Établir son ascendance et trouver ses ancêtres avec Généalogie Québec

Ce guide a pour fonction de vous accompagner dans la réalisation de votre ascendance généalogique via votre abonnement à Généalogie Québec. En plus de vous aider à naviguer à travers nos différents outils, ce guide contient des exemples d’ascendances paternelles et maternelles sur lesquels vous pourrez baser vos recherches.

Qu’est-ce qu’une ascendance ?

Une ascendance est constituée de l’ensemble des personnes dont est issu quelqu’un. Il s’agit donc de la somme de ses ancêtres, dont le nombre double à chaque génération : deux parents, quatre grands-parents, huit arrière-grands-parents, etc. L’ascendance peut être totale, ou se limiter à un sous-ensemble d’ancêtres :

  • Ceux du père (ascendance paternelle) ou de la mère (ascendance maternelle)
  • Ceux qui sont en ligne directe (patrilinéaire ou matrilinéaire, c’est-à-dire le père, le grand-père, etc., ou la mère, la grand-mère, etc.). Notons que la lignée patrilinéaire est particulièrement privilégiée puisque jusqu’à récemment, c’était par elle qu’était transmis le nom de famille
  • Ceux que l’on choisit (ascendance multilinéaire mais non totale)

Enfin, une ascendance peut être illimitée, c’est-à-dire totale aussi loin que les sources le permettent, ou limitée, lorsqu’elle est limitée à un certain nombre de générations.

La clé pour établir une ascendance est l’acte de mariage. En effet, les officiants étaient tenus d’y inscrire le nom des parents ou du précédent conjoint le cas échéant des époux ; la recherche des mariages correspondants à ces personnes permet de remonter à la génération précédente et ainsi de suite.

Les outils

Généalogie Québec offre un ensemble d’outils complémentaires dont vous aurez besoin pour établir votre ascendance.

  • Le LAFRANCE, qui contient entre autres les mariages des débuts du peuplement à l’année 1916 inclusivement. Un moteur de recherche efficace permet d’effectuer les recherches sans se préoccuper des variations orthographiques ou des erreurs de lecture, et les actes peuvent être consultés via un lien direct au document original numérisé. C’est via le LAFRANCE que vous établirez la majorité de votre ascendance. Vous pouvez consulter le LAFRANCE à cette adresse (abonnement requis).
  • Les séries «La Masculine» et «La Féminine», complétées par le «Kardex», versions numérisées d’un répertoire des mariages du Québec jusqu’en 1940, classés en ordre alphabétique des noms et prénoms des conjoints, établi par l’Institut Drouin. Ces répertoires vous permettront de faire le pont entre votre point de départ et le premier mariage de votre lignée disponible sur le LAFRANCE. Vous pouvez consulter la Masculine, la Féminine ici, et le Kardex à cette adresse (abonnement requis).
  • L’index des mariages célébrés au Québec de 1926 à 1997, avec lien au bulletin numérisé de l’Institut de la Statistique du Québec correspondant. Vous pouvez consulter l’outil Mariages et décès 1926-1997 à cette adresse (abonnement requis).

Le processus en quelques mots

Grâce au LAFRANCE, établir son ascendance à partir d’un mariage ayant eu lieu avant 1917 est facile. C’est remonter à ce premier mariage pré-1917 qui peut être compliqué.

Lorsque vous établissez votre ascendance avec Généalogie Québec, votre but premier est de remonter au premier mariage pré-1917 de votre lignée. C’est principalement via nos outils «Mariages 1926-1997 », « La Masculine » et « La Féminine » ainsi que le « Kardex » que vous arriverez à remonter à ce mariage.

Le cheminement

Le cheminement à suivre afin de réaliser son ascendance via Généalogie Québec sera accompagné d’un exemple type, celui de Bertrand Desjardins, né le 24 novembre 1948 à Montréal.

Première étape – Rassembler de l’information

Pour trouver ses ancêtres sur Généalogie Québec, il faut en premier lieu établir l’information connue, en interrogeant les personnes de sa parenté au besoin. Il est fortement recommandé de prendre en note le plus d’information possible afin d’y avoir accès lors de vos recherches.

Ex :

Voici l’information recueillie par Bertrand avant le début de ses recherches :

Sujet :

Bertrand Desjardins, né le 24 novembre 1948 à Montréal.

Parents :

François-Joseph Desjardins, né en 1908 et décédé le 1er septembre 1963, et Suzanne Bertrand, née en 1919 et décédée le 31 décembre 2014, mariés en 1943 dans la région de Montréal.

Grand parents :

Parents de François-Joseph Desjardins : François Desjardins, décédé en juillet 1955 et Anna Jacques, décédée le 1er septembre 1975.

Parents de Suzanne Bertrand : Émile Bertrand, décédé le 4 novembre 1961  et Irène Michaud, décédée  en juin 1942.

Info supplémentaire :

François-Joseph est l’aîné de sa famille; Suzanne est le second enfant. Le père de François Desjardins est Charles Desjardins.

Deuxième étape – Utiliser les informations pour retrouver ses ancêtres

Ces informations obtenues, il faut maintenant les utiliser. Tout d’abord, il faut vérifier si ces informations vous permettent de retrouver un mariage daté d’avant 1917. Si c’est le cas, une simple recherche du nom des époux dans le LAFRANCE devrait vous permettre de retrouver le mariage.

Si ce n’est pas le cas, il faudra vous tourner vers les outils complémentaires disponibles sur Généalogie Québec. En vous basant sur vos notes, tentez de retrouver le mariage le plus ancien sur lequel vous pouvez mettre la main. Il vous servira de point de départ.

Si ce mariage a eu lieu entre 1917 et 1940, effectuez vos recherches via La Masculine, La Féminine et le Kardex. Si vos recherches sont infructueuses, il faudra vous tourner vers l’outil Mariages 1926-1997.

(Recherches infructueuses? Contactez-nous à l’adresse contact @ institutdrouin.com, nous vous dirigerons dans la bonne direction!)

Ex :

Revenons-en au cas de Bertrand Desjardins, qui souhaite établir son ascendance et retracer ses ancêtres via son abonnement à Généalogie Québec.

Ascendance paternelle

Il est maintenant temps pour Bertrand d’utiliser l’information acquise lors de la prise de ses notes afin d’entamer ses recherches. La première chose que Bertrand constate est que son père, François-Joseph Desjardins, est né en 1908. Cela signifie que les parents de François Joseph, François Desjardins et Anna Jacques, se sont mariés au plus tard en 1908, les naissances hors mariage étant très rares à l’époque. Une simple recherche de leurs noms dans le LAFRANCE devrait donc permettre de retrouver leur mariage.

