Collection Drouin de 1621 à 1967 : différencier généalogie religieuse et civile

Fondé à la fin du 19e siècle, l’institut Généalogique Drouin s’est donné comme mission de rassembler et de classer une multitude de documents notariés et d’intérêt généalogique et de les rendre accessibles à la population. La Collection Drouin de 1621 à 1967 possède donc une valeur inestimable pour retracer l’histoire des familles du Québec. Celle-ci comprend une quantité importante de documents officiels, principalement des actes de mariage, de baptême et de sépulture. On y trouve aussi d’autres types d’actes notariés, dont des contrats, des testaments et des documents légaux.

Les registres paroissiaux et l’état civil

Dans cette province au passé très religieux, les registres paroissiaux ont longtemps servi à recueillir tous les documents officiels ayant trait à la population et à leur état civil. Cette pratique était particulièrement appropriée étant donné que tous les moments importants de la vie d’une personne étaient soulignés dans les églises, du baptême aux funérailles, en passant par les mariages.

Très tôt dans l’histoire de la province, l’état québécois a lui aussi commencé à délivrer et à archiver les documents afin de garder la trace des gens vivant au Québec, en recueillant une copie des actes paroissiaux enregistrés par l’Église. C’est ainsi que les actes notariés religieux ont commencé à être entreposés dans les palais de justice. Pendant longtemps, les informations ont été récoltées par les institutions religieuses qui envoyaient les informations aux palais de justice. Les documents étaient donc dédoublés.

Graduellement, le mandat d’entreposage et de préparation des documents par l’état a pris de plus en plus d’importance, jusqu’en 1994 où le Directeur de l’État civil a obtenu le mandat complet.

L’archivage fait par l’Institut Drouin

Dans les années 40, l’Institut Drouin a procédé au microfilmage des registres d’état civil des palais de justice du Québec. Ces documents ont été rassemblés afin de créer la Collection Drouin.  Les documents qui en font partie proviennent donc à la fois des institutions religieuses et du gouvernement du Québec. Dans certaines régions, le processus de microfilmage s’est poursuivi jusqu’en 1968, d’où le fait de dire que la Collection Drouin couvre la période de 1621 à 1967.

Généalogie religieuse vs généalogie civile

Lors d’une recherche généalogique, on se retrouve souvent face à des documents qui ont été recueillis par l’église ou par l’état. Afin de mieux comprendre la source et la nature des documents que l’on consulte, il est donc important de savoir faire la distinction entre la généalogie religieuse et la généalogie civile. Dans la Collection Drouin de 1621 à 1967, la majorité des documents proviennent de l’Église.

La généalogie religieuse

Les actes provenant des registres paroissiaux ont été créés, validés et délivrés par des institutions religieuses. La plupart des documents qui se trouvent dans la collection proviennent de l’Église catholique mais on trouve aussi des actes délivrés par d’autres dénominations religieuses, dont les églises adventistes, pentecôtistes, évangéliques, protestantes, baptistes, orthodoxes, juives et méthodistes. Pour trouver des informations généalogiques précises, surtout celles datant d’avant le 20ème siècle, il faut donc regarder du côté des actes émis par les églises. Ces documents contiennent des informations par rapport aux personnes et sont souvent annotés, avec des ajouts d’informations considérées comme pertinentes par les responsables des archives (souvent les curés des paroisses).

La généalogie civile

Passé le début du 20ième siècle, les documents recueillis par l’église ont commencé à être utilisés par l’état afin de produire des statistiques quant à la population de la province. Ces documents produits par l’état sont ceux disponibles dans l’outil Mariages et Décès 1926-1997; ceux-ci sont basés sur les actes originaux produits par l’Église et disponibles dans la Collection Drouin.

Les différences entre les documents

Il arrive parfois que les copies des documents comportent des différences. En effet, un même acte peut présenter quelques disparités, lorsqu’un des deux documents est incomplet ou endommagé par exemple. Le fait d’avoir décidé d’établir une recension en double a permis au Québec d’avoir un des systèmes d’état civil les plus complets au monde, au grand bonheur des amateurs de généalogie.

Registre des mariages du Québec : élément clé pour retracer sa généalogie

Au Québec, les généalogistes professionnels et amateurs ont accès à une riche collection de documents permettant de retracer les racines familiales et de dessiner des arbres généalogiques. Dès l’époque de la Nouvelle-France, la documentation des actes de naissance, de décès et de mariage était préconisée par l’église, pour garder une trace des familles établies en ces terres.

La récolte de ces données s’est poursuivie au fil du temps, de sorte qu’aujourd’hui, on peut s’en servir pour effectuer des recherches généalogiques approfondies. Les documents sont classés parmi plusieurs registres et collections, dont la Collection Drouin qui contient le Registre des mariages du Québec. Ce dernier comprend plusieurs éléments de documentation en rapport avec des unions ayant eu lieu dans la province, notamment des copies d’actes de mariage. Ces documents ont été indexés et méticuleusement classés par des spécialistes. Il est possible de les consulter en devenant membre de Généalogie Québec via les Registres du Fonds Drouin ou le LAFRANCE.

