Le Forum de Généalogie Québec

L’Institut généalogique Drouin est heureux de vous annoncer l’ouverture de son forum officiel! Venez discuter de généalogie et d’histoire avec les membres de notre équipe et le reste de la communauté.

Ce forum est accessible à tous, que vous soyez membre de Généalogie Québec et PRDH-IGD ou non.

Les sections du forum

Le forum est divisé en trois sections : « Aide et soutien technique », « Questions généalogiques » et « Partagez vos recherches et trouvailles ».

Aide et soutien technique

C’est dans cette section que vous pouvez soumettre toute question ou problème en lien avec l’utilisation de PRDH-IGD.com et GenealogieQuebec.com. Vous pouvez y poser des questions par rapport au processus d’abonnement, au contenu et à l’utilisation des bases de données ou à tout autre élément relié aux sites. Vous référer à la section « Questions généalogiques » pour les interrogations qui ne sont pas directement liées aux sites.

Questions généalogiques

Cette section est dédiée à toute question en lien avec la généalogie, l’histoire et ce qui les entoure. Vous référer à la section « Aide et soutien technique » pour les questions spécifiques à PRDH-IGD et Généalogie Quebec.

Partagez vos recherches et trouvailles

Comme son nom l’indique, cette section vous permet de partager le résultat de vos recherches et vos trouvailles généalogiques et historiques. Partagez vos succès et vos échecs, vos cas les plus complexes et vos histoires les plus inusitées!

Participer à la discussion

Veuillez noter que vos identifiants PRDH-IGD.com et GenealogieQuebec.com ne pourront pas être utilisés sur le forum. Afin d’y participer, vous devrez y créer un nouveau compte.

Le forum est en développement constant! N’hésitez pas à partager vos suggestions et commentaires, afin que nous puissions vous offrir la meilleure plateforme de discussion possible.

 

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

25 000 nouveaux avis de décès journaux sur Généalogie Québec

25 000 avis de décès provenant de journaux québécois ont été ajoutés à la section Nécrologe de Généalogie Québec en mai.

Ces nouvelles nécrologies proviennent de partout au Québec et sont datées, pour la plupart, du 21e siècle et particulièrement de l’année 2019.

  

Les avis de décès journaux peuvent être consultés dans la section Nécrologe de GenealogieQuebec.com, qui regroupe la majorité des collections d’avis de décès, de cartes mortuaires et de pierres tombales disponibles sur le site.  Elle est divisée en 4 sous-sections:

  • Avis de décès internet, qui contient des avis de décès publiés sur Internet entre 1999 et aujourd’hui.
  • Avis de décès journaux, qui contient des avis de décès publiés dans des journaux entre 1860 et aujourd’hui.
  • Pierres tombales, qui contient des photos de pierres tombales provenant de centaines de cimetières du Québec et de l’Ontario.
  • Cartes mortuaires, qui contient des dizaines de milliers de cartes mortuaires publiées entre 1860 et aujourd’hui.

Toutes ces sous-sections sont indexées et peuvent être consultées via un engin de recherche. Vous trouverez plus d’informations à propos de la section Nécrologe sur le blog de l’Institut Drouin.

 

 

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Les 10 gagnants du concours et 60% de rabais sur la boutique de l’Institut Drouin!

Vous avez été 4368 à participer, et il est maintenant temps d’annoncer les 10 gagnants du Jeu-Concours lancé le 29 avril 2020!

Félicitations à :

  • Jocelyne R.
  • Lyne G.
  • Luc C.
  • Jules Pierre L.
  • Gilles B.
  • Dan N.
  • Claudine P.
  • Jean-Guy B.
  • Liette N.
  • André D.

Les gagnants ont pu choisir entre un abonnement annuel à Généalogie Québec1000 requêtes sur PRDH-IGD et 200$ de crédit sur notre boutique en ligne.

Un grand merci à tous pour votre participation. À la vue de l’engouement généré par ce concours, il ne fait aucun doute que nous allons répéter l’expérience. Gardez l’oeil ouvert!

60% de réduction sur la boutique de l’Institut Drouin jusqu’à la fin mai

Si vous n’êtes pas l’un de nos 10 gagnants, ne vous en faites pas! Avec le code DROUIN2020, profitez de 60% de rabais sur toute commande effectuée sur notre boutique en ligne dès aujourd’hui. Cette offre est valide jusqu’au 1er juin 2020.