Recherche pour le mariage d’un Desjardins avec une Jacques dans le LAFRANCE

 

Résultats de la recherche précédente. Le résultat qui nous intéresse est le dernier de la liste.

En l’espace de quelques minutes, Bertrand a été en mesure de remonter au premier mariage LAFRANCE de sa lignée paternelle.

Mariage de François Eugène Desjardins et Anna Jacques tiré du LAFRANCE

Le mariage nous indique que les parents de François Eugène Desjardins sont Charles Eugène Desjardins et Marie Malvina Fortin. Il suffit maintenant d’effectuer une recherche dans le LAFRANCE pour leur mariage.

Recherche du mariage de Charles Desjardins et Marie Malvina Fortin dans le LAFRANCE
Résultats de la recherche précédente. Le premier résultat est celui qui nous intéresse.
Mariage de Charles Desjardins et Marie Malvina Fortin tiré du LAFRANCE

Ce mariage nous indique que les parents de Charles Eugène Desjardins sont Alexandre Roy Desjardins et Léocadie Gagnon.

Il s’agit par la suite de répéter le processus en recherchant les noms des parents jusqu’à ce qu’on arrive au premier immigrant de la lignée. Dans le cas de Bertrand, il s’agit d’Alexandre Roy, qui épouse Marie Major le 11 septembre 1668 à Québec.

Mariage de Antoine Roy dit Desjardins avec Marie Major tiré du LAFRANCE

La lignée paternelle de Bertrand Desjardins est complétée en quelques minutes grâce au LAFRANCE. Il ne reste plus que la mise en page.

Plusieurs gabarits sont disponibles sur internet afin de vous permettre d’organiser et de présenter votre lignée de façon conviviale.

Ascendance paternelle de Bertrand Desjardins réalisée via GénéalogieQuébec.com

Ascendance maternelle

Sa lignée paternelle complétée, Bertrand décide de s’attaquer à son ascendance maternelle. Cette fois ci, l’information acquise au début de la recherche ne nous permet pas de savoir si le mariage d’Émile Bertrand et d’Irène Michaud, les grands-parents de Bertrand, a eu lieu avant 1917. Une recherche dans le LAFRANCE est infructueuse, il faut donc se tourner vers les Grandes collections Drouin (la Masculine et la Féminine) et le Kardex.

Pour effectuer une recherche dans les Grandes collections la Masculine et la Féminine, il suffit de se rendre dans l’outil Grandes Collections de l’Institut Drouin puis de cliquer sur Recherche par famille dans les Grandes Collections.

La recherche s’effectue par nom de famille.

Recherche du nom de famille Bertrand dans les Grandes Collections de l’Institut Drouin

Les résultats sont séparés par outil et sont ordonnés par ordre alphabétique des prénoms. Un Albert se trouvera donc parmi les premières pages; un Zénophile dans les dernières.

Résultats de la recherche précédente

À noter qu’il était commun à l’époque d’utiliser plusieurs prénoms sans distinguer le prénom usuel, il est donc possible qu’Émile soit classé à Joseph Émile, par exemple. De même, il est possible qu’une femme soit classée à Marie, même si son prénom usuel est autre.

Le format utilisé dans la Masculine et la Féminine n’est pas le plus intuitif à la base. Cette image devrait vous permettre de vous y retrouver :

Schéma expliquant le format utilisé dans la Masculine et la Féminine

Une recherche dans la Masculine au nom de Bertrand ainsi qu’une recherche dans la Féminine au nom de Michaud sont infructueuses. Il faut maintenant se tourner vers le Kardex.

Le Kardex ne possède pas d’engin de recherche intégré. La navigation se fait manuellement, comme dans les Registres du Fonds Drouin.

Les fiches sont classées par lettre puis par nom de famille de l’homme.

Navigation dans le Kardex au dossier susceptible de contenir la fiche d’Émile Bertrand

Comme nous cherchons le mariage d’un Émile Bertrand, nous avons ouvert le dossier BertrandEdouard-BertrandHypolite. La première fiche contiendra le mariage d’un Edouard Bertrand. Comme les fiches sont classées en ordre alphabétique du prénom du marié, la fiche d’Émile Bertrand devrait se retrouver parmi les premières.

Malheureusement, la fiche n’y est pas. Il est toutefois possible qu’Émile ait été identifié sous Joseph Émile dans la fiche. Il est donc pertinent d’aller vérifier dans le dossier BertrandJoseph.

Pour s’y retrouver, il est important de savoir que le second paramètre de tri après le premier prénom de l’époux est le nom de famille de l’épouse. La fiche de mariage d’un Joseph Émile et d’une Michaud sera donc classée selon Michaud et non selon Émile. Elle devrait donc se retrouver dans la seconde moitié de la liste des fiches.

En effet, la fiche était bien classée parmi les Joseph.

Fiche du Kardex
  1. Bertrand, Joseph Alfred Émile – Époux
  2. (Bertrand), Antoine Wilfrid – Père de l’époux
  3. St-Aubin, Rose Anna – Mère de l’époux
  4. Michaud, Marie Lise Irène – Épouse
  5. (Michaud), Joseph Adolphe – Père de l’épouse
  6. Bernard, Marie Lise Elisa – Mère de l’épouse
  7. St Louis de France de Montréal – Paroisse ou le mariage a été célébré
  8. 12 Juin 1915 – Date du mariage

(Veuillez noter que ce guide a été réalisé à l’époque ou la période couverte par le LAFRANCE s’arrêtait en 1914. Aujourd’hui, nous aurions trouvé le mariage Bertrand / Michaud via une simple recherche dans le LAFRANCE, puisque la période couverte s’étend à 1917 et que le mariage a eu lieu en 1915.)

Nous savons maintenant que les parents d’Émile sont nommés Antoine Wilfrid Bertrand et Rose Anna St-Aubin. Il va de soi que leur mariage a eu lieu avant 1917, nous serons donc en mesure de le trouver via une simple recherche dans le LAFRANCE.

Recherche du mariage d’Antoine Wilfrid Bertrand et Rose Anna St-Aubin dans le LAFRANCE
Résultats de la recherche précédente
Mariage d’Antoine Wilfrid Bertrand et Rose Anna St-Aubin tiré du LAFRANCE

Il s’agit maintenant de faire une recherche LAFRANCE pour le mariage des parents d’Antoine Wilfrid Bertrand, et de remonter la lignée jusqu’au premier arrivant.