Les outils de recherche pour explorer le registre des mariages du Québec

Étant donné la quantité incroyable de documents récoltés et indexés dans les registres au fil des années, il était important de développer des moteurs de recherche sophistiqués afin de pouvoir mieux s’y retrouver. Ces outils permettent de faire des recherches précises et de retracer les liens de parenté entre les personnes concernées.

L’outil Mariages et Décès 1926-1997 fait partie de la gamme des outils permettant d’explorer les documents et les registres disponibles. La vaste majorité des mariages et décès qui ont eu lieu pendant ces années sont documentés dans cet outil, lui-même équipé d’un moteur de recherche. Ainsi, toute personne qui complète une enquête généalogique et qui sait que les liens parentaux qu’elle souhaite découvrir ou confirmer ont eu lieu à cette époque trouvera probablement des documents qui leur seront utiles.

D’autres outils permettent de faire des recherches par rapport à d’autres époques. Il est donc possible de trouver des actes de mariage ayant eu lieu au Québec au 17e, 18e et 19e siècle, notamment en utilisant le LAFRANCE. Ce faisant, le portrait généalogique et les recherches associées sont relativement faciles à mettre en oeuvre et à appuyer avec plusieurs documents. Voilà une richesse qui n’est pas donnée à tous car depuis plusieurs siècles, le Québec a été particulièrement discipliné dans la tenue de ce genre de registres.

Comment utiliser les moteurs de recherche des registres de mariage

Il faut savoir que certaines pratiques peuvent compliquer les recherches dans ces bases de données, notamment le fait que l’orthographe des noms peut avoir changé au fil du temps. Lors d’un processus de recherche, il est donc conseillé de faire une première recherche générale, se limitant à un nom de famille et une date, si disponible. Ensuite, il sera possible de rajouter des paramètres pour préciser la recherche si nécessaire. Cette technique permet d’augmenter les chances de trouver les documents pertinents.

Si les résultats ne sont pas concluants, il se pourrait alors que le nom de famille ait été écrit autrement. La personne qui effectue les recherches devra alors élargir ses champs d’enquête, en utilisant par exemple le caractère % suite à la racine commune du nom (ex: Beau% pour rechercher Beauregard, Beaulieu, Beaudoin, Beaudry, etc.). Cette forme de recherche est plus large et donc moins rapide, mais elle permet de trouver des documents qui passeraient autrement inaperçus.

Pourquoi utiliser un registre de mariage pour une recherche de généalogie

Parlez à n’importe quel expert en généalogie et il vous dira que les registres sont des ressources inépuisables permettant de retracer des liens familiaux afin de faire des découvertes ou de confirmer des éléments déjà connus. Les informations qui se retrouvent dans ces registres sont généralement très fiables car il a toujours été dans l’intérêt des autorités religieuses et gouvernementales de tenir des bases de données très précises par rapport à la population de la province. Aujourd’hui, les généalogistes continuent de développer et d’améliorer les outils qui permettent de faire les recherches, dont ceux associés au Registre des mariages du Québec.

Mortalité du Québec sous le Régime Français

Dans une première chronique, nous avons montré avec la fiche de la famille de Joseph Landry dit Penot et Marie Josèphe Coron dite Dauphinais comment la « reconstitution (ou reconstruction) des familles », c’est-à-dire le rassemblement à l’échelle d’une famille de tous les événements démographiques concernant ses membres, permet de jeter un éclairage fascinant sur les conditions de vie de nos ancêtres. Ce couple exceptionnel formé en 1778 a eu en effet pas moins de 25 enfants, exemple limite d’une fécondité se réalisant en l’absence de toute forme de limitation des naissances.

Un tel contexte, où les enfants étaient beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui, serait rapidement devenu insoutenable en raison du rythme d’accroissement de la population qui en résulte s’il n’y avait pas eu compensation par le biais de conditions de mortalité qui ne manquent pas de frapper l’imagination. En effet, avec cette démographie dite d’Ancien Régime, la mort était omniprésente dans l’esprit de nos ancêtres : contrairement à aujourd’hui où les décès se concentrent aux âges les plus élevés, la mort frappait à tous les âges. Le taux de mortalité infantile (décès avant un an) était très élevé et les enfants qui survivaient étaient ensuite très vulnérables aux maladies et aux accidents; à l’âge adulte, on était un « vieillard » dès la cinquantaine. Les hommes et les femmes mouraient de malnutrition, d’accidents de travail, de manque d’hygiène ainsi que de la maladie, dont des épidémies comme la variole qui ravagent une grande partie de la population. En période de disette, le nombre de décès est encore amplifié.

