nicolas Lizotte et Marie-Madeliene Miville-Deschênes, qui se sont épousés le 3 mai 1724 à La Pocatière. Alors que seulement cinq personnes sont devenues centenaires avant 1850, toutes des femmes, deux d’entre elles sont nées de ce couple, et une de leurs sœurs fait aussi partie de notre liste de départ, puisqu’elle est décédée à 98 ans!

Fiche de famille de Nicolas Lizotte et Marie Madeleine Miville Deschesnes tirée de PRDH-IGD.com

En voulez-vous plus? Leur père, Nicolas Lizotte, est décédé à 98 ans : un seul homme a fait mieux, atteignant 99 ans. Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, j’aimerais bien m’appeler Lizotte!

 

Bertrand Desjardins et François Desjardins

Août 2018

Jusqu’où peut-on rechercher ses ancêtres au Québec?

Grâce à l’enregistrement systématique des baptêmes, mariages et sépultures par l’église catholique, nous avons la chance au Québec d’avoir accès à un portrait détaillé de la vie de nos ancêtres, et ce à partir du tout début de leur établissement dans la province. Ce sont grâce à ces documents que les généalogistes amateurs et professionnels sont en mesure de rechercher leurs ancêtres en sol québécois. Mais jusqu’où ces documents nous permettent ils de remonter?

En 1608, Samuel de Champlain fonde la ville de Québec sur les rives du fleuve St-Laurent. Il faudra cependant attendre à 1616 pour voir l’ouverture des premiers registres paroissiaux dans la province.

Mariage de Guillaume Couillard et Guillemette Hebert, avec nul autre que Samuel de Champlain comme témoin. Source: LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

De nos jours, les registres québécois les plus anciens toujours disponibles sont ceux de la ville de Québec pour l’année 1621.

Début du registre de la ville de Québec pour l’année 1621, tiré des Registres du Fonds Drouin disponibles sur GenealogieQuebec.com. Le registre original ayant brulé en 1640, celui-ci dut être reconstitué de mémoire peu après sa destruction.

Ces registres, ainsi que ceux de toutes les paroisses du Québec de 1621 à 1940, peuvent être consultés dans les Registres du Fonds Drouin avec un abonnement à GenealogieQuebec.com.

Premiers arrivants

Dans un article précédent, nous nous sommes penché sur l’influence des premiers immigrants sur les noms de famille au Québec. L’expression premier immigrant, ou premier arrivant, est utilisée pour définir le premier membre d’une famille s’étant installé dans une région. Lorsque vous tentez de retracer vos ancêtres, votre objectif est donc d’établir un lien générationnel direct entre vous et ce fameux premier arrivant, ce que vous pouvez faire aisément sur Généalogie Québec à l’aide de ce guide détaillé.

Du côté des femmes, plusieurs de ces premières arrivantes font parti des fameuses “Filles du Roi”,  des femmes célibataires recrutées par le Roi entre 1663 et 1673 afin de peupler la Nouvelle-France. Vous trouverez plus d’information sur celles-ci dans un autre de nos articles.

Fichier origine

Pour remonter au delà des actes paroissiaux du Québec, il faut se fier au Fichier Origine. Celui-ci est un “répertoire gratuit des actes de l’état civil et des actes notariés trouvés dans le cadre du projet franco-québécois de recherche sur les origines familiales des émigrants français et étrangers établis au Québec des origines à 1865” (Source).

Fiche d’Antoine Roy dit Desjardins tirée du Fichier Origine

Il comprend les noms de tous les individus dont l’acte de naissance ou de baptême a été retracé dans leur pays d’origine. Via le Fichier Origine, vous pouvez donc retrouver de l’information datant d’avant l’arrivée de vos ancêtres dans la province.

Par ailleurs, l’information contenue dans le Fichier Origine est souvent intégrée aux fiches d’individus du PRDH-IGD. Voici par exemple la fiche d’Antoine Roy dit Desjardins, où la date et le lieu de son baptême ont été tirés du Fichier Origine.