Ce premier arrivant est Jean Bertrand, qui a épousé Marie Charlotte Brar le 23 septembre 1697 à Montréal.

Mariage de Jean Bertrand et Marie Charlotte Brar tiré du LAFRANCE

L’ascendance maternelle de Bertrand est maintenant complétée.

Ascendance maternelle de Bertrand Desjardins

Les cas plus complexes

En généalogie, il est parfois nécessaire de faire appel à ses talents de déduction. Il arrive que la marche à suivre habituelle ne permette pas d’arriver aux résultats souhaités. Il faut alors faire preuve d’un peu de créativité et d’initiative dans ses recherches.

Reprenons l’exemple de Bertrand Desjardins et de sa lignée paternelle. Grâce à l’information établie par Bertrand lors de son enquête initiale, il lui a été facile de retrouver le mariage de son Grand-Père dans le LAFRANCE.

Imaginons maintenant un scénario ou Bertrand n’a pas été en mesure d’établir d’information de base telle que le nom de ses grands-parents. Essentiellement, Bertrand n’a comme point de départ que le nom de ses propres parents, leur date de mariage, leur année de naissance et la date de décès de son père.

François-Joseph Desjardins, né en 1908 et décédé le 1er septembre 1963, et Suzanne Bertrand, née en 1919 et décédée le 31 décembre 2014, mariés en 1943 dans la région de Montréal.

Comme les mariages s’arrêtent en 1916 dans le LAFRANCE et en 1940 dans les Grandes Collections, Bertrand ne peut faire appel à ces 2 outils. Il doit se tourner vers Mariages et Décès 1926-1997.

Une recherche aux noms de Desjardins et Bertrand dans la section Mariages de l’outil nous permet de retrouver ce mariage :

Mariage de François Joseph Desjardins et de Suzanne Bertrand tiré de l’outil Mariages 1926-1997

Bien que ce document nous procure beaucoup d’informations intéressantes, il ne permet pas à Bertrand de remonter au mariage de ses grands-parents, car ceux ci ne sont pas mentionnés dans l’acte.

C’est ici qu’il faut faire preuve d’un peu d’imagination et d’initiative dans ses recherches.

Nous savons que François Joseph Desjardins est décédé le 1er septembre 1963.  Toujours dans Mariages et Décès 1926-1997, mais cette fois dans l’outil Décès, voyons si nous sommes en mesure de retrouver l’acte de décès de François Joseph.

Fiche de décès de François Joseph Desjardins tiré de l’outil Décès 1926-1997

Nous avons retrouvé son décès. La fiche nous indique que le nom de sa mère est Jacques, A. et que le nom de son père est Desjardins, F. Une recherche pour un couple Desjardins/Jacques dans le LAFRANCE nous permet de retrouver leur mariage.

Conclusion

La marche à suivre et les exemples donnés dans ce guide couvrent la plupart des situations que vous rencontrerez dans la réalisation de votre ascendance.

La majorité des ascendances pourront être réalisées à l’aide du processus détaillé dans ce guide via le LAFRANCE, les Grandes Collections et les Mariages 1926-1997. Certains cas nécessiteront un peu plus de travail de recherche et d’imagination.

N’hésitez pas à nous contacter à l’adresse contact @ institutdrouin.com pour toute question concernant ce guide ou la réalisation de votre ascendance en général.

Mortalité du Québec sous le Régime Français

Dans une première chronique, nous avons montré avec la fiche de la famille de Joseph Landry dit Penot et Marie Josèphe Coron dite Dauphinais comment la « reconstitution (ou reconstruction) des familles », c’est-à-dire le rassemblement à l’échelle d’une famille de tous les événements démographiques concernant ses membres, permet de jeter un éclairage fascinant sur les conditions de vie de nos ancêtres. Ce couple exceptionnel formé en 1778 a eu en effet pas moins de 25 enfants, exemple limite d’une fécondité se réalisant en l’absence de toute forme de limitation des naissances.

Un tel contexte, où les enfants étaient beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui, serait rapidement devenu insoutenable en raison du rythme d’accroissement de la population qui en résulte s’il n’y avait pas eu compensation par le biais de conditions de mortalité qui ne manquent pas de frapper l’imagination. En effet, avec cette démographie dite d’Ancien Régime, la mort était omniprésente dans l’esprit de nos ancêtres : contrairement à aujourd’hui où les décès se concentrent aux âges les plus élevés, la mort frappait à tous les âges. Le taux de mortalité infantile (décès avant un an) était très élevé et les enfants qui survivaient étaient ensuite très vulnérables aux maladies et aux accidents; à l’âge adulte, on était un « vieillard » dès la cinquantaine. Les hommes et les femmes mouraient de malnutrition, d’accidents de travail, de manque d’hygiène ainsi que de la maladie, dont des épidémies comme la variole qui ravagent une grande partie de la population. En période de disette, le nombre de décès est encore amplifié.

Les informations colligées par le PRDH permettent de chiffrer ces conditions. Au tout premier plan se situe la mortalité infantile, celle qui décime les enfants dès leur plus jeune âge. Entre le quart et le tiers des enfants nés sous le Régime français sont décédés avant un an, avec une hausse tout au long de la période, dans les villes en particulier. La mortalité infantile est en effet liée entre autres aux conditions d’hygiène et donc aux effets délétères de la promiscuité. Le triste record en la matière est d’ailleurs détenu par Montréal, où près de 50% des enfants nés dans les dernières décennies de la période sont décédés avant d’atteindre leur premier anniversaire. Plusieurs pointes survenaient ainsi, gré des épidémies, disettes ou guerres. Comme la mortalité était loin d’être négligeable dans l’enfance, en définitive, moins de la moitié des naissances menaient à une personne atteignant l’âge au mariage, soit environ 20 ans pour les femmes et 25 ans pour les hommes.

Fiche de famille tirée du PRDH. Les enfants décédés avant l’âge d’un an sont soulignés en rouge.

S’étant marié, disons à 25 ans, un homme vivait en moyenne 39 années de plus, soit jusqu’à 64 ans, et une femme mariée à 20 ans vivait aussi 39 années de plus, soit jusqu’à 59 ans. Pourquoi cet écart? Parce que 1,5% des accouchements provoquaient le décès de la mère, de sorte qu’en raison de la répétition de ce risque sur plusieurs accouchements, c’est près de 12% des femmes qui mouraient prématurément en couches. Conséquence pratique de cette réalité : les unions duraient nettement moins longtemps qu’aujourd’hui, à peine la moitié des couples par exemple célébrant leurs noces d’argent, d’où de fréquents remariages, la présence de deux parents étant essentielle pour élever une famille nombreuse.