Les informations colligées par le PRDH permettent de chiffrer ces conditions. Au tout premier plan se situe la mortalité infantile, celle qui décime les enfants dès leur plus jeune âge. Entre le quart et le tiers des enfants nés sous le Régime français sont décédés avant un an, avec une hausse tout au long de la période, dans les villes en particulier. La mortalité infantile est en effet liée entre autres aux conditions d’hygiène et donc aux effets délétères de la promiscuité. Le triste record en la matière est d’ailleurs détenu par Montréal, où près de 50% des enfants nés dans les dernières décennies de la période sont décédés avant d’atteindre leur premier anniversaire. Plusieurs pointes survenaient ainsi, gré des épidémies, disettes ou guerres. Comme la mortalité était loin d’être négligeable dans l’enfance, en définitive, moins de la moitié des naissances menaient à une personne atteignant l’âge au mariage, soit environ 20 ans pour les femmes et 25 ans pour les hommes.

Fiche de famille tirée du PRDH. Les enfants décédés avant l’âge d’un an sont soulignés en rouge.

S’étant marié, disons à 25 ans, un homme vivait en moyenne 39 années de plus, soit jusqu’à 64 ans, et une femme mariée à 20 ans vivait aussi 39 années de plus, soit jusqu’à 59 ans. Pourquoi cet écart? Parce que 1,5% des accouchements provoquaient le décès de la mère, de sorte qu’en raison de la répétition de ce risque sur plusieurs accouchements, c’est près de 12% des femmes qui mouraient prématurément en couches. Conséquence pratique de cette réalité : les unions duraient nettement moins longtemps qu’aujourd’hui, à peine la moitié des couples par exemple célébrant leurs noces d’argent, d’où de fréquents remariages, la présence de deux parents étant essentielle pour élever une famille nombreuse.

Vous connaissez maintenant les grandes lignes des conditions de mortalité aux XVIIe et XVIIIe siècles. Comment s’y comparent celles que vous constatez chez vos ancêtres?  Attention! Vous constaterez probablement qu’ils s’en sont plutôt bien tirés par rapport à l’ensemble. C’est que pour que vous soyez là pour vous intéresser à eux, ils doivent avoir descendance jusqu’à nos jours, réussite évidemment liée à leur survie et à celles de leurs enfants…

Bertrand et François Desjardins

Novembre 2017

Lien de parenté : calculer et comprendre les différents degrés de parenté

Il suffit de regarder l’arbre généalogique d’une famille pour voir à quel point les liens de parenté sont nombreux. Ceux-ci paraissent même exponentiels lorsqu’on pousse la recherche loin dans le passé. C’est ainsi que l’on découvre des liens de parenté communs entre notre famille et un personnage historique important, ou entre deux célébrités pourtant nées dans différents pays, comme Hillary Clinton et Céline Dion.Ces faits peuvent sembler étonnants mais pourtant, si l’on comprend bien la généalogie et les liens ancestraux entre les différents êtres humains, ils sont tout à fait logiques, même normaux. Tous les humains sont-ils cousins ? Techniquement, oui, ou du moins presque. Bien sûr, les degrés de filiation sont parfois extrêmement lointains. C’est suite à ce constat qu’il devient à la fois utile et intéressant de pouvoir calculer et mieux comprendre les liens de parenté.

Mais comment s’y prendre devant une tâche qui peut sembler colossale? Alors qu’il est plutôt simple d’effectuer les calculs par rapport à notre branche familiale rapprochée, dès que l’on s’éloigne de celle-ci, le travail se complique. Pourtant, c’est loin d’être une tâche insurmontable.

Calculer un lien de parenté : quelle technique employer ?

En observant un arbre généalogique, on voit plusieurs types de liens. Il y a les liens classiques, soit les parents, les enfants, les oncles et tantes, les cousins et les grands-parents. Ensuite, lorsqu’on décide d’aller plus loin, la question des degrés de parenté devient encore plus pertinente.

Il y a plusieurs façons de calculer les degrés de parenté. La technique de la ligne directe consiste à calculer les degrés selon les générations qui séparent les deux personnes. La technique en ligne collatérale remonte à l’ancêtre commun et compte un degré par génération. Voici une explication plus en détail de cette dernière:

Les liens de premier degré de parenté sont ceux entre parents et enfants. Les liens au deuxième degré sont les frères et soeurs, les petits-enfants et les grands-parents.

Au troisième degré, ce sont les arrières-grands-parents, les oncles et tantes et les neveux et nièces. Enfin, au quatrième degré se trouvent les cousins germains de la personne. Le calcul des degrés se poursuit de cette même manière, sans limites quant au nombre.

En résumé, le degré de parenté représente le nombre d’intermédiaires entre deux personnes, en remontant vers l’ancêtre commun puis en revenant vers eux.