Fiche d’individu d’Antoine Roy dit Desjardins tirée du PRDH-IGD

Pour conclure, il faut savoir que nous sommes extrêmement privilégiés au Québec de pouvoir rechercher ses ancêtres jusqu’au 17e siècle de manière aussi systématique. Si vos recherches généalogiques vous amènent dans d’autres pays, il ne fait aucun doute que votre appréciation des documents et registres historiques québécois n’en sera qu’amplifiée!

Bonnes recherches!

Les Filles du Roi et la base de données du PRDH-IGD

Le 22 septembre 1663 arrivent les premières des quelques 1000 filles du Roi s’établissant au Québec entre 1663 et 1673.

Leur arrivée était de mise puisqu’on dénombrait dans la colonie, en 1666, 719 célibataires masculins âgés de 16 à 40 ans pour seulement 45 filles célibataires des mêmes âges. Cette disproportion était due entre autre au fait que la Nouvelle-France était, à ses débuts surtout, une colonie d’exploitation du commerce des fourrures; la majorité des habitants étaient donc des hommes.

Mais qu’est ce qu’une Fille du Roi, concrètement?

L’expression Fille du Roi était réservée aux femmes célibataires recrutées pour émigrer en Nouvelle-France dans l’optique de favoriser le rétablissement démographique et le développement de celle-ci. Ces femmes étaient prises en charge par le Roi, qui s’occupait entre autres des frais d’émigration et d’établissement en plus de leur fournir une dot en vue de leur éventuel mariage en terre nouvelle.

Souvent orphelines ou d’origines modestes, et étant fréquemment issues de milieux urbains, ces femmes étaient pour la plupart inadaptées aux rudes conditions de vie présentes en Nouvelle-France. 

Liste des filles du Roi

Le Programme de recherche en démographie historique a identifié et répertorié toutes les Filles du Roi s’étant mariées au Québec. La liste complète peut être consultée à cette adresse.

Utiliser le PRDH-IGD pour en apprendre plus sur les Filles du Roi

La base de donnée du PRDH, accessible au public par abonnement, contient tous les individus catholiques ayant vécu au Québec entre 1621 et 1849. De ce fait, toutes les filles du Roi y sont répertoriées. Grâce à la présentation et l’organisation des données du PRDH, il est possible d’explorer en détail la vie de ces femmes.

Vous trouverez une explication plus détaillée de la structure de la base de donnée du PRDH dans un autre article, mais pour résumer, il faut savoir qu’elle contient 3 types de fiche:

Fiche d’acte – C’est une retranscription des informations pertinentes contenues dans un acte de baptême, mariage ou sépulture.

Fiche d’individu – C’est une fiche centralisant toute l’information disponible sur l’individu en question

Fiche de famille – C’est une fiche centralisant toute l’information et tous les individus appartenant à une unité familiale (parents et enfants)

Vous pouvez utiliser cette structure afin d’en apprendre plus sur une ou plusieurs de ces pionnières, et surtout découvrir si vous en comptez parmi vos ancêtres!

Comptez vous une Fille du Roi parmi vos ancêtres?

Le PRDH peut être utilisé afin de confirmer – ou non – la présence d’une Fille du Roi dans son ascendance.

Étant donné que les données du PRDH s’arrêtent en 1849, il est nécessaire de retracer un de vos ancêtres jusqu’à cette date.

Pour se faire, vous pouvez notamment utiliser les outils et bases de données de GenealogieQuebec.com destinés à cet effet.

Afin d’illustrer le processus permettant de remonter à une Fille du Roi dans sa lignée, nous utiliserons comme point de départ Joseph Valade, marié à Marie Lafond Lagrenade à Montréal le 20 novembre 1820.

Nous débutons avec une simple recherche de cet individu dans la base de données du PRDH.