Vous connaissez maintenant les grandes lignes des conditions de mortalité aux XVIIe et XVIIIe siècles. Comment s’y comparent celles que vous constatez chez vos ancêtres?  Attention! Vous constaterez probablement qu’ils s’en sont plutôt bien tirés par rapport à l’ensemble. C’est que pour que vous soyez là pour vous intéresser à eux, ils doivent avoir descendance jusqu’à nos jours, réussite évidemment liée à leur survie et à celles de leurs enfants…

Bertrand et François Desjardins

Novembre 2017

Lien de parenté : calculer et comprendre les différents degrés de parenté

Il suffit de regarder l’arbre généalogique d’une famille pour voir à quel point les liens de parenté sont nombreux. Ceux-ci paraissent même exponentiels lorsqu’on pousse la recherche loin dans le passé. C’est ainsi que l’on découvre des liens de parenté communs entre notre famille et un personnage historique important, ou entre deux célébrités pourtant nées dans différents pays, comme Hillary Clinton et Céline Dion.Ces faits peuvent sembler étonnants mais pourtant, si l’on comprend bien la généalogie et les liens ancestraux entre les différents êtres humains, ils sont tout à fait logiques, même normaux. Tous les humains sont-ils cousins ? Techniquement, oui, ou du moins presque. Bien sûr, les degrés de filiation sont parfois extrêmement lointains. C’est suite à ce constat qu’il devient à la fois utile et intéressant de pouvoir calculer et mieux comprendre les liens de parenté.

Mais comment s’y prendre devant une tâche qui peut sembler colossale? Alors qu’il est plutôt simple d’effectuer les calculs par rapport à notre branche familiale rapprochée, dès que l’on s’éloigne de celle-ci, le travail se complique. Pourtant, c’est loin d’être une tâche insurmontable.

Calculer un lien de parenté : quelle technique employer ?

En observant un arbre généalogique, on voit plusieurs types de liens. Il y a les liens classiques, soit les parents, les enfants, les oncles et tantes, les cousins et les grands-parents. Ensuite, lorsqu’on décide d’aller plus loin, la question des degrés de parenté devient encore plus pertinente.

Il y a plusieurs façons de calculer les degrés de parenté. La technique de la ligne directe consiste à calculer les degrés selon les générations qui séparent les deux personnes. La technique en ligne collatérale remonte à l’ancêtre commun et compte un degré par génération. Voici une explication plus en détail de cette dernière:

Les liens de premier degré de parenté sont ceux entre parents et enfants. Les liens au deuxième degré sont les frères et soeurs, les petits-enfants et les grands-parents.

Au troisième degré, ce sont les arrières-grands-parents, les oncles et tantes et les neveux et nièces. Enfin, au quatrième degré se trouvent les cousins germains de la personne. Le calcul des degrés se poursuit de cette même manière, sans limites quant au nombre.

En résumé, le degré de parenté représente le nombre d’intermédiaires entre deux personnes, en remontant vers l’ancêtre commun puis en revenant vers eux.

Le rôle de l’arbre généalogique dans le calcul des liens de parenté

Si l’arbre généalogique n’est pas déjà complété, il faudra le faire pour pouvoir calculer et mieux comprendre les liens de parenté dans une famille. Il s’agit en effet d’un des meilleurs moyens pour présenter et analyser de façon efficace des liens de parenté entre différentes personnes.

Le fait d’avoir accès à un schéma imagé permet de mieux comprendre le réseau de liens qui nous unit avec nos ancêtres. Cette façon de présenter les liens de parenté est très concrète et simplifie largement les calculs.  

Pourquoi calculer nos liens de parenté ?

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous pourrions vouloir faire ce calcul. D’abord, parce que c’est fascinant de retracer l’histoire des différentes personnes ayant fait partie de nos ancêtres. Lorsqu’on veut mieux comprendre l’histoire de notre famille ou plus largement, de notre pays, ces recherches peuvent faire ressortir des informations très intéressantes, même utiles.

Ensuite, cette recherche peut aussi être faite purement pour des questions pratiques. Par exemple, cette analyse peut être utilisée dans des cas juridiques tels que des successions.

Toute personne est issue d’une vaste succession de branches familiales qui se sont divisées et développées au fil de l’histoire. Que l’on souhaite trouver un lien au troisième ou au 23e degré, les outils et les techniques employés actuellement nous permettent de faire des recherches rapidement et plutôt facilement.  Pourquoi ne pas en profiter ?

Origines des ancêtres : leçon d’histoire sur les familles fondatrices

Chaque être humain est le maillon d’un vaste réseau qui représente la population de la planète, au présent et au passé. Si l’on regarde vers l’arrière pour étudier l’origine de nos ancêtres, on remonte ce réseau complexe mais fascinant, et on découvre en chemin des éléments d’histoire très intéressants. Par exemple, il est possible de trouver qui faisait partie des familles fondatrices du Québec et des villes et villages établis partout dans la province.Cette recherche permet de mieux comprendre pourquoi les personnes se sont établies à certains endroits, et quels rôles elles ont eu dans le développement économique et stratégique de la province.

Les familles fondatrices venues de Nouvelle-France

Les premières familles fondatrices de l’histoire du Québec sont celles des colons qui sont restés en Nouvelle-France suite à plusieurs tentatives de colonisation. Durant les premiers voyages, les colons avaient été systématiquement rapatriés suite à des problèmes tels que la maladie ou le manque de préparation face à l’hiver. C’est enfin vers 1608 que les familles fondatrices viennent s’établir de façon plus permanente.

La plus célèbre de ces familles est celle de Louis Hébert, qui s’est installé avec femme et enfants en 1617. C’est à Québec que ceux-ci décident de s’établir, seulement quelques années après la fondation de cette ville par Samuel de Champlain. Louis Hébert et sa famille se sont fortement enracinés dans la région, prenant au sérieux leur rôle crucial parmi les premiers habitants permanents de la Nouvelle-France. En 1626, ils se voient même confier la seigneurie Saint-Joseph.

Les premiers villages du Québec et leurs familles fondatrices

D’autres familles ont suivi, entre autres grâce aux efforts de Robert Giffard et de la Compagnie des Cent-Associés. Giffard, lui-même fondateur de la ville de Beauport, retourne plusieurs fois en France pour convaincre des familles de le suivre vers la nouvelle colonie. Celles-ci, qui sont peu nombreuses mais décidées à rester, s’installent alors en Nouvelle-France et participent à la population croissante.

