Arbre généalogique à remplir : par où commencer sa recherche ?

Il existe mille motivations pour se lancer dans des recherches généalogiques : on souhaite retrouver ses ancêtres, connaître les origines de sa famille, et répondre aux questions que posent nos enfants et petits-enfants. Mais lorsque l’on se retrouve devant l’arbre généalogique à remplir, on ne sait pas forcément comment s’y prendre, ni par où commencer ses recherches, ni comment organiser les données recensées. Voici quelques conseils pour commencer à recueillir des informations généalogiques.

Interroger les membres de la famille

Dans les familles, la tradition orale peut jouer un grand rôle pour reconstituer son arbre généalogique. Les anciens encore en vie, qu’ils soient ou non des proches, aiment à évoquer, souvent avec passion, leur jeunesse révolue et dévoilent de précieuses informations sur les origines et les migrations des diverses branches de la famille.

Si l’on ne dispose pas d’un logiciel de généalogie, il est essentiel de faire une fiche pour chaque personne interrogée et d’y inscrire les informations collectées ainsi que la date et le lieu de naissance, le nom de jeune fille ainsi que la date et le lieu de mariage.

Regrouper les vieux papiers

Il est très émouvant de se plonger dans les lettres, les cartes postales, les testaments, les contrats, les cartes mortuaires, et les coupures de journaux conservés avec soin par nos aïeux. Ceux-ci regorgent aussi de précieuses informations et permettent de glaner de nombreux renseignements sur nos ancêtres.

Consulter les registres religieux et les archives

Comme les registres paroissiaux contiennent les actes de baptême, de mariage et de sépulture, ils constituent une source de renseignements très importante lors des recherches généalogiques et permettent de remonter jusqu’au 17e siècle.

Comme les actes d’état civil du Québec, ils ont été microfilmés par l’Institut Généalogique Drouin et sont consultables en ligne à cette adresse. Au Québec, il est également possible d’aller consulter les archives nationales gratuitement et de remonter ainsi jusqu’aux débuts de la colonie.

Contacter une société de généalogie

Les sociétés de généalogie donnent des conseils aux chercheurs et leur procurent des techniques et des outils leur permettant d’effectuer des recherches fructueuses. Elles proposent également l’accès à différentes bases de données pour quelques dizaines de dollars ainsi que des ateliers sur la généalogie.

Organiser les données recensées au moyen d’un logiciel de généalogie

Afin d’ordonner les données collectées, l’idéal est d’utiliser un logiciel de généalogie. Il en existe de très pratiques qui sont totalement gratuits et qui permettent de :

  • Créer son arbre généalogique en identifiant chaque personne. On attribue à chaque membre de la famille une fiche avec sa photo et ses renseignements (nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, date et lieu de mariage, métier, date et lieu de décès)
  • Enregistrer les caractéristiques des sources (témoignages, actes officiels, actes notariés, documents, archives, etc.)
  • Classer chaque membre de la famille
  • Noter dans un agenda les évènements marquants des proches avec une possibilité de rappel
  • Imprimer un arbre généalogique sous forme de liste ascendante ou de graphique, voire donner des visualisations de l’arbre en 3D
  • Générer des rapports
  • Exporter des données généalogiques
  • Incorporer des dates historiques afin de situer les membres de la famille dans leur époque
  • Contrôler la cohérence des informations saisies grâce au recoupement de dates
  • Être couplé avec un site web de généalogie ou une version mobile pour tablette ou smartphone.

Mener l’enquête afin de trouver les traces ses ancêtres et le fil de ses origines est une aventure passionnante et de nombreux Québécois sont atteints du virus de la généalogie. Mais encore faut-il être organisé, savoir par où commencer les recherches et comment ordonner les informations recueillies de manière pratique pour aboutir à un arbre généalogique bien rempli.

Faut-il faire des études en généalogie pour en faire sa carrière ?

Le gouvernement québécois ne reconnaît pas le métier de généalogiste comme une profession si bien que la généalogie n’y est pas enseignée. Pourtant, lorsque l’on est animé par une véritable passion, on n’a qu’une seule envie : en faire son métier. S’il n’existe pas d’études en généalogie au Québec, alors comment devenir généalogiste professionnel ?