Cette recherche nous permet de trouver l’acte de mariage de Joseph et Marie.

À partir de cet acte, nous sommes en mesure d’accéder à la fiche de famille du couple.

Il s’agit maintenant de remonter la lignée jusqu’aux années 1660, en espérant y découvrir une Fille du Roi! Pour se faire, nous cliquons sur la mention “Famille” se trouvant sous le nom des parents de l’époux dans toutes les fiches de Famille.

Nous arrivons finalement à une fiche de famille ou le mariage a été célébré autour des années 1660. Grâce à la liste compilée par le PRDH, nous pouvons vérifier que l’épouse est belle et bien une Fille du roi.

Sa fiche d’individu nous le confirme aussi, l’identifiant comme une immigrante originaire de La Rochelle, un des lieux de provenance les plus communs pour les Filles du Roi.

Et vous, comptez vous une Fille du roi parmi vos ancêtres?

Les premiers centenaires canadiens-français au Québec

Il n’y a pas de doute que la longévité exceptionnelle fascine. Les médias rendent régulièrement compte de personnes extrêmement âgées, ici ou ailleurs, et leurs propos intéressent toujours leur auditoire. Ces personnes font la fierté de leurs concitoyens et les politiciens n’hésitent pas à en faire des gloires nationales.

Les Canadiens-français ne font pas exception : le cas de Pierre Joubert, né en 1701 et que l’on croyait erronément être décédé à 113 ans – âge avalisé par le livre Guinness des records – fut cité par Joseph-Charles Taché, haut-fonctionnaire chargé du recensement du Canada de 1871 à l’appui de la prétention que les Canadiens français formaient « une population qui, plus qu’aucune autre, peut-être, offre de fréquents exemples de longue vie ».

Acte de baptême de Pierre Joubert tiré du LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Le problème est que le domaine est tellement affligé de mythes et exagérations que la plupart des cas de survie exceptionnelle signalés dans le passé sont faux! C’est que les âges déclarés au décès des personnes très âgées étaient notoirement imprécis et, surtout, portés à être exagérés. Les gens étaient en majorité illettrés, la documentation relative à la naissance de la personne faisait défaut et, de toute façon, l’exactitude en la matière n’était pas considérée importante.

Heureusement, l’extraordinaire information colligée pour les Canadiens français du Québec par le Programme de recherche en démographie historique (PRDH) et mise à la disposition du public sur le site PRDH-IGD.com permet de pallier le problème. En effet, en reliant la date de naissance et la date de décès des individus, respectivement obtenues des actes de baptême et de sépulture, l’âge exact est obtenu directement.

La fiche d’individu nous permet de déterminer l’âge au décès d’un individu via ses dates de naissance et de décès. Source: PRDH-IGD.com

Ainsi, il nous est possible de présenter ici un phénomène que nulle autre population peut espérer connaître, soit l’apparition des premiers centenaires, reliée au passage de la forte mortalité du passé à celle d’aujourd’hui, où les nouvelles générations peuvent raisonnablement prétendre à atteindre 100 ans.

Le tableau suivant identifie les dix personnes nées au Québec dont on peut affirmer avec certitude qu’elles ont atteint 99 ans ou plus avant 1850:

On constate que les cinq premiers centenaires québécois furent des femmes. Si une des toutes premières habitantes du pays, Marie-Élisabeth Dechavigny, atteignit 99 ans en 1748, il fallut attendre plus de trois-quarts de siècle, soit 1825, pour qu’une personne atteigne 100 ans; elle le fit avec panache puisqu’elle ne mourut qu’en 1832, à 107 ans!

Acte de sépulture de Marie Louise Plante. Remarquez l’inexactitude de l’âge donné dans l’acte; 117 ans! LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Un homme, François Parent, est mort à 99 ans en 1834; mais aucun décès masculin à 100 ans n’a pu être prouvé avant 1850 (les données du PRDH étant limitées à 1621-1849) et le premier Canadien français du Québec à devenir centenaire reste donc à être identifié. D’ailleurs, nous accueillerions avec plaisir toute information qui mènerait à son identification!