Le code DROUIN2020 doit être entré durant le processus de paiement.

La boutique de l’Institut Drouin comprend tous les livres et CD-ROM produits par l’Institut généalogique Drouin, soit plus de 4000 items. On y trouve aussi des répertoires et livres historiques provenant de diverses sociétés d’histoire et de généalogie du Québec, de l’Ontario et des États-Unis.

Encore une fois merci de votre participation et de votre confiance!

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Gagnez un abonnement annuel à Généalogie Québec, 1000 requêtes PRDH-IGD ou 200$ à dépenser sur la boutique en ligne de l’Institut Drouin!

L’Institut Drouin vous offre la chance de remporter, au choix, un abonnement annuel à Généalogie Québec, 1000 requêtes sur PRDH-IGD.com, ou 200$ à dépenser sur notre boutique en ligne. Participer est simple, rapide et gratuit!

Comment participer

Pour participer, il vous suffit de posséder un compte sur Généalogie Québec et de vous y connecter au moins une fois entre le 29 avril 2020 et le 13 mai 2020 à 15:00 heure de l’Est. Vous n’avez PAS besoin d’avoir un abonnement actif sur le compte pour être éligible au tirage.

Si vous ne possédez pas de compte sur Généalogie Québec, vous n’avez qu’à en créer un (pas de carte de crédit nécessaire). Vous en aurez pour une minute!

Si vous possédez déjà un compte sur Généalogie Québec, il vous suffit de vous y connecter au moins une fois entre le 29 avril 2020 et le 13 mai 2020, 15:00 heure de l’Est, afin d’assurer votre participation au concours. C’est tout!

10 gagnants seront choisis au hasard le 13 mai 2020 à 15:00 heure de l’Est parmi les participants.

Assurez-vous que le courriel utilisé sur votre compte Généalogie Québec est valide!
C’est via cette adresse courriel que vous serez contacté si vous remportez un prix. Vous aurez alors jusqu’au 15 mai 2020 à 16:00 heure de l’Est pour choisir et réclamer votre prix. Si nécessaire, un second tirage aura lieu le 15 mai 2020 à 16:00 heure de l’Est afin d’attribuer le ou les prix non réclamés à de nouveaux gagnants.

Les prix

Abonnement annuel à Généalogie Québec (Valeur de 100 $CAD)

Un abonnement annuel à Généalogie Québec vous donne accès au site et à toutes ses collections pour une durée de 365 jours.
Généalogie Québec est un site de recherche par abonnement qui regroupe l’ensemble des collections et données généalogiques acquises par l’Institut Drouin au cours de son existence.

Au total, 46 millions d’images et de fiches sont regroupées en 15 outils et collections divers couvrant l’ensemble du Québec ainsi qu’une partie de l’Ontario, des États-Unis et de l’Acadie de 1621 à aujourd’hui.
Généalogie Québec est de loin la plus grande collection de documents généalogiques et historiques québécois sur le Web. Vous trouverez plus d’information à propos du site dans cet article de blog.

 

1000 requêtes sur PRDH-IGD.com (Valeur de 79,99 $CAD)

Le PRDH-IGD est un répertoire de tous les actes de baptême, mariage et sépulture catholiques enregistrés au Québec entre 1621 et 1849, soit plus de 2,5 millions d’actes répertoriés, ainsi qu’un dictionnaire généalogique des familles qu’on surnomme les reconstructions familiales.

Ce qui fait du PRDH-IGD une ressource unique est la structure de sa base de données. En plus des actes de baptême, mariage et sépulture, le PRDH-IGD contient ce qu’on appelle des fiches d’individu et des fiches de famille.

Tout individu mentionné dans un acte de la base de données se voit attribuer sa fiche individuelle. De même, tout couple marié mentionné dans un acte se voit attribuer une fiche de famille. Ces fiches regroupent tous les actes et l’information disponible sur les individus et familles en question.

Les abonnements au PRDH fonctionnent par requête. Ces requêtes vous permettent de consulter l’entièreté des éléments du site (fiches d’acte, d’individu, de famille ou d’union) jusqu’à leur écoulement. Ces requêtes sont valides pour 23 mois.