Le rôle de l’arbre généalogique dans le calcul des liens de parenté

Si l’arbre généalogique n’est pas déjà complété, il faudra le faire pour pouvoir calculer et mieux comprendre les liens de parenté dans une famille. Il s’agit en effet d’un des meilleurs moyens pour présenter et analyser de façon efficace des liens de parenté entre différentes personnes.

Le fait d’avoir accès à un schéma imagé permet de mieux comprendre le réseau de liens qui nous unit avec nos ancêtres. Cette façon de présenter les liens de parenté est très concrète et simplifie largement les calculs.  

Pourquoi calculer nos liens de parenté ?

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous pourrions vouloir faire ce calcul. D’abord, parce que c’est fascinant de retracer l’histoire des différentes personnes ayant fait partie de nos ancêtres. Lorsqu’on veut mieux comprendre l’histoire de notre famille ou plus largement, de notre pays, ces recherches peuvent faire ressortir des informations très intéressantes, même utiles.

Ensuite, cette recherche peut aussi être faite purement pour des questions pratiques. Par exemple, cette analyse peut être utilisée dans des cas juridiques tels que des successions.

Toute personne est issue d’une vaste succession de branches familiales qui se sont divisées et développées au fil de l’histoire. Que l’on souhaite trouver un lien au troisième ou au 23e degré, les outils et les techniques employés actuellement nous permettent de faire des recherches rapidement et plutôt facilement.  Pourquoi ne pas en profiter ?

Origines des ancêtres : leçon d’histoire sur les familles fondatrices

Chaque être humain est le maillon d’un vaste réseau qui représente la population de la planète, au présent et au passé. Si l’on regarde vers l’arrière pour étudier l’origine de nos ancêtres, on remonte ce réseau complexe mais fascinant, et on découvre en chemin des éléments d’histoire très intéressants. Par exemple, il est possible de trouver qui faisait partie des familles fondatrices du Québec et des villes et villages établis partout dans la province.Cette recherche permet de mieux comprendre pourquoi les personnes se sont établies à certains endroits, et quels rôles elles ont eu dans le développement économique et stratégique de la province.

Les familles fondatrices venues de Nouvelle-France

Les premières familles fondatrices de l’histoire du Québec sont celles des colons qui sont restés en Nouvelle-France suite à plusieurs tentatives de colonisation. Durant les premiers voyages, les colons avaient été systématiquement rapatriés suite à des problèmes tels que la maladie ou le manque de préparation face à l’hiver. C’est enfin vers 1608 que les familles fondatrices viennent s’établir de façon plus permanente.

La plus célèbre de ces familles est celle de Louis Hébert, qui s’est installé avec femme et enfants en 1617. C’est à Québec que ceux-ci décident de s’établir, seulement quelques années après la fondation de cette ville par Samuel de Champlain. Louis Hébert et sa famille se sont fortement enracinés dans la région, prenant au sérieux leur rôle crucial parmi les premiers habitants permanents de la Nouvelle-France. En 1626, ils se voient même confier la seigneurie Saint-Joseph.

Les premiers villages du Québec et leurs familles fondatrices

D’autres familles ont suivi, entre autres grâce aux efforts de Robert Giffard et de la Compagnie des Cent-Associés. Giffard, lui-même fondateur de la ville de Beauport, retourne plusieurs fois en France pour convaincre des familles de le suivre vers la nouvelle colonie. Celles-ci, qui sont peu nombreuses mais décidées à rester, s’installent alors en Nouvelle-France et participent à la population croissante.

Plus le nombre de familles augmente, plus l’exploration des terres se poursuit, avec la création de nouvelles seigneuries. D’autres paroisses voient le jour, peuplées et organisées par les familles fondatrices. La ville de Québec et ses environs se développent peu à peu, et d’autres secteurs comme ceux de Trois-Rivières et Montréal accueillent aussi de nouvelles familles et sont officiellement fondés, respectivement en 1634 et en 1642.

À la découverte de nos ancêtres : mieux saisir le rôle des familles fondatrices

Lors d’une recherche généalogique, il n’est pas rare d’apprendre que certaines branches familiales se sont formées lors de la création d’une nouvelle ville ou d’un village. Le but de la colonisation étant entre autres de peupler le territoire, les familles avaient avantage à obtenir des terres à exploiter et à se regrouper avec d’autres voisins pour former une communauté, qui était aussi souvent basée sur les liens avec l’église.

Plusieurs villes et municipalités du Québec célèbrent encore leurs familles fondatrices. Par exemple, dans le cadre du 375e anniversaire de Sorel-Tracy, une grande fête a été organisée pour rendre hommage à ces familles pionnières dont les noms ornent toujours plusieurs lieux publics de la ville. D’autres endroits, comme Repentigny, mettent un point d’honneur lors des fêtes annuelles de la ville à commémorer ces personnes qui sont venues habiter de nouvelles terres, avec tout le travail et l’ambition que cela implique.