 

Bertrand et François Desjardins

Avril 2018

 

Les noms de famille au Québec: l’influence des premiers immigrants

Dans un article précédent, nous avons appris que la population Canadienne-Française de souche est issue d’un surprenamment petit nombre d’immigrants.

Ce faible nombre d’immigrants à encore aujourd’hui un impact direct sur les noms de famille au Québec et leur fréquence.

Par exemple, voyons la liste des immigrants qui comptent le plus grand nombre des descendants mariés avant 1800 (cette liste est tirée de la base de données du PRDH):

Nom de l’ancêtre Nombre de descendants

mariés avant 1800

Zacharie Cloutier 10 850
Jean Guyon 9 674
Marin Boucher 8 502
Jacques Archambault 8 445
Noël Langlois 7 847
Abraham Martin 7 765
Pierre Miville 6 552
Pierre Desportes 6 515
Jean Roussin 4 730
Louis Hébert 4 592

Cette liste ne contient pas certains noms fort répandus aujourd’hui, mais inclut certains autres qui sont peu fréquents. C’est que plusieurs ancêtres se sont reproduits abondamment, mais par leurs filles, qui ne transmettent pas leur nom de famille. Nous avons donc effectué une deuxième compilation, en ne retenant cette fois que les descendants « patronymiques » de l’ancêtre, c’est-à-dire les descendants par les mâles:

Nom de l’ancêtre Nombre de descendants

« patronymiques »

mariés avant 1800

Jean Côté 567
Pierre Tremblay 564
Marin Boucher 482
Jean Dumais 481
Louis Houde 471
Jean Guyon 449
Jacques Archambault 423
Pierre Parent 418
Zacharie Cloutier 391
Guillaume Pelletier 389

Comparons maintenant cette fréquence avec celle des noms de famille les plus communs au Québec en 2006:

Rang

Fréquence

Nom de famille Pourcentage
1 Tremblay 1,076
2 Gagnon 0,790
3 Roy 0,753
4 Côté 0,692
5 Bouchard 0,530
6 Gauthier 0,522
7 Morin 0,498
8 Lavoie 0,459
9 Fortin 0,449
10 Gagné 0,448
11 Ouellet 0,447
12 Pelletier 0,435
13 Bélanger 0,429
14 Lévesque 0,412
15 Bergeron 0,399
16 Leblanc 0,367
17 Paquette 0,361
18 Girard 0,356
19 Simard 0,354
20 Boucher 0,341
21 Caron 0,321
22 Beaulieu 0,300
23 Cloutier 0,297
24 Dubé 0,296
25 Poirier 0,295

(Source: http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/caracteristiques/noms_famille_1000.htm)

On trouve la moitié des noms de notre liste précédente dans le top 25 des noms les plus communs au Québec aujourd’hui. L’impact de ces quelques individus est donc indéniable, même de nos jours!

Et votre ancêtre?

La sélection des immigrants qui ont eu au moins un fils marié délimite l’ensemble de ceux qui ont transmis les noms que portent la très grande majorité des Canadiens-Français aujourd’hui.

Inscrivez un patronyme et vous obtiendrez la liste correspondante de ces immigrants; l’ancêtre des individus qui portent aujourd’hui ce nom en Amérique devrait y apparaître, en autant qu’il se soit établi au Québec avant 1766.

Comment savoir de quel pionnier vous descendez?

Il arrive souvent qu’un nom de famille puisse être lié à plus d’un immigrant; on parle alors de différentes souches du nom. Par exemple, deux Desjardins vivant aujourd’hui au Québec n’auront pas nécessairement d’ancêtres communs en terre québécoise, l’un étant descendant d’Antoine Roy dit Desjardins, arrivé au Québec dans les années 1660, et l’autre étant descendant de Pierre Desjardins, qui n’arrive au Québec qu’au 18e siècle.