Une requête se comptabilise à chaque fois qu’une fiche d’acte, d’individu, de famille ou d’union est affichée. Cependant, la recherche initiale qui permet d’atteindre une liste de résultats est gratuite. Vous trouverez plus de détails sur la structure de la base de données à cette adresse.

 

200$ à dépenser sur notre boutique en ligne (Valeur de 200 $CAD)

La boutique de l’Institut Drouin comprend tous les livres et CD-ROM produits par l’Institut généalogique Drouin, soit plus de 4000 items. On y trouve aussi des répertoires et livres historiques provenant de diverses sociétés d’histoire et de généalogie du Québec, de l’Ontario et des États-Unis. Vous aurez 200$ de crédit à l’achat de tout produit sur la boutique si vous choisissez ce prix.

Règles

  1. Pour être éligible au tirage, vous devez posséder un compte Généalogie Québec qui a été créé ou sur lequel vous vous êtes connecté au moins une fois entre le 29 avril 2020 et le 13 mai 2020 à 15 h 00 heure de l’Est.
  2. Ce concours prend fin le 13 mai 2020 à 15 h 00 heure de l’Est, auquel moment les gagnants seront choisis aléatoirement. Le tirage aura lieu à cette heure.
  3. Les 10 gagnants seront contactés par courriel une heure après le tirage (13 mai 2020 à 16 h 00 heure de l’Est), et auront jusqu’au 15 mai 2020 à 16 h 00 heure de l’Est pour réclamer leur prix. Les prix non réclamés à ce moment feront objet d’un nouveau tirage le 15 mai 2020 à 16 h 00 heure de l’Est, et ne pourront plus être réclamés par les gagnants initiaux.
  4. 48 h après le tirage initial, si nécessaire, un nouveau tirage sera effectué pour attribuer les prix non réclamés à de nouveaux gagnants. Ceux-ci auront aussi 48 h pour réclamer leur prix. Ce processus sera répété tant que les 10 gagnants n’auront pas été sélectionnés.
  5. Les 10 gagnants seront annoncés publiquement sur notre Page Facebook et via notre infolettre une fois les 10 prix distribués.
  6. Sont exclus de ce concours : Tout employé ou représentant de l’Institut généalogique Drouin et les personnes avec qui il sont domicilié. Tout compte institutionnel (bibliothèque, société, musée, établissement scolaire, etc.).
  7. Un différend quant à l’organisation ou à la conduite d’un concours publicitaire peut être soumis à la Régie des alcools, des courses et des jeux afin qu’il soit tranché. Un différend quant à l’attribution d’un prix peut être soumis à la Régie uniquement aux fins d’une intervention pour tenter de le régler.
  8. Il est interdit de créer plusieurs comptes Généalogie Québec afin d’augmenter ses chances de remporter le tirage. Les individus créant plus d’un compte à cette fin seront disqualifiés.
  9. Afin de sélectionner les 10 gagnants, une liste sera produite à partir des personnes éligibles au tirage. Chaque individu dans cette liste se verra attribuer un nombre spécifique (1, 2, 3, et ainsi de suite). Un générateur de nombres aléatoires sera utilisé pour produire une liste de 10 nombres, et les individus associés à ces nombres seront les gagnants du concours.
  10. Un abonnement présentement ou anciennement actif sur Généalogie Québec n’est PAS nécessaire afin d’être éligible à ce concours.

 

Bonne chance!

L’équipe Drouin

Nouveaux actes de l’Ontario et de l’Acadie – Maintenant plus de 46 millions d’images et de fiches sur Généalogie Québec!

Bien que les restrictions engendrées par la pandémie de COVID-19 posent de nouveaux défis, les activités de l’Institut généalogique Drouin se maintiennent en télétravail.

Nous venons par ailleurs d’atteindre le cap des 46 millions d’images et de fiches sur Généalogie Québec! Il s’agit d’une autre étape importante dans notre effort de préservation du patrimoine québécois, qui ne serait pas possible sans nos abonnés. Un grand merci à vous!

De plus, l’indexation des registres paroissiaux de l’Ontario et de l’Acadie se poursuit sur Généalogie Québec, avec l’ajout de quelque 5920 actes de baptême, mariage et sépulture au LAFRANCE en avril.