L’étude des familles fondatrices permet de mieux comprendre l’évolution et l’histoire de la province de Québec, ainsi que celle de ces nombreuses municipalités. Au quotidien, c’est souvent la toponymie des villes qui nous le rappelle, obligeant un devoir de mémoire. Les recherches généalogiques, ainsi que celles faites auprès des sociétés d’histoire des régions et municipalité de la province permettent d’en savoir davantage sur ces personnes et les raisons qui ont fait en sorte qu’elles s’établissent à cet endroit.

Que dit votre nom sur l’histoire de votre famille au Québec ?

D’où provient votre nom de famille? Quelle est son histoire? Depuis combien de temps existe-t-il sous cette forme? Ce sont là des questions que de nombreuses personnes se posent, car dans la plupart des cas, le nom de famille que nous portons n’est pas un choix, mais un héritage familial.Que l’on soit issu d’une famille aux racines profondément québécoises ou d’origine étrangère, le nom de famille en dit beaucoup sur notre passé et celui de nos ancêtres. Par conséquent, l’étude des noms de famille, ou anthroponymie, est un angle intéressant à adopter pour apprendre à connaître notre histoire de famille au Québec.

D’où proviennent les noms de famille au Québec?

Chaque nom de famille est accompagné d’une histoire, les traditions variant d’un pays à l’autre. Dans certaines régions, les prénoms du père et de la mère sont transmis aux enfants en guise de nom de famille, tandis qu’ailleurs, ce sont les métiers et les rangs sociaux qui servent à cet effet.

Au Québec, l’étymologie de ces appellations provient de diverses sources, mais on trouve plusieurs racines communes. Bien évidemment, plusieurs noms viennent des colons arrivés de France et de Grande-Bretagne. Ces noms ont parfois été maintenus tels quels, ou ils ont connu des modifications  orthographiques ou structurelles. Certains noms proviennent des métiers effectués par les premiers ancêtres, alors que d’autres désignent le lieu d’origine de la personne.

D’autres populations immigrantes sont arrivées au Québec au fil des années, emportant avec elles des noms traditionnels de leurs régions. C’est ainsi qu’on trouve des patronymes d’origine syrienne, chinoise, portugaise, vietnamienne ou espagnole parmi les nouveaux arrivants, mais aussi chez des familles qui sont installées dans la province depuis plusieurs générations.

Étant donné qu’aucun schéma spécifique n’a été adopté au fil du temps, les noms de famille utilisés au Québec ont tous une étymologie qui leur est particulière. Il est donc intéressant que chacun prenne l’initiative de pousser les recherches afin de savoir d’où provient son nom de famille et quelle a été son évolution.

Quels sont les noms de famille les plus communs au Québec?

Vous l’aurez deviné, c’est Tremblay qui gagne la palme du nom le plus commun au Québec. Il partage les premiers rangs avec les familles Gagnon, Roy, Côté et Bouchard. Pourtant, il est intéressant de savoir qu’au Québec, les noms de famille sont très variés. Contrairement à d’autres pays tels que la Chine ou le Danemark, où une grande part de la population porte les mêmes noms de famille, les québécois portent une grande quantité de noms issus de différentes racines.

Comment faire pour en savoir plus sur l’histoire d’un nom de famille au Québec?

Les recherches généalogiques nous permettent de trouver de précieuses informations au sujet des noms de famille. Il est généralement possible de retracer les lignées familiales, de voir les changements et de trouver les différents noms qui se sont croisés ou qui sont apparus à un certain moment.

De nombreux outils sont disponibles en ligne pour ceux qui souhaitent effectuer eux-mêmes le travail de recherche d’ancêtres. Il est entre autres possible de consulter des registres paroissiaux et d’avoir accès à plusieurs documents officiels tels que des actes de naissance ou des documents de mariage et de sépulture.

Il est aussi possible de faire appel aux services d’un spécialiste de la généalogie. Ce dernier pourra aider à retracer l’origine du nom de famille, à créer un arbre généalogique et à faire plusieurs autres recherches associées à la filiation et à l’histoire.

Enfin, des chercheurs et des historiens ont publié des livres très intéressants au sujet de l’origine des noms de famille au Québec. Le livre « Votre nom et son histoire » du linguiste Roland Jacob présente des anecdotes à propos des noms les plus courants au Québec. Ces ouvrages pourront donc vous aider dans votre quête pour mieux comprendre votre nom de famille et sa signification.

Registres paroissiaux : une ressource fiable pour retrouver ses ancêtres

Les registres paroissiaux du Québec représentent une valeur inestimable en tant que ressource pour trouver des renseignements par rapport aux générations précédentes. Jusqu’à la fin du vingtième siècle, ces registres servaient pour accumuler toutes les informations ayant rapport avec l’état civil de la population. Ces informations étaient archivées auprès des églises, mais aussi dans les palais de justice.