La seule façon de déterminer de quel immigrant vous descendez est de faire votre généalogie ascendante, en partant de vos parents et en remontant jusqu’à ce fameux premier immigrant.

Des sites de recherche généalogique tels que Généalogie Québec et le PRDH sont alors indispensables.

L’immigration de l’Ancienne à la Nouvelle-France

La France n’est pas reconnue pour avoir fourni, sous l’Ancien Régime, un grand nombre d’émigrants à ses colonies d’outre-Atlantique.

Ainsi, à peine 15 000 Français et Françaises ont fait voile en direction du Canada au 17e siècle, et les deux tiers d’entre eux n’ont fait qu’un séjour temporaire dans la colonie avant de retourner définitivement en France ou de mourir au Canada à l’état de célibataire. C’est très peu: avec une population dépassant à peine le tiers de celle de la France, les îles britanniques auraient envoyé au Nouveau Monde près de 380 000 immigrants durant la même période.

Pourtant, la France présentait à cette époque divers symptômes de maladie sociale qui auraient justifié un plus grand nombre de réfugiés au Canada, où l’abondance des ressources contrastait avec la famine et le chômage de ses couches les plus pauvres. Sans être vraiment surpeuplée, la France manifestait des conditions favorables à l’émigration qui, eussent-elles coïncidé avec une réelle attraction du Canada, auraient pu favoriser le départ de forts contingents de colons vers le Nouveau Monde.

Mais les Français migraient peu et le Canada, pays lointain, sauvage et dangereux, avait auprès d’eux une bien mauvaise réputation. Par surcroît, les autorités croyaient que la population française ne se développait pas autant qu’elle aurait pu et même qu’elle diminuait, suite aux guerres, à la peste et à la misère.

À l’intendant Talon qui lui demandait de prendre les moyens pour former au Canada « un grand & puissant Estat », ce qui impliquait l’envoi massif d’immigrants, Colbert répondit, dans une phrase qui allait marquer l’avenir du pays: « Il ne serait pas de la prudence [du Roy] de dépeupler son Royaume comme il faudroit faire pour peupler le Canada… ».

Pourtant, même en décuplant les départs, les effets de l’émigration sur le pays le plus peuplé d’Europe seraient demeurés imperceptibles et le destin de l’Amérique du Nord en aurait probablement été changé. Malgré tout, en réaction à la faible croissance de la population, un effort a été consenti par le Roi de 1663 à 1673 pour faire venir des femmes au Canada. Il s’agit des «Filles du roi», plus de 700 femmes qui se retrouvent immanquablement dans les ascendances de tous les Canadiens-français de souche.

Quoiqu’il en soit, il résulte de ce faible peuplement fondateur que la souche canadienne-française est issue d’un relativement petit nombre de personnes, soit moins de 10 000 immigrants. Si on s’en tient aux immigrants masculins, desquels on aura reçu le nom de famille transmis au fil des générations, ce nombre est réduit à 4 500 environ, soit l’effectif des immigrants qui ont eu au moins un fils qui se soit marié.

Ces chiffres sont tirés de la base de données du PRDH, qui contient tous les individus catholiques ayant vécu au Québec entre 1621 et 1849. Vous trouverez plus d’information sur le PRDH dans cet article.

Dans notre prochain article, nous examinerons l’influence que ce petit nombre d’immigrants a encore aujourd’hui sur la diversité des noms canadiens français au Québec.

Les avis de décès au Québec

Au Québec, la pratique d’annoncer le décès d’un individu sur une tribune publique a débutée via la publication de nécrologies dans les journaux. Dans les années 1960, les avis de décès étaient non seulement partagés dans les journaux mais aussi à la radio.
Aujourd’hui, les avis de décès se trouvent toujours dans les journaux, mais sont aussi répertoriés sur internet.