Les cours des universités françaises

La plupart des généalogistes de France sont issus d’une formation d’historien ou de juriste, mais récemment, plusieurs formations dédiées à la généalogie ont été créées en France et notamment :

  • le diplôme universitaire Généalogie et histoire des familles, dispensé à l’Université de Nîmes en présentiel et à distance. Il s’agit d’une formation complète à la généalogie.
  • le diplôme universitaire Histoire et généalogie familiale, offert uniquement à distance par l’Université du Mans. Similaire au diplôme Généalogie et histoire des familles de l’Université de Nîmes, il vise à acquérir des compétences générales en généalogie familiale (qui s’oppose à la généalogie successorale).
  • le diplôme universitaire Approfondissement en généalogie, offert à distance par l’Université de Nîmes. Ce diplôme est accessible au diplômés des deux diplômes universitaires susnommés et aux personnes attestant d’une solide expérience en généalogie.
  • le diplôme universitaire Installation du généalogiste professionnel, offert en présentiel à l’Université de Nîmes. Ce dernier, d’une durée d’une semaine, forme des étudiants aspirant au métier de généalogiste professionnel à la gestion d’une entreprise de généalogie, notamment par des cours de droit, de comptabilité et de marketing.

Les ateliers québécois consacrés à la généalogie

Plusieurs organismes québécois tels que la Société de généalogie de Québec (SGQ) ou la Société généalogique canadienne-française (SGCF) proposent des ateliers et des cours de généalogie dont :

  • des ateliers de bases : les différents outils de base de recherche en généalogie y sont présentés.
  • des ateliers intermédiaires : on enseigne dans ces cours quelles sont les sources d’informations et les documents divers qui permettent d’effectuer des recherches plus approfondies.
  • des ateliers spécialisés : ces ateliers portent plus spécifiquement sur le développement d’habiletés, et notamment la paléographie.

La reconnaissance des compétences acquises

Comme il n’existe pas de formation de généalogiste à proprement parler au Québec, les généalogistes québécois n’ont pas de diplôme, mais peuvent en revanche faire valider leurs acquis. Cette reconnaissance des compétences permet de donner au public cherchant un spécialiste en recherches de filiation ou d’histoire de famille une garantie de fiabilité. Ces agréments s’obtiennent auprès de la Fédération des sociétés de généalogie qui organise un examen et délivre depuis plusieurs années des attestations de compétences. Celles-ci se divisent en trois catégories :

  • Le généalogiste de filiation agréé GFA : le candidat doit fournir un portfolio décrivant sa formation et ses expériences en généalogie ainsi que la motivation de sa candidature. Il doit montrer qu’il est capable de traiter les données d’une filiation, de retrouver les actes ou les contrats de mariage, d’identifier et d’exploiter les outils de recherche et d’écrire en maîtrisant le français ou l’anglais.
  • Le généalogiste recherchiste agréé GRA : le candidat doit déjà posséder le titre de généalogiste de filiation agréé ou présenter les deux demandes simultanément et fournir le portfolio. Il est testé sur sa faculté à établir le plan de travail d’un projet de recherche, écrire un texte à caractère généalogique à des fins de publication, organiser ses archives numériques et papier, recenser les informations recueillies sous forme de tableau, identifier et exploiter les outils de recherche qui lui sont propres, repérer les informations dans les documents manuscrits et résoudre des problèmes complexes.
  • Le maître généalogiste agréé MGA : le candidat doit détenir le titre de généalogiste de filiation agréé et de généalogiste recherchiste agréé ou présenter les deux ou trois demandes simultanément et fournir le portfolio. Lors de l’examen, le candidat est mis à l’épreuve sur ses capacités à donner et développer des activités de formation, écrire et prononcer des conférences sur des thèmes traitant de la généalogie, rédiger, publier et diffuser des ouvrages généalogiques et des instruments de recherche seul ou en collaboration, et transcrire mot à mot des documents manuscrits écrits en français ancien.

S’il n’existe pas au Québec de formation de généalogiste, il est possible d’y suivre des ateliers, de pratiquer pour bâtir son expérience et de prendre des cours auprès d’universités. On peut ensuite s’inscrire dans une société de généalogie affiliée à la Fédération et passer les examens afin d’obtenir une attestation de compétence ; celle-ci est délivrée pour une durée illimitée et permet au généalogiste de porter le titre de généalogiste de filiation agréé, de généalogiste recherchiste agréé ou de maître généalogiste agréé.