À partir des années 40, un effort de conservation a été lancé par l’Institut Généalogique Drouin, qui a procédé au microfilmage des registres. Il en est ressorti une base de données très importante qui peut maintenant être consultée par toute personne cherchant à retracer ses ancêtres.

L’histoire des registres paroissiaux

C’est durant la période du Régime français que la collecte d’informations des habitants de la Nouvelle-France a pris la forme de registres paroissiaux. Cette méthode s’est ensuite poursuivie sous les autorités britanniques et suivant l’évolution des régimes politiques au Canada. C’est seulement en 1994 que le Directeur de l’état civil du Québec a obtenu le mandat complet de délivrer et conserver les documents associés au registre.

Quelles informations peut-on trouver dans un registre paroissial?

Les registres paroissiaux rassemblent principalement les actes de baptême, les documents de mariage et les actes de sépulture. On y trouve aussi certaines informations au sujet des personnes fichées, telles que leur lieu d’origine, les membres de leur famille, leur religion et les endroits où ils ont vécu.

Bien que le système des registres soit ancré dans la tradition francophone catholique, les informations des personnes étant issues d’autres religions y ont aussi été récoltées.

Quelles sont les garanties de fiabilité des registres paroissiaux québécois?

La responsabilité de tenir les registres paroissiaux incombait aux prêtres qui étaient les seuls à être autorisés à émettre les documents et à apporter des modifications. D’autres personnes pouvaient aussi être nommées par la Chancellerie pour agir à la place du prêtre. Cependant, dans tous les cas, la personne devait signer en son nom propre tous les documents émis et modifiés par ses soins. Ce faisant, il n’y avait pas place à l’erreur.

Bien plus que de simples documents généalogiques, on a vite considéré que les registres paroissiaux contenaient des informations essentielles par rapport à la population des villes et villages. Le rôle de tenancier des registres était donc fortement pris au sérieux.

Personne ne s’étonnera de remarquer que la vie au Québec a longtemps été centrée autour de l’église. De ce fait, tous les documents relatifs à l’état civil d’une personne s’y retrouvaient. Cette pratique était très logique, étant donné que c’est là qu’on tenait les baptêmes, les mariages et les funérailles.

À la manière du Registre de l’état civil qui existe de nos jours, les registres paroissiaux étaient tenus rigoureusement. Les archives disponibles actuellement contiennent des versions numérisées de ces documents papier et bien souvent, il existe une transcription du contenu ainsi qu’une image du document original.

Comment consulter un registre paroissial au Québec?

Face à cette riche collection de documents auquel nous avons accès, plusieurs organismes et sociétés de généalogie ont créé des outils et des plateformes où il est possible de faire des recherches. Il n’y a donc pas d’outil centralisé présenté par le gouvernement, mais les informations sont plutôt faciles à trouver.

Le site de Généalogie Québec compte lui-même plusieurs ressources où sont rassemblés différents registres. Le répertoire LAFRANCE, les Registres du Fond Drouin, le Petit NBMDS et le Fichier Conolly contiennent tous des informations issues des registres, dont les actes de baptême et de sépulture, ainsi que les documents de mariage. Pour y accéder, il suffit de s’inscrire au site et de choisir l’outil qui vous convient le mieux.

Il est aussi possible de faire des recherches auprès des sociétés généalogiques de votre région. Des spécialistes de la généalogie y sont en mesure de guider les personnes à travers leur processus pour trouver des informations au sujet de leurs ancêtres.

Finalement, le site internet de Bibliothèque et archives Canada rend disponibles certains documents associés aux registres à travers son site internet.

Vingt-cinq enfants en 27 ans: Un aperçu de la fécondité de nos ancêtres

Dans l’Histoire, l’idéalisation du passé est récurrente, celui-ci apparaissant pour toutes sortes de raison comme préférable au temps présent. La vie de nos ancêtres est souvent ainsi perçue : rude, certes, mais saine et bucolique, plus «naturelle» en sorte.

Mais il faut savoir que la population canadienne-française d’il y a deux siècles vivait sous un régime démographique caractérisé par une fécondité et une mortalité élevées. En l’absence de toute forme de contraception, les capacités reproductives des couples s’exprimaient en toute liberté. Voyons le cas de Joseph Landry et de Josephe Coron Dauphinais, mariés le 13 février 1778 à Sorel.

Fiche de famille de Joseph Landry Penot et Marie Josephe Coron Dauphinais tirée du PRDH https://www.genealogie.umontreal.ca/

 

Née en mars 1761, l’épouse était donc âgée de seize ans à son mariage; elle était enceinte, puisqu’elle accouchait dès le mois de mai 1778. 24 autres naissances suivirent, la dernière survenant en avril 1805, soit presque 27 années plus tard; la mère venait alors de célébrer son 44e anniversaire. Cette femme remarquable ne s’éteignit qu’en 1842, à l’âge de 81 ans.