Trouver un avis de décès sur internet

De nos jours, de nombreux sites sont dédiés à l’agglomération d’avis de décès. Ces sites sont répertoriés par les engins de recherche tels que Google et Bing, il est donc extrêmement facile de retrouver un avis de décès sur internet.

De manière générale, vous n’avez qu’à entrer le nom de la personne décédée dans votre engin de recherche préféré et consulter les premiers résultats. Il pourrait être nécessaire d’ajouter la mention “avis de décès” ou “nécrologie” à votre recherche lorsque le nom est très commun. Si l’avis de décès est présent sur un ou plusieurs de ces sites, vous le trouverez dans les premiers résultats.

Il est possible qu’un avis de décès récent soit présent sur un site mais pas encore répertorié par les engins de recherche. Si l’avis que vous recherchez appartient à une personne décédée récemment, il peut être pertinent d’effectuer une recherche directement sur un ou plusieurs des sites dédiés à l’agglomération des avis de décès.

Veuillez noter que ces sites sont généralement limités à des avis de décès publiés dans les dernières années. Pour des avis de décès plus anciens, vous devrez vous tourner vers un site de généalogie spécialisé tel que Généalogie Québec.

Les collections d’avis de décès sur Généalogie Québec

Section Nécrologe – Pierres tombales, avis de décès journaux, cartes mortuaires (abonnement requis)

GénéalogieQuébec.com, un site de recherche généalogique par abonnement, contient une section regroupant divers types de photos, documents et données en trait aux décès.

Carte mortuaire tirée de la section Nécrologe, disponible sur GénéalogieQuébec.com

On y trouve notamment des avis de décès journaux (620 000 avis de décès publiés dans des journaux au Québec entre 1945 et 2015), des pierres tombales (611 000 photos de pierres tombales du Québec, indexées par nom et inscription sur la pierre) ainsi que des cartes mortuaires (54 000 cartes mortuaires publiées entre 1860 et aujourd’hui). Vous trouverez plus d’information sur cette section ici.

Avis de décès internet (gratuit)

GénéalogieQuébec.com offre aussi une section complètement gratuite, ne requérant pas d’abonnement, contenant plus de 2 000 000 d’avis de décès de partout au Canada. Ces nécrologies sont datées d’entre 1999 et aujourd’hui.

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Livres sur la généalogie familiale au Québec : 3 incontournables à découvrir

La généalogie est un sujet qui attire beaucoup d’intérêt au Québec, notamment à cause du statut particulier de la culture et de l’histoire de sa population. Ce thème a donc fait l’objet de nombreux ouvrages, adoptant plusieurs angles, notamment ceux des familles fondatrices, de l’origine des noms de famille, de la création des villes et villages de la province et du rôle de l’église dans le développement de la province. On comprend donc qu’il y en a pour tous les goûts et tous les besoins par rapport aux recherches généalogiques. Voici 3 livres sur la généalogie familiale au Québec à mettre sur sa liste de lecture.

Les grandes familles du Québec, de Louis-Guy Lemieux (Septentrion)

Cet ouvrage rassemble trente chroniques publiées par le journaliste Louis-Guy Lemieux dans le Soleil entre 2003 et 2005. Ce dernier est un passionné d’histoire et de généalogie, ce qui transparaît dans les textes. Au moment de la préparation et de la publication du livre, les chroniques ont été étoffées avec quelques informations supplémentaires afin de présenter du contenu très complet.

Les textes abordent les patronymes les plus courants dans les régions de Québec, de Chaudière-Appalaches, de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent, de Charlevoix et du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Plusieurs aspects sont étudiés, dont l’évolution des noms, l’histoire des familles et celle de leur descendance. Le livre est aussi particulièrement intéressant du fait qu’il présente des photos de familles et d’endroits qui sont cités dans les textes, rendant la lecture d’autant plus instructive et agréable.