Plus le nombre de familles augmente, plus l’exploration des terres se poursuit, avec la création de nouvelles seigneuries. D’autres paroisses voient le jour, peuplées et organisées par les familles fondatrices. La ville de Québec et ses environs se développent peu à peu, et d’autres secteurs comme ceux de Trois-Rivières et Montréal accueillent aussi de nouvelles familles et sont officiellement fondés, respectivement en 1634 et en 1642.

À la découverte de nos ancêtres : mieux saisir le rôle des familles fondatrices

Lors d’une recherche généalogique, il n’est pas rare d’apprendre que certaines branches familiales se sont formées lors de la création d’une nouvelle ville ou d’un village. Le but de la colonisation étant entre autres de peupler le territoire, les familles avaient avantage à obtenir des terres à exploiter et à se regrouper avec d’autres voisins pour former une communauté, qui était aussi souvent basée sur les liens avec l’église.

Plusieurs villes et municipalités du Québec célèbrent encore leurs familles fondatrices. Par exemple, dans le cadre du 375e anniversaire de Sorel-Tracy, une grande fête a été organisée pour rendre hommage à ces familles pionnières dont les noms ornent toujours plusieurs lieux publics de la ville. D’autres endroits, comme Repentigny, mettent un point d’honneur lors des fêtes annuelles de la ville à commémorer ces personnes qui sont venues habiter de nouvelles terres, avec tout le travail et l’ambition que cela implique.

L’étude des familles fondatrices permet de mieux comprendre l’évolution et l’histoire de la province de Québec, ainsi que celle de ces nombreuses municipalités. Au quotidien, c’est souvent la toponymie des villes qui nous le rappelle, obligeant un devoir de mémoire. Les recherches généalogiques, ainsi que celles faites auprès des sociétés d’histoire des régions et municipalité de la province permettent d’en savoir davantage sur ces personnes et les raisons qui ont fait en sorte qu’elles s’établissent à cet endroit.

Que dit votre nom sur l’histoire de votre famille au Québec ?

D’où provient votre nom de famille? Quelle est son histoire? Depuis combien de temps existe-t-il sous cette forme? Ce sont là des questions que de nombreuses personnes se posent, car dans la plupart des cas, le nom de famille que nous portons n’est pas un choix, mais un héritage familial.Que l’on soit issu d’une famille aux racines profondément québécoises ou d’origine étrangère, le nom de famille en dit beaucoup sur notre passé et celui de nos ancêtres. Par conséquent, l’étude des noms de famille, ou anthroponymie, est un angle intéressant à adopter pour apprendre à connaître notre histoire de famille au Québec.

D’où proviennent les noms de famille au Québec?

Chaque nom de famille est accompagné d’une histoire, les traditions variant d’un pays à l’autre. Dans certaines régions, les prénoms du père et de la mère sont transmis aux enfants en guise de nom de famille, tandis qu’ailleurs, ce sont les métiers et les rangs sociaux qui servent à cet effet.

Au Québec, l’étymologie de ces appellations provient de diverses sources, mais on trouve plusieurs racines communes. Bien évidemment, plusieurs noms viennent des colons arrivés de France et de Grande-Bretagne. Ces noms ont parfois été maintenus tels quels, ou ils ont connu des modifications  orthographiques ou structurelles. Certains noms proviennent des métiers effectués par les premiers ancêtres, alors que d’autres désignent le lieu d’origine de la personne.

D’autres populations immigrantes sont arrivées au Québec au fil des années, emportant avec elles des noms traditionnels de leurs régions. C’est ainsi qu’on trouve des patronymes d’origine syrienne, chinoise, portugaise, vietnamienne ou espagnole parmi les nouveaux arrivants, mais aussi chez des familles qui sont installées dans la province depuis plusieurs générations.

Étant donné qu’aucun schéma spécifique n’a été adopté au fil du temps, les noms de famille utilisés au Québec ont tous une étymologie qui leur est particulière. Il est donc intéressant que chacun prenne l’initiative de pousser les recherches afin de savoir d’où provient son nom de famille et quelle a été son évolution.

Quels sont les noms de famille les plus communs au Québec?

Vous l’aurez deviné, c’est Tremblay qui gagne la palme du nom le plus commun au Québec. Il partage les premiers rangs avec les familles Gagnon, Roy, Côté et Bouchard. Pourtant, il est intéressant de savoir qu’au Québec, les noms de famille sont très variés. Contrairement à d’autres pays tels que la Chine ou le Danemark, où une grande part de la population porte les mêmes noms de famille, les québécois portent une grande quantité de noms issus de différentes racines.

Comment faire pour en savoir plus sur l’histoire d’un nom de famille au Québec?

Les recherches généalogiques nous permettent de trouver de précieuses informations au sujet des noms de famille. Il est généralement possible de retracer les lignées familiales, de voir les changements et de trouver les différents noms qui se sont croisés ou qui sont apparus à un certain moment.

De nombreux outils sont disponibles en ligne pour ceux qui souhaitent effectuer eux-mêmes le travail de recherche d’ancêtres. Il est entre autres possible de consulter des registres paroissiaux et d’avoir accès à plusieurs documents officiels tels que des actes de naissance ou des documents de mariage et de sépulture.

Il est aussi possible de faire appel aux services d’un spécialiste de la généalogie. Ce dernier pourra aider à retracer l’origine du nom de famille, à créer un arbre généalogique et à faire plusieurs autres recherches associées à la filiation et à l’histoire.

Enfin, des chercheurs et des historiens ont publié des livres très intéressants au sujet de l’origine des noms de famille au Québec. Le livre « Votre nom et son histoire » du linguiste Roland Jacob présente des anecdotes à propos des noms les plus courants au Québec. Ces ouvrages pourront donc vous aider dans votre quête pour mieux comprendre votre nom de famille et sa signification.

Registres paroissiaux : une ressource fiable pour retrouver ses ancêtres

Les registres paroissiaux du Québec représentent une valeur inestimable en tant que ressource pour trouver des renseignements par rapport aux générations précédentes. Jusqu’à la fin du vingtième siècle, ces registres servaient pour accumuler toutes les informations ayant rapport avec l’état civil de la population. Ces informations étaient archivées auprès des églises, mais aussi dans les palais de justice.