Vingt-cinq enfants nés en 27 ans, dont seulement cinq atteignirent l’âge adulte; les vingt autres moururent rapidement, incluant sans hésitation les enfants nés en 1780, 1781 et 1782 dont les sépultures ne nous sont pas parvenues. Qui échangerait les conditions de choix d’aujourd’hui avec celles que réservait la Nature?

Découvrez vous aussi la fécondité de vos ancêtres avec un abonnement au PRDH! Vous y trouverez tous les individus catholiques ayant vécu au Québec entre 1621 et 1849, répertoriés via leurs actes de baptême, mariage et sépulture. Ces actes sont liés via des fiches d’individus et de familles vous permettant d’obtenir un portrait détaillé de la fécondité et des conditions de vie de vos ancêtres.

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Bertrand et François Desjardins

Septembre 2017

Enfant adopté: retrouver ses racines est-il possible?

La quête des origines est un besoin ressenti par de nombreux êtres humains. Il est tout à fait sain de vouloir comprendre d’où l’on vient. Dans le cas d’une personne adoptée, cette inclinaison est encore plus forte. Car même lorsqu’on a été adopté par une famille aimante, il reste à retracer plusieurs morceaux du casse-tête pour savoir qui l’on est et d’où l’on vient.

La généalogie d’une personne adoptée peut lui servir à mieux comprendre son histoire, mais aussi à connaître ses prédispositions génétiques. Il y a donc plusieurs raisons pour lesquelles celle-ci pourrait vouloir retrouver ses racines familiales biologiques.

Ancêtres d’une personne adoptée: comment les retracer?

On a tous en tête des émissions de retrouvailles et des documentaires où une personne adoptée trouve des informations sur sa famille biologique. Ces portraits illustrent des parcours assez compliqués, mais qui finissent généralement par porter fruit. La plupart des personnes adoptées ont accès à quelques documents de base, ceux qui ont été remis à leur famille d’adoption. Ces papiers peuvent leur être utiles mais bien souvent, cela ne représente que la base des informations nécessaires pour aller plus loin.

Il faut aussi savoir que chaque cas est différent. Certaines personnes adoptées ont gardé contact avec leurs parents biologiques alors que d’autres n’ont même pas idée du nom de ceux-ci. Évidemment, plus il y a d’information et de liens qui demeurent, plus la recherche sera simplifiée.

De surcroît, il est important de faire une distinction entre les personnes adoptées au Québec et celles qui proviennent d’un pays étranger. En effet, les démarches sont bien différentes pour ceux qui sont nés ici que pour ceux qui sont arrivés d’un autre pays.

Retrouver ses ancêtres lorsqu’on a été adopté au Québec

Pour question de proximité, il peut être plus facile de retracer la généalogie de la famille biologique d’une personne adoptive lorsque celle-ci est née au Québec. Cependant, il y a de gros bémols à cette affirmation car pendant longtemps, les associations et orphelinats qui s’occupaient des adoptions remettaient peu d’informations précises permettant d’identifier les parents.

Les parents biologiques ont aussi le droit de signer un refus pour rencontrer et renouer avec les enfants qu’ils ont mis en adoption. Ces deux faits peuvent donc mettre des bâtons dans les roues des personnes dans cette situation qui souhaite renouer avec leurs origines.

Les lois sont en train de changer afin de faciliter la mise en contact des personnes adoptées avec leurs parents biologiques. Il faut donc rester à l’affût de ces modifications pour connaître la marche à suivre lors du contact initial. En général, tout est question de consentement et d’ouverture de part et d’autre. Le Centre jeunesse de la région où a eu lieu l’adoption pourra contribuer à la recherche de renseignements et guider la personne dans sa quête.

Une fois que la personne a accès à plus d’information, ou si c’était déjà le cas à la base, il est possible de consulter des registres disponibles en ligne. Ces registres permettent de construire un arbre généalogique en consultant les actes de mariage, de naissance et de décès. Les sociétés d’histoire régionales peuvent aussi être des endroits très utiles pour trouver des archives contenant de l’information de cette nature.

Finalement, ceux qui préfèrent confier le travail à quelqu’un d’autre pourront faire appel à un spécialiste de la généalogie qui puisera dans des documents et saura exactement où et comment faire les recherches.

Retrouver ses ancêtres lorsqu’on a été adopté à l’international

Pour toute adoption provenant d’un autre pays, il faut aller voir auprès du Secrétariat à l’adoption internationale (SAI). Cet organisme offre aussi des services pour les gens adoptés au Québec, par exemple, pour demander un sommaire des antécédents sociobiologiques, qui contient quelques renseignements, dont la date de naissance, les circonstances de l’adoption et quelques informations de base au sujet des parents.  Toutefois c’est pour les démarches effectuées vers l’étranger que l’organisme peut s’avérer particulièrement utile.