Retracez vos ancêtres, de Marcel Fournier (Éditions de l’Homme)

Voilà un livre qui se veut comme étant un guide pour accompagner les gens dans leurs recherches généalogiques d’ancêtres, plus spécifiquement au Québec, en Amérique du Nord et en Europe. L’ouvrage présente des méthodes de travail, des outils et des sources à consulter pour que les recherches soient fructueuses. Il présente aussi beaucoup d’informations par rapport aux relations entre le Québec et la France, qui font partie des facteurs importants de l’évolution de la population locale, des ancêtres et de leurs descendants.

Votre nom et son histoire: les noms de famille au Québec, de Roland Jacob (Éditions de l’Homme)

L’étude des patronymes s’avère très souvent comme étant un élément-clé lors d’une recherche généalogique. Elle en dit aussi beaucoup sur l’histoire d’une famille et/ou d’un lieu en particulier. Au Québec, les noms de famille sont très variés et leurs étymologies respectives le sont tout autant. Certains sont des formes évoluées des noms des ancêtres, alors que d’autres sont issus des noms des villes et villages d’origine (le plus souvent situés en France).

Le livre de Roland Jacob, publié en 2015, est donc un outil très intéressant pour mieux comprendre l’origine des noms et les différentes interprétations possibles qui permettent de retracer leur évolution. Cet ouvrage de plus de 430 pages aborde de manière fascinante les racines et les mutations de plus de 10 000 noms.

Quelques autres ouvrages à découvrir sur la généalogie au Québec:

La Diaspora Québécoise de Jacques Noël (éditions GID)

Sans vouloir l’admettre, nombreuses sont les personnes qui souhaitent voir apparaître dans leur arbre généalogique un nom célèbre. Qui n’aimerait pas se vanter d’avoir comme cousin germain Liza Minelli, Madonna ou Camilla Parker Bowles? Ce livre décrit les racines québécoises qui se sont rendues dans les plus hautes sphères de la société, tout en abordant les origines et les vocations de plusieurs familles québécoises dans les premiers siècles suivant la colonisation.

Dictionnaire généalogique des familles du Québec: des origines à 1730, de René Jetté

(Morin et associés)

Voilà un ouvrage extrêmement détaillé qui recense les quelques 16 400 familles qui ont habité au Québec entre les débuts de la colonisation et 1730. Le livre totalise plus de 1200 pages et est présenté sous forme de dictionnaire.

Où trouver des livres de généalogie québécoise

Pour trouver ou consulter ces livres, il est recommandé de regarder s’ils sont disponibles pour la location dans les bibliothèques ou auprès des sociétés de généalogie. À Montréal, de nombreux ouvrages sur la généalogie sont disponibles pour emprunt ou consultation sur place à la Grande Bibliothèque. Bien sûr, il est aussi possible de les faire commander dans une librairie ou de les acheter par internet. Finalement, des milliers d’ouvrages à caractère généalogique sont disponibles sur la boutique en ligne de l’Institut généalogique Drouin à cette adresse.

Trouver ses ancêtres québécois hors du Québec : comment procéder?

En sortant des frontières du Québec, notamment pour visiter la Nouvelle-Angleterre, il n’est pas rare de trouver des noms de famille à consonance francophone. On peut alors s’imaginer que les ancêtres de cette personne ont quitté la province francophone pour s’établir ailleurs, gardant avec eux les traces de ces origines. Entre 1840 et 1930, c’est plus d’un million de québécois qui ont quitté le territoire pour aller chercher du travail. Nombre d’entre-eux se sont établis dans le nord-est des États-Unis, ce qui explique la forte présence de racines francophones dans cette région.Certaines familles ont été séparées à l’époque, de sorte que beaucoup de québécois ont des ancêtres qui se sont installés ailleurs et y ont établi leur propre progéniture. Dans le but de mieux connaître la généalogie et de retrouver ces ancêtres québécois,  voici quelques informations cruciales pour savoir comment retracer des ancêtres installés hors Québec:

Les québécois aux États-Unis

Selon certaines recherches, environ 30 millions d’américains seraient des descendants d’ancêtres québécois. Les liens familiaux sont donc nombreux et étant donné que la généalogie est une activité très populaire aux États-Unis, les ressources pour trouver des informations sont abondantes.