Acte de mariage tel que présenté dans le LAFRANCE de Généalogie Québec

Voici la liste des paroisses concernées par cette mise à jour et le nombre d’actes ajoutés pour chacune :

Nom de la paroisse Type d’acte Plage de dates Nombre d’actes
Amherstburg (St-Jean) b 1802 1861 3990
Amherstburg (St-Jean) m 1825 1861 516
Amherstburg (St-Jean) s 1803 1861 1374
Ile-Royale b 1751 1757 3
Ile-Royale m 1742 1742 1
Ile-Royale s 1732 1744 8
Orléans b 1861 1861 1
Ottawa (Notre-Dame) b 1852 1852 1
Ottawa (St-Joseph) b 1858 1861 3
Paincourt b 1857 1859 8
Port-Royal m 1707 1747 2
Williamstown b 1855 1861 13
b = baptêmes m = mariages s = sépultures

 

Tous ces actes peuvent être consultés dès maintenant dans le LAFRANCE, qui contient aussi TOUS les mariages catholiques du Québec de 1621 à 1918, TOUS les baptêmes et TOUTES les sépultures catholiques du Québec de 1621 à 1861 ainsi que TOUS les mariages protestants du Québec de 1760 à 1849.
Vous trouverez davantage d’information à propos du LAFRANCE sur le blog de l’Institut Drouin.

Pour conclure, nous aimerions souhaiter à vous et votre famille santé, sécurité et courage dans le contexte de la crise sanitaire que nous vivons. Nous espérons que la généalogie vous apportera un peu de joie dans cette période difficile.

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Les registres paroissiaux témoins de l’histoire : L’épidémie de choléra de 1832-1834

 

Les maladies contagieuses ont frappé à plusieurs reprises le Québec depuis le 17e siècle. Les épidémies apportent certes leur lot de décès, mais elles font évoluer à chaque fois les mesures sanitaires et les croyances. Cet article raconte, par l’entremise des journaux d’époque et des actes paroissiaux, l’histoire de l’épidémie de choléra qui frappe le Québec en 1832, puis dans une moindre mesure en 1834. Les documents utilisés dans cet article proviennent de PRDH-IGD.com ainsi que des Collections diverses de l’Institut Drouin et du LAFRANCE, disponibles sur GenealogieQuebec.com.

Le choléra à Quebec – Joseph Légaré

Nommée indifféremment choléra asiatique, morbus ou spasmodique, la maladie, originalement limitée à l’Asie, se répand au cours du 19e siècle dans le monde occidental par l’entremise d’une série de pandémies. Partie de l’Inde vers 1826, la deuxième pandémie de choléra gagne les Îles Britanniques en février 1832. Les immigrants irlandais sont responsables de l’introduction de cette maladie infectieuse au Bas-Canada. Elle y fait des ravages et constitue la première épidémie de grande envergure au Québec.

C’est en février 1832, en prévision de l’arrivée du choléra, qu’est créé le poste de quarantaine de Grosse-Île, qui accueille les immigrants avant de leur permettre l’accès au port de Québec. L’île, située une cinquantaine de kilomètres avant Québec, est aujourd’hui un lieu historique national.

Québec est le premier foyer de l’épidémie en Amérique. Le 4 juin, le Quebec Gazette annonce l’arrivée imminente du Carricks à la station de Grosse-Île :

« Capt. Park de l’Astrea, arrivé hier, a communiqué avec le Carricks, [capitaine] Hudson, de Dublin, à Grosse Isle samedi [2 juin 1832]. Le Carricks a perdu 42 passagers, son charpentier et un garçon [d’équipage] d’une maladie inconnue. Le reste des passagers et de l’équipage sont maintenant en bonne santé. »

Source: The Quebec Gazette, 4 juin 1832. Image QG_13_0020, Collections diverses de l’Institut Drouin (23 – Journaux anciens/The Quebec Gazette/1832/06), GenealogieQuebec.com

Il est pourtant déjà connu en Amérique que cette « maladie inconnue », le choléra, fait des ravages en Europe, et les journaux suivent la situation de près. Pour ne pas alerter la population, le surlendemain, le Quebec Gazette .écrit:

« Des rumeurs circulent de façon très générale comme quoi le choléra morbus a atteint la station de quarantaine, etc. Il est nécessaire de réitérer que, jusqu’à ce qu’une annonce officielle soit faite à ce sujet, elles sont à rejeter entièrement. »

Source: The Quebec Gazette, 6 juin 1832. Image QG_13_0021, Collections diverses de l’Institut Drouin (23 – Journaux anciens/The Quebec Gazette/1832/06), GenealogieQuebec.com

Les autorités officielles, par l’entremise du nouvellement créé Bureau de santé, confirment que « [l]a rumeur selon laquelle il y aurait à la station des personnes malades du choléra est entièrement sans fondement. »

Source: The Quebec Gazette, 8 juin 1832. Image QG_13_0022, Collections diverses de l’Institut Drouin (23 – Journaux anciens/The Quebec Gazette/1832/07), GenealogieQuebec.com

 

Elles indiquent que le Carricks subit les procédures de désinfection et sont confiantes que le choléra n’atteindra pas le Canada. Cette conviction est fondée sur une opinion favorable de la situation sanitaire du peuple canadien :

« Il a été trouvé dans toutes les parties du monde que le cholera spasmodique envahit et détruit uniformément, à la vitesse de l’éclair, ceux qui s’adonnent aux boissons fermentées, et à l’intempérance de toute sorte, – ceux qui sont dissolus – fainéants – sales – deviennent ses victimes, alors que ceux qui sont propres, tempérés et industrieux y échappent.

Ceci est un élément de consolation et d’espoir, surtout pour un peuple qui, comme les Canadiens, dans les districts ruraux en particulier, se distinguent par leur sobriété, leur industrie et leur propreté; et qui, de surcroît, puisqu’ils sont exempts des maux de l’extrême pauvreté, sont proportionnellement protégés des attaques les plus sévères de la maladie.

Si le choléra spasmodique devait donc apparaître dans un tel peuple, il serait probablement très limité dans son étendue, et atténué dans sa sévérité. »

Source: The Quebec Gazette, 11 juin 1832. Image QG_13_0023, Collections diverses de l’Institut Drouin (23 – Journaux anciens/The Quebec Gazette/1832/07), GenealogieQuebec.com

 

En effet, le choléra est le plus meurtrier dans les quartiers populaires. La contagion est favorisée par la forte densité de population et les mauvaises pratiques d’hygiène. Contrairement aux projections du Bureau de santé, le tableau suivant, publié le 2 juillet 1832 dans le Quebec Gazette, soit un mois après l’arrivée du Carricks, montre l’évolution rapide des cas de choléra dans les hôpitaux de la capitale. L’absence de mesures strictes pour contenir la maladie permet au choléra d’atteindre Montréal, qui sera aussi frappée de plein fouet.

Source: The Quebec Gazette, 4 juillet 1832. Image QG_13_0036, Collections diverses de l’Institut Drouin (23 – Journaux anciens/The Quebec Gazette/1832/07), GenealogieQuebec.com

Parmi les milieux les plus à risque, l’insalubrité et la promiscuité des prisons les rendent particulièrement vulnérables au développement de l’épidémie. Le 17 juin 1832, deux semaines seulement après l’arrivée du Carricks à Grosse-Île, sont inhumés à Montréal « deux hommes de noms inconnus, morts du Choléra morbus dans la prison de cette ville ».

Acte 4213784, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Néanmoins, la haute société n’est pas épargnée. L’acte suivant consigne le 2 juillet à Beauport le décès du choléra de Marie Louise Fleury De La Gorgendière, veuve de l’Honorable Louis Antoine Juchereau Duchesnay, seigneur de Beauport et homme politique et militaire.

Acte 3255441, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Les comptes-rendus de l’époque indiquent que le choléra peut agir de façon foudroyante : il n’est pas rare qu’un individu d’apparence saine le matin décède dans la journée de déshydratation rapide causée par des diarrhées extrêmes. Cette réalité est reflétée dans les actes paroissiaux : le suivant révèle qu’Angélique Angers est morte le 8 août à Neuville « du choléra après dix heures de maladie ».