À partir des années 40, un effort de conservation a été lancé par l’Institut Généalogique Drouin, qui a procédé au microfilmage des registres. Il en est ressorti une base de données très importante qui peut maintenant être consultée par toute personne cherchant à retracer ses ancêtres.

L’histoire des registres paroissiaux

C’est durant la période du Régime français que la collecte d’informations des habitants de la Nouvelle-France a pris la forme de registres paroissiaux. Cette méthode s’est ensuite poursuivie sous les autorités britanniques et suivant l’évolution des régimes politiques au Canada. C’est seulement en 1994 que le Directeur de l’état civil du Québec a obtenu le mandat complet de délivrer et conserver les documents associés au registre.

Quelles informations peut-on trouver dans un registre paroissial?

Les registres paroissiaux rassemblent principalement les actes de baptême, les documents de mariage et les actes de sépulture. On y trouve aussi certaines informations au sujet des personnes fichées, telles que leur lieu d’origine, les membres de leur famille, leur religion et les endroits où ils ont vécu.

Bien que le système des registres soit ancré dans la tradition francophone catholique, les informations des personnes étant issues d’autres religions y ont aussi été récoltées.

Quelles sont les garanties de fiabilité des registres paroissiaux québécois?

La responsabilité de tenir les registres paroissiaux incombait aux prêtres qui étaient les seuls à être autorisés à émettre les documents et à apporter des modifications. D’autres personnes pouvaient aussi être nommées par la Chancellerie pour agir à la place du prêtre. Cependant, dans tous les cas, la personne devait signer en son nom propre tous les documents émis et modifiés par ses soins. Ce faisant, il n’y avait pas place à l’erreur.

Bien plus que de simples documents généalogiques, on a vite considéré que les registres paroissiaux contenaient des informations essentielles par rapport à la population des villes et villages. Le rôle de tenancier des registres était donc fortement pris au sérieux.

Personne ne s’étonnera de remarquer que la vie au Québec a longtemps été centrée autour de l’église. De ce fait, tous les documents relatifs à l’état civil d’une personne s’y retrouvaient. Cette pratique était très logique, étant donné que c’est là qu’on tenait les baptêmes, les mariages et les funérailles.

À la manière du Registre de l’état civil qui existe de nos jours, les registres paroissiaux étaient tenus rigoureusement. Les archives disponibles actuellement contiennent des versions numérisées de ces documents papier et bien souvent, il existe une transcription du contenu ainsi qu’une image du document original.

Comment consulter un registre paroissial au Québec?

Face à cette riche collection de documents auquel nous avons accès, plusieurs organismes et sociétés de généalogie ont créé des outils et des plateformes où il est possible de faire des recherches. Il n’y a donc pas d’outil centralisé présenté par le gouvernement, mais les informations sont plutôt faciles à trouver.

Le site de Généalogie Québec compte lui-même plusieurs ressources où sont rassemblés différents registres. Le répertoire LAFRANCE, les Registres du Fond Drouin, le Petit NBMDS et le Fichier Conolly contiennent tous des informations issues des registres, dont les actes de baptême et de sépulture, ainsi que les documents de mariage. Pour y accéder, il suffit de s’inscrire au site et de choisir l’outil qui vous convient le mieux.

Il est aussi possible de faire des recherches auprès des sociétés généalogiques de votre région. Des spécialistes de la généalogie y sont en mesure de guider les personnes à travers leur processus pour trouver des informations au sujet de leurs ancêtres.

Finalement, le site internet de Bibliothèque et archives Canada rend disponibles certains documents associés aux registres à travers son site internet.

Qu’est ce que le PRDH?

Le PRDH est un répertoire de tous les actes de baptêmes, mariages et sépultures célébrés au Québec entre 1621 et 1849, soit plus de 2.5 millions d’actes répertoriés.

Ce qui fait du PRDH une ressource unique est la structure de sa base de données. En plus des actes de baptême, mariage et sépulture, le PRDH contient ce qu’on appelle des fiches d’individu et des fiches de famille.

Tout individu mentionné dans un acte de la base de données se voit attribuer sa fiche individuelle. De même, tout couple marié mentionné dans un acte se voit attribué une fiche de famille.

Afin de mieux comprendre le fonctionnement de cette structure, effectuons une recherche type.

Recherche du baptême de François Plouf via l’engin de recherche du PRDH

Afin de débuter la recherche, les informations initiales sont entrées dans le gabarit. Ici, nous effectuons une recherche pour un François Plouf, sans limiter les résultats par période ou par paroisse.

Résultats d’une recherche au nom de François Plouf sur le PRDH

Nous obtenons une liste de résultats.

  • La première colonne offre le numéro d’acte, qui permet d’identifier celui ci dans la base de données.
  • La seconde colonne donne la date de l’événement.
  • La troisième donne le type d’acte (baptême, mariage ou sépulture).
  • La quatrième donne la paroisse dans laquelle l’événement fut célébré.
  • La colonne rôle nous indique le rôle qu’a l’individu dans l’acte.
  • Les colonnes sexe, nom et prénom se passent d’explication.

Nous allons sélectionner le 14e résultat, soit le baptême de François Plouf célébré à Contrecoeur le 27 novembre 1718.

Fiche de baptême de François Plouf tirée du PRDH

Nous obtenons ainsi la fiche de baptême de François Plouf. Cette fiche de baptême a été réalisée à partir de l’acte paroissial original. L’information pertinente contenue dans l’acte y est extraite puis présentée de manière conviviale.

Dans une fiche d’acte de baptême, mariage ou sépulture, chaque nom est un lien vers la fiche de l’individu nommé. Rendons nous à la fiche d’individu de François Plouf en cliquant sur son nom.

Fiche d’individu de François Plouf tirée du PRDH

La fiche d’individu regroupe toutes les mentions d’un individu dans la base de données, soit son baptême, sa sépulture et son mariage. La fiche d’individu mentionne aussi les parents ainsi que le ou la conjoint(e) de l’individu.

Encore une fois, chaque nom dans la fiche est un lien vers la fiche d’individu de la personne nommée. De plus, chaque date mène vers la fiche de l’acte de l’événement en question.

Finalement, les mentions “Premier mariage” ou “Famille” peuvent être utilisées pour naviguer vers les fiches de famille appropriées.

Explorons la fiche de famille de François Plouf.

Fiche de famille de François Plouf et Marie Ursule Emery Codere tirée du PRDH

Une fiche de famille est créée pour tout couple marié mentionné dans une fiche d’acte de la base de données. Cette fiche de famille regroupe tous les enfants du couple et offre un lien vers les événements ou ces enfants sont mentionnés.