Les employés du SAI sont en mesure d’établir des contacts avec les autorités étrangères afin de voir s’il est possible d’accéder à des informations sur la généalogie de l’enfant adopté. De là, ils remettent les informations à la personne qui en fait la demande. Cependant, il arrive que cette requête soit sans résultats car certains pays ont des lois qui interdisent les retrouvailles, ne tiennent pas de registre ou ne sont pas en mesure de fournir les informations souhaitées. Encore une fois, c’est du cas par cas et il faut savoir gérer ses attentes.

Comment expliquer un arbre généalogique à votre enfant ?

La généalogie et l’histoire familiale sont des concepts qui peuvent sembler à la fois intimidants et fascinants pour les jeunes. Comment comprendre que des gens qu’ils n’ont jamais rencontrés aient contribué à leur présence sur terre? Comment décrire les liens qui unissent chaque membre de la famille, qu’ils soient vivants ou des ancêtres lointains?

On partage souvent des histoires familiales avec les plus jeunes et afin d’illustrer celles-ci, un arbre généalogique pour enfant peut s’avérer bien utile.

Voici quelques astuces pour expliquer l’arbre généalogique à un enfant

Il existe plusieurs types d’arbres généalogiques, dont l’arbre descendant et l’arbre ascendant. Étant donné que l’arbre ascendant est plus commun, nous allons prendre celui-ci dans les exemples. La différence entre les deux est que l’arbre ascendant part d’une personne et retrace ses ancêtres, alors que l’arbre descendant prend forme en partant de l’ancêtre et en illustrant les lignées de ses descendants.

Pour l’enfant, l’arbre ascendant est aussi plus facile à comprendre car il peut rapidement faire des liens entre les personnes en débutant avec celles qu’il connaît déjà.

Susciter l’intérêt des jeunes pour leur histoire familiale

Le premier défi consiste à éveiller la curiosité des jeunes, si ce n’est pas déjà quelque chose qu’ils ont développé. En leur contant des histoires mettant en scène leurs ancêtres, ils ressentiront une fierté et une fascination envers cette appartenance familiale. Dans beaucoup de cas, cela aura pour résultat de leur donner envie d’en savoir plus. Afin que les choses soient bien claires, il est suggéré de commencer avec les personnes qu’ils connaissent déjà, comme leurs grands-parents, leurs cousins et leurs oncles et tantes. Ensuite, on remonte la lignée en présentant les ancêtres qui précèdent. Le fait de pouvoir associer des histoires et des faits aux différents membres de la famille aidera à concrétiser l’arbre généalogique qui se trouve devant leurs yeux.

Pousser l’explication des liens familiaux

Un enfant comprend très rapidement qu’il vit dans une cellule familiale. Il connaît ses parents, ses frères et sœurs et tous les autres membres de la famille qu’il côtoie régulièrement. Ce concept étant assimilé par l’enfant, il sera plutôt simple de lui faire comprendre les liens familiaux des personnes faisant partie des autres sections de l’arbre généalogique.

En effet, au départ il est recommandé de regarder chaque partie de l’arbre séparément pour que l’enfant puisse absorber les informations à son rythme. On peut, dès le départ, regarder l’ensemble de l’arbre et faire une présentation générale mais lorsque vient le temps d’expliquer plus en détail, il est mieux de le faire petit à petit.

Introduire le concept des générations et de la fraternité

Les jeunes ont tendance à vivre dans le moment présent. Bien qu’ils comprennent le fait que leurs parents et grands-parents soient plus vieux, ils ne font pas toujours la distinction comme quoi il y a différentes générations de personnes. Sur un arbre généalogique, la ligne verticale permet de séparer les générations d’une famille. La ligne horizontale désigne quant à elle un concept de fraternité. En regardant ces lignes, l’enfant peut donc vite comprendre la différence et devenir mieux équipé pour saisir l’idée du passé et le fait que chaque être provient d’une cellule familiale.

Poser des questions et leur faire jouer au détective

Pour voir si votre enfant a bien compris, il est intéressant de poursuivre en lui demandant à son avis, à quoi servent les arbres généalogiques. Sa réponse permettra de savoir s’il a saisi le concept. Afin d’approfondir ses connaissances, vous pouvez aussi transformer l’exploration de l’arbre en jeu. L’enfant se transforme alors en détective qui a pour mission de découvrir les liens et de retracer des histoires familiales. Demandez-lui de vous dire qui est cette personne par rapport à lui ou par rapport à un autre membre de la famille.

Même pour les plus jeunes, ce genre d’interaction avec le schéma familial peut aider à rendre les choses plus claires et faciles à comprendre.