Acte 436060, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Le cimetière Saint-Louis de Québec, installé au coin de la Grande Allée et de l’avenue De Salaberry, est ouvert en 1832 pour accueillir les victimes du choléra. Il prend rapidement le surnom de cimetière des Cholériques et accueillera notamment jusqu’en 1855 les morts du choléra et du typhus.

Les décès s’accumulent à un tel point que les prêtres ont de plus en plus recours aux sépultures de masse. En voici la première occurrence :

« Le treize Juin, mil-huit-cent-trente-deux, nous Diacre de ce Diocèse, soussigné, par l’autorisation spéciale de l’Evêque de Québec, avons inhumé dans le Cimetière Saint Louis, cinquante-quatre individus, dont nous n’avons pu nous procurer les noms tous décédés du Choléra-Asiatique à l’Hôpital des Emigrés, et de professions et d’âges à nous inconnus. »

Acte 4341082, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Si les deux grandes villes du Québec connaissent chacune quelques milliers de décès, la contagion étant évidemment favorisée par la densité et les mouvements de population, le choléra sévit aussi dans les campagnes. Penchons-nous par exemple sur le cas de cette famille de La Prairie : Félicité Denault et sa fille nouvellement mariée Émilie Chabot s’éteignent toutes deux le 23 juin 1832. Trois jours passent avant que leur mari et père Louis Chabot ne les rejoigne dans la tombe. Cette famille avait déjà été durement frappée par la mortalité juvénile, qui avait emporté au moins sept de leurs douze enfants.

Fiche de famille 82097, PRDH-IGD.com

Fiches d’individu 237279 et 250275, PRDH-IGD.com

Les registres montrent aussi que l’épidémie voyage au-delà des frontières canadiennes par l’entremise des fréquents va-et-vient des Canadiens français émigrés dans le nord des États-Unis. Le curé de Marieville, en Montérégie, enregistre en février 1833 le décès d’Édouard Bérard, 11 ans, « décédé le vingt quatre août dernier à Franklin, comté de Franklin État de Vermont du colera n’ayant pu le rendre plutôt ». Les registres montrent en effet que le dernier-né de la famille, Marcel, né à Franklin, avait été baptisé à Marieville le 13 juin 1832. Les circonstances portent à croire que c’est à l’occasion de ce voyage familial que la contagion aurait atteint le jeune Édouard.

Acte 4522160, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

L’épidémie connaît une seconde vague en 1834, qui sera néanmoins beaucoup moins meurtrière que la première. C’est à cette occasion que les registres de St-Luc-de-la-Grosse-Île s’ouvrent et commencent à consigner baptêmes, mariages, mais surtout sépultures des Irlandais cholériques en quarantaine sur l’île.

« Le présent registre contenant dix-huit feuillets, celui-ci compris, a été par nous l’un des Juges de la Cour du Banc du Roi pour le district de Québec, soussigné cotté et paraphé par chaque feuillet, pour servir à l’enregistrement des actes de Baptêmes, Mariages et Sépultures, qui se feront à la Station de Quarantaine établie à la Grosse-Isle, la dite isle dépendante de la desserte de St. Antoine de l’Isle aux Grues.

            Québec, 24 mai 1834. »

Image d1p_10090097, Registres du Fonds Drouin (/Québec/Fonds Drouin/G/Grosse-Île/Grosse-Île (St-Luc)/1830/1834/), GenealogieQuebec.com

Le choléra reviendra au Québec dans le cadre de la troisième pandémie en 1849 et en 1854. Cet épisode sombre cache son lot d’histoires tragiques, mais a permis d’innover en termes de mesures de santé publique, notamment par la création du poste de quarantaine de Grosse-Île et du Bureau de santé. Le savoir et les compétences acquis durant cette période seront précieux dans la gestion des épidémies subséquentes.

 

Marielle Côté-Gendreau
Étudiante et collaboratrice au Programme de recherche en démographie historique (PRDH) de l’Université de Montréal.

Six nouveaux journaux anciens maintenant disponibles sur Généalogie Québec

Six nouveaux journaux de la région de St-Jean-sur-Richelieu ont été ajoutés aux journaux anciens disponibles sur Généalogie Québec!