On peut donc voir la fiche de famille comme le résultat du processus de reconstruction familiale du PRDH.

Ultimement, on peut décrire la base de données du PRDH comme un arbre généalogique massif englobant tous les individus catholiques ayant vécu au Québec entre 1621 et 1849.

Nous effectuons des correctifs et des ajouts mensuels à la base de données, et nous espérons pouvoir étendre la période couverte par celle ci dans un avenir rapproché.

Intégrations avec GénéalogieQuébec.com

Nous offrons aux abonnés communs de GénéalogieQuébec.com et du PRDH un accès exclusif aux fonctionnalités suivantes:

  1. Voir le document original (registre paroissial) sur GénéalogieQuébec.com à partir de tout certificat du PRDH
  2. Voir la fiche individuelle PRDH de tout individu mentionné dans un acte du LAFRANCE de GénéalogieQuébec.com
  3. 10% de requêtes additionnelles gratuites à l’achat sur le PRDH pour les abonnés de GénéalogieQuébec.com

Quelles sont les différences entre GénéalogieQuébec.com et le PRDH?

GénéalogieQuébec.com PRDH (genealogie.umontreal.ca)
Période 1621 – 2017 1621 – 1849
Documents originaux Oui Non
Reconstructions familiales Non Oui
Type de documents Actes de BMS, nécrologies, cartes mortuaires, pierres tombales, documents notariés, recensements, répertoires de mariages, registres paroissiaux, cartes postales Actes de BMS, Fiches d’Individus, Fiches d’Unions, Fiches de Famille
Type d’abonnement À durée déterminée (24h, 1 mois, 1 an) Via achat de requêtes

Comment s’abonner au PRDH?

Les abonnements au PRDH fonctionnent par requêtes.

Une requête se comptabilise à chaque fois qu’une page s’affiche, à l’exception d’une liste de références résultant d’une recherche, qui n’est pas tarifiée. Un abonnement correspond donc au droit d’obtenir de notre serveur un certain nombre d’affichages de l’un ou l’autre des éléments suivants: acte du Répertoire des actes, fiche individuelle ou familiale du Dictionnaire généalogique et fiche d’union du Répertoire des unions.

Vous trouverez les différentes options d’abonnement au PRDH à cette adresse.

Vingt-cinq enfants en 27 ans: Un aperçu de la fécondité de nos ancêtres

Dans l’Histoire, l’idéalisation du passé est récurrente, celui-ci apparaissant pour toutes sortes de raison comme préférable au temps présent. La vie de nos ancêtres est souvent ainsi perçue : rude, certes, mais saine et bucolique, plus «naturelle» en sorte.

Mais il faut savoir que la population canadienne-française d’il y a deux siècles vivait sous un régime démographique caractérisé par une fécondité et une mortalité élevées. En l’absence de toute forme de contraception, les capacités reproductives des couples s’exprimaient en toute liberté. Voyons le cas de Joseph Landry et de Josephe Coron Dauphinais, mariés le 13 février 1778 à Sorel.

Fiche de famille de Joseph Landry Penot et Marie Josephe Coron Dauphinais tirée du PRDH https://www.genealogie.umontreal.ca/

 

Née en mars 1761, l’épouse était donc âgée de seize ans à son mariage; elle était enceinte, puisqu’elle accouchait dès le mois de mai 1778. 24 autres naissances suivirent, la dernière survenant en avril 1805, soit presque 27 années plus tard; la mère venait alors de célébrer son 44e anniversaire. Cette femme remarquable ne s’éteignit qu’en 1842, à l’âge de 81 ans.

Vingt-cinq enfants nés en 27 ans, dont seulement cinq atteignirent l’âge adulte; les vingt autres moururent rapidement, incluant sans hésitation les enfants nés en 1780, 1781 et 1782 dont les sépultures ne nous sont pas parvenues. Qui échangerait les conditions de choix d’aujourd’hui avec celles que réservait la Nature?

Découvrez vous aussi la fécondité de vos ancêtres avec un abonnement au PRDH! Vous y trouverez tous les individus catholiques ayant vécu au Québec entre 1621 et 1849, répertoriés via leurs actes de baptême, mariage et sépulture. Ces actes sont liés via des fiches d’individus et de familles vous permettant d’obtenir un portrait détaillé de la fécondité et des conditions de vie de vos ancêtres.

Plus d’information sur le PRDH

Plus d’information sur les options d’abonnement au PRDH

Bertrand et François Desjardins

Septembre 2017

Enfant adopté: retrouver ses racines est-il possible?

La quête des origines est un besoin ressenti par de nombreux êtres humains. Il est tout à fait sain de vouloir comprendre d’où l’on vient. Dans le cas d’une personne adoptée, cette inclinaison est encore plus forte. Car même lorsqu’on a été adopté par une famille aimante, il reste à retracer plusieurs morceaux du casse-tête pour savoir qui l’on est et d’où l’on vient.

La généalogie d’une personne adoptée peut lui servir à mieux comprendre son histoire, mais aussi à connaître ses prédispositions génétiques. Il y a donc plusieurs raisons pour lesquelles celle-ci pourrait vouloir retrouver ses racines familiales biologiques.

Ancêtres d’une personne adoptée: comment les retracer?

On a tous en tête des émissions de retrouvailles et des documentaires où une personne adoptée trouve des informations sur sa famille biologique. Ces portraits illustrent des parcours assez compliqués, mais qui finissent généralement par porter fruit. La plupart des personnes adoptées ont accès à quelques documents de base, ceux qui ont été remis à leur famille d’adoption. Ces papiers peuvent leur être utiles mais bien souvent, cela ne représente que la base des informations nécessaires pour aller plus loin.

Il faut aussi savoir que chaque cas est différent. Certaines personnes adoptées ont gardé contact avec leurs parents biologiques alors que d’autres n’ont même pas idée du nom de ceux-ci. Évidemment, plus il y a d’information et de liens qui demeurent, plus la recherche sera simplifiée.

De surcroît, il est important de faire une distinction entre les personnes adoptées au Québec et celles qui proviennent d’un pays étranger. En effet, les démarches sont bien différentes pour ceux qui sont nés ici que pour ceux qui sont arrivés d’un autre pays.

Retrouver ses ancêtres lorsqu’on a été adopté au Québec

Pour question de proximité, il peut être plus facile de retracer la généalogie de la famille biologique d’une personne adoptive lorsque celle-ci est née au Québec. Cependant, il y a de gros bémols à cette affirmation car pendant longtemps, les associations et orphelinats qui s’occupaient des adoptions remettaient peu d’informations précises permettant d’identifier les parents.