Comment trouver un ancêtre québécois aux États-Unis?

Pour effectuer de telles recherches, il est entres-autres possible d’utiliser des ressources québécoises et de s’informer auprès de sociétés généalogiques situées dans les régions américaines les plus concernées. Aux États-Unis, plusieurs groupes sont spécialisés dans la recherche d’ancêtres « french-canadian ».

Par exemple, l’American-Canadian Genealogical Society, basée à Manchester au New Hampshire, est un centre dédié à la recherche généalogique de racines canadiennes et/ou francophones. Leur collection rassemble des documents issus notamment de la collection Drouin, de plusieurs églises protestantes canadiennes ainsi que d’archives provenant de différents états américains.

L’American-Canadian Genealogical Society est loin d’être la seule des organisations de ce genre. Plusieurs états, villes et villages de la région offrent ce genre de service, dont le American French Genealogical Society, situé à Woonsocket dans le Rhode Island, ou le French-canadian genealogical society of Connecticut. Il est donc possible d’entrer en contact avec ces organisations ou de s’y rendre en personne.

La collection Drouin

Plus de 25 millions d’actes d’état civil font partie de la collection Drouin. Cette collection comprend des documents qui proviennent du Québec, mais aussi de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et des États-Unis. En effet, il est possible de chercher des actes de baptême, des certificats de mariage, des actes de décès et d’autres documents officiels, dont certains proviennent de la région de la Nouvelle-Angleterre. Voilà donc une ressource très riche pour compléter des recherches. De surcroît, la collection Drouin est facile d’accès et relativement simple à parcourir.

Les livres et périodiques au sujet des ancêtres québécois installés aux États-Unis

L’un des plus célèbres auteurs américains était-il en fait québécois? Jean-Louis « Jack » Kerouac est né à Lowell, Massachusetts, de parents québécois. De ce fait, la langue première de Kerouac était le joual. La mère de Kerouac était aussi cousine germaine de nul autre que René Lévesque. Outre cette sympathique anecdote, les livres au sujet de l’émigration québécoise vers les États-Unis présentent des informations très utiles dans le cadre des recherches car elles peuvent donner des pistes et des indices.

Voici quelques livres et périodiques intéressants et pertinents sur le sujet, qui se trouvent en bibliothèque ou qui sont numérisés sur internet:

  • La ruée vers le sud: migrations du Canada vers les États-Unis, 1840 à 1930 (Bruno Ramirez)
  • Histoire d’un rêve brisé? Les Canadiens français aux États-Unis (Yves Roby)
  • L’émigration des Québécois aux États-Unis de 1840 à 1930 (Yolande Lavoie)
  • The french canadians in New England, (Prosper Bender)
  • Les Canadiens français de la Nouvelle-Angleterre (Édouard Hamon)

Trouver un ancêtre québécois dans le reste du Canada

Outre la collection Drouin qui fut nommée précédemment, d’autres ressources permettent de faire des recherches au sujet d’ancêtres québécois installés en dehors de la province. Par exemple, il est possible d’entrer en contact avec les différentes sociétés généalogiques locales, dont certaines sont spécialisées dans la recherche de données sur les ancêtres d’origine francophone. Ceci est particulièrement vrai dans les provinces canadiennes où la communauté francophone est encore fortement développée, dont le Manitoba, la Saskatchewan, l’Ontario et les provinces maritimes. Les spécialistes savent guider les gens vers les bonnes ressources tout en les accompagnant lors de leurs recherches.

Voilà la clé pour bien démarrer l’enquête et réussir à trouver des informations précises au sujet d’ancêtres québécois qui ont décidé de s’expatrier dans d’autres endroits.