Il s’agit des publications suivantes :

  • Écho d’Iberville (1880 à 1882 et 1919-1920)
  • La Voix du Peuple (1880)
  • L’Alliance (1893 – 1894)
  • L’Essor (1968 à 1970)
  • Le Protectionniste (1882-1883)
  • Le Courrier de St-Jean (1887 et 1896 à 1909)

Vous trouverez ces 2891 nouvelles images dans la section Collections diverses de l’Institut Drouin, sous le dossier « 23 – Journaux anciens ». Ces six nouveaux journaux se joignent aux nombreuses publications déjà disponibles dans la section:

  • Commercial Gazette (Montréal)
  • Daily Witness (Montréal)
  • La Chronique de la Vallée du St-Maurice
  • La Minerve
  • La Semaine (Québec)
  • La Tribune Canadienne (Montréal)
  • La Vie Illustrée (Montréal)
  • L’Action Canadienne
  • L’Avant-Garde
  • L’Avenir de Quebec
  • Le Canada-Français
  • Le Carillon (Québec)
  • Le Castor (Québec)
  • Le Charivari (Québec)
  • Le National (Montréal)
  • Le Progrès du Golfe
  • Le Semeur Canadien (Montréal)
  • Le Trésor des Familles (Québec)
  • L’Obligation (Montréal)
  • L’Opinion Publique (Montréal)
  • L’Union de Woonsocket
  • L’Union des Cantons de l’Est (Arthabaskaville)
  • Midi-Presse (Montreal)
  • Paris-Canada (Montréal)
  • The Advertiser
  • The Canadian Jewish Review
  • The Dominion Illustrated News (Montréal)
  • The Inquirer (Trois-Rivières)
  • The Quebec Gazette

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Les registres paroissiaux témoins de l’histoire : La guerre de Sept Ans, Partie 2

La guerre de Sept Ans (1756-1763) a marqué un tournant dans l’histoire de la Nouvelle-France, qui change alors de mains. La première partie de cet article narrait, par l’entremise des registres paroissiaux de l’Église catholique, les événements qui ont mené à l’assaut de la ville de Québec par les troupes britanniques et leurs impacts sur la population de la Nouvelle-France.

Nous reprenons l’histoire en septembre 1759, à l’occasion de la bataille des Plaines d’Abraham. Après un débarquement réussi à l’Anse-au-Foulon, à l’ouest de Québec, les troupes britanniques accèdent aux hauteurs de Québec, où elles s’installent sur les Plaines d’Abraham. Le conflit atteint alors son apogée.


Cette gravure de 1797 est basée sur une esquisse exécutée par Hervey Smyth, aide-de-camp du général Wolfe durant le siège de Québec. Vue de la prise de Québec, le 13 septembre 1759.

L’affrontement se solde par une victoire britannique et le décès des deux commandants ennemis, les généraux Montcalm et Wolfe. La sépulture de Montcalm est effectivement enregistrée dans les livres de Notre-Dame-de-Québec, avec tous les honneurs dus à son rang :

« a été inhumé dans l’Eglise des Religieuses ursulines de Québec haut et puissant Seigneur Louis-Joseph Marquis de Moncalm Lieutenant Général des armées du Roy, Commandeur de l’ordre Royal et militaire de St Louis, Commandant en chef des troupes de terre en l’Amérique Septentrionale décédé le même jour de ses blessures au combat de la veille, muni des sacrements qu’il a reçus avec beaucoup de piété et de Religion »


Source: Acte 253561, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Les titres de noblesses côtoient dans ces registres les descriptions les plus anonymes. On y trouve par exemple cette curieuse sépulture d’un soldat inconnu.

« un soldat français dont je n’ai pu savoir le nom ni le régiment, tout ce qu’une personne a pu m’en dire, c’est qu’avant sa maladie il portait la perruque, et qu’ayant été blessé au combat du treize de ce mois, il avait été embarqué sur un navire Anglais où il est mort en rade. »


Source: Acte 253571, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

On tend toutefois à oublier que ce n’est pas sur les Plaines d’Abraham que se joue l’ultime manche de ce bras de fer entre les Britanniques et les Français. Alors que Québec est occupée, les commandants français demandent au roi des renforts pour assurer la reconquête de la ville au printemps. Le 28 avril 1760 se déroule la bataille de Sainte-Foy, remportée par les Français contre une armée britannique diminuée par les rigueurs de l’hiver, occasionnant des pertes importantes dans les deux camps.