Les parents biologiques ont aussi le droit de signer un refus pour rencontrer et renouer avec les enfants qu’ils ont mis en adoption. Ces deux faits peuvent donc mettre des bâtons dans les roues des personnes dans cette situation qui souhaite renouer avec leurs origines.

Les lois sont en train de changer afin de faciliter la mise en contact des personnes adoptées avec leurs parents biologiques. Il faut donc rester à l’affût de ces modifications pour connaître la marche à suivre lors du contact initial. En général, tout est question de consentement et d’ouverture de part et d’autre. Le Centre jeunesse de la région où a eu lieu l’adoption pourra contribuer à la recherche de renseignements et guider la personne dans sa quête.

Une fois que la personne a accès à plus d’information, ou si c’était déjà le cas à la base, il est possible de consulter des registres disponibles en ligne. Ces registres permettent de construire un arbre généalogique en consultant les actes de mariage, de naissance et de décès. Les sociétés d’histoire régionales peuvent aussi être des endroits très utiles pour trouver des archives contenant de l’information de cette nature.

Finalement, ceux qui préfèrent confier le travail à quelqu’un d’autre pourront faire appel à un spécialiste de la généalogie qui puisera dans des documents et saura exactement où et comment faire les recherches.

Retrouver ses ancêtres lorsqu’on a été adopté à l’international

Pour toute adoption provenant d’un autre pays, il faut aller voir auprès du Secrétariat à l’adoption internationale (SAI). Cet organisme offre aussi des services pour les gens adoptés au Québec, par exemple, pour demander un sommaire des antécédents sociobiologiques, qui contient quelques renseignements, dont la date de naissance, les circonstances de l’adoption et quelques informations de base au sujet des parents.  Toutefois c’est pour les démarches effectuées vers l’étranger que l’organisme peut s’avérer particulièrement utile.

Les employés du SAI sont en mesure d’établir des contacts avec les autorités étrangères afin de voir s’il est possible d’accéder à des informations sur la généalogie de l’enfant adopté. De là, ils remettent les informations à la personne qui en fait la demande. Cependant, il arrive que cette requête soit sans résultats car certains pays ont des lois qui interdisent les retrouvailles, ne tiennent pas de registre ou ne sont pas en mesure de fournir les informations souhaitées. Encore une fois, c’est du cas par cas et il faut savoir gérer ses attentes.

Comment expliquer un arbre généalogique à votre enfant ?

La généalogie et l’histoire familiale sont des concepts qui peuvent sembler à la fois intimidants et fascinants pour les jeunes. Comment comprendre que des gens qu’ils n’ont jamais rencontrés aient contribué à leur présence sur terre? Comment décrire les liens qui unissent chaque membre de la famille, qu’ils soient vivants ou des ancêtres lointains?

On partage souvent des histoires familiales avec les plus jeunes et afin d’illustrer celles-ci, un arbre généalogique pour enfant peut s’avérer bien utile.

Voici quelques astuces pour expliquer l’arbre généalogique à un enfant

Il existe plusieurs types d’arbres généalogiques, dont l’arbre descendant et l’arbre ascendant. Étant donné que l’arbre ascendant est plus commun, nous allons prendre celui-ci dans les exemples. La différence entre les deux est que l’arbre ascendant part d’une personne et retrace ses ancêtres, alors que l’arbre descendant prend forme en partant de l’ancêtre et en illustrant les lignées de ses descendants.

Pour l’enfant, l’arbre ascendant est aussi plus facile à comprendre car il peut rapidement faire des liens entre les personnes en débutant avec celles qu’il connaît déjà.

Susciter l’intérêt des jeunes pour leur histoire familiale

Le premier défi consiste à éveiller la curiosité des jeunes, si ce n’est pas déjà quelque chose qu’ils ont développé. En leur contant des histoires mettant en scène leurs ancêtres, ils ressentiront une fierté et une fascination envers cette appartenance familiale. Dans beaucoup de cas, cela aura pour résultat de leur donner envie d’en savoir plus. Afin que les choses soient bien claires, il est suggéré de commencer avec les personnes qu’ils connaissent déjà, comme leurs grands-parents, leurs cousins et leurs oncles et tantes. Ensuite, on remonte la lignée en présentant les ancêtres qui précèdent. Le fait de pouvoir associer des histoires et des faits aux différents membres de la famille aidera à concrétiser l’arbre généalogique qui se trouve devant leurs yeux.

Pousser l’explication des liens familiaux

Un enfant comprend très rapidement qu’il vit dans une cellule familiale. Il connaît ses parents, ses frères et sœurs et tous les autres membres de la famille qu’il côtoie régulièrement. Ce concept étant assimilé par l’enfant, il sera plutôt simple de lui faire comprendre les liens familiaux des personnes faisant partie des autres sections de l’arbre généalogique.

En effet, au départ il est recommandé de regarder chaque partie de l’arbre séparément pour que l’enfant puisse absorber les informations à son rythme. On peut, dès le départ, regarder l’ensemble de l’arbre et faire une présentation générale mais lorsque vient le temps d’expliquer plus en détail, il est mieux de le faire petit à petit.

Introduire le concept des générations et de la fraternité

Les jeunes ont tendance à vivre dans le moment présent. Bien qu’ils comprennent le fait que leurs parents et grands-parents soient plus vieux, ils ne font pas toujours la distinction comme quoi il y a différentes générations de personnes. Sur un arbre généalogique, la ligne verticale permet de séparer les générations d’une famille. La ligne horizontale désigne quant à elle un concept de fraternité. En regardant ces lignes, l’enfant peut donc vite comprendre la différence et devenir mieux équipé pour saisir l’idée du passé et le fait que chaque être provient d’une cellule familiale.

Poser des questions et leur faire jouer au détective

Pour voir si votre enfant a bien compris, il est intéressant de poursuivre en lui demandant à son avis, à quoi servent les arbres généalogiques. Sa réponse permettra de savoir s’il a saisi le concept. Afin d’approfondir ses connaissances, vous pouvez aussi transformer l’exploration de l’arbre en jeu. L’enfant se transforme alors en détective qui a pour mission de découvrir les liens et de retracer des histoires familiales. Demandez-lui de vous dire qui est cette personne par rapport à lui ou par rapport à un autre membre de la famille.

Même pour les plus jeunes, ce genre d’interaction avec le schéma familial peut aider à rendre les choses plus claires et faciles à comprendre.