Source: Acte 256530, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com


Liste des décès répertoriés à l’Hopital général de Québec après la bataille de Sainte-Foy. Source: Recherche dans le LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Cependant, les renforts espérés par les Français n’arriveront jamais et le premier navire à atteindre Québec à la fonte des glaces est anglais. Les Français sont forcés de retraiter vers Montréal, où est signée la capitulation le 8 septembre 1760. Le traité de Paris de 1763, qui met un terme à la guerre de Sept Ans, officialise l’abandon de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne.

Les traces de la guerre de Sept Ans dans les registres paroissiaux ne sont toutefois pas toutes aussi morbides. La cohabitation entre les militaires de l’armée britannique et la population locale occasionne aussi de nouveaux baptêmes et mariages. Le baptême suivant, daté du 21 novembre 1760, est celui de Guillaume, « anglais dont le père et la mère sont inconnus », une formule standard pour les enfants illégitimes.


Source: Acte 248004, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Dans un autre acte, daté du 12 juin 1761, est baptisée une autre fillette « née de parents inconnus ».


Source: Acte 248097, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

On apprend cependant au mariage de ses parents en 1765 que cette petite Élisabeth est née d’un père suisse servant dans les troupes britanniques et d’une mère canadienne.


Source: Acte 250388, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Des registres paroissiaux surgissent donc les premiers indices des transformations et bouleversements qui marqueront la population canadienne à l’aube d’une nouvelle ère. La guerre a certes causé la mort de nombreux jeunes gens, mais elle apporte aussi sur les rives du Saint-Laurent de nouveaux habitants. Pouvez-vous aussi discerner, dans votre propre histoire familiale, les conséquences de la Conquête?

Marielle Côté-Gendreau
Étudiante et collaboratrice au Programme de recherche en démographie historique (PRDH) de l’Université de Montréal.

Mise à jour du LAFRANCE : 20 044 nouveaux actes de l’Ontario et de l’Acadie

L’indexation des registres paroissiaux de l’Ontario et de l’Acadie se poursuit sur Généalogie Québec!
Ce sont quelque 20 044 actes de baptême, mariage et sépulture qui ont été ajoutés au LAFRANCE au début du mois.


Acte de mariage tel que présenté dans le LAFRANCE de Généalogie Québec

Voici la liste des paroisses concernées par cette mise à jour et le nombre d’actes ajoutés pour chacune :

Nom de la paroisse Type d’acte Plage de dates Nombre d’actes
Baie-Ste-Marie b 1780 1799 178
Baie-Ste-Marie m 1781 1799 20
Baie-Ste-Marie s 1799 1799 2
Beaubassin b 1717 1748 747
Beaubassin m 1712 1748 208
Beaubassin s 1719 1749 28
Belle-Rivière m 1858 1861 60
Belle-Rivière s 1860 1861 32
Ecouipahaq b 1767 1768 155
Ecouipahaq m 1767 1768 28
Ecouipahaq s 1767 1768 13
Ile-Royale b 1714 1757 277
Ile-Royale m 1717 1756 69
Ile-Royale s 1726 1756 167
Louisbourg b 1722 1759 2236
Louisbourg m 1722 1759 572
Louisbourg s 1722 1758 1222
Port-Royal b 1702 1755 2509
Port-Royal m 1702 1755 540
Port-Royal s 1702 1754 421
St-Basile b 1792 1862 6167
St-Basile m 1792 1861 876
St-Basile s 1792 1862 1640
St-Charles-les-Mines b 1707 1748 1407
St-Charles-les-Mines m 1709 1748 304
St-Charles-les-Mines s 1709 1748 166

Tous ces actes peuvent être consultés dès maintenant dans le LAFRANCE, qui contient aussi TOUS les mariages catholiques du Québec de 1621 à 1918, TOUS les baptêmes et TOUTES les sépultures catholiques du Québec de 1621 à 1861 ainsi que TOUS les mariages protestants du Québec de 1760 à 1849.
Vous trouverez davantage d’information à propos du LAFRANCE sur le blog de l’Institut Drouin.

 

 

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Les registres paroissiaux témoins de l’histoire : La guerre de Sept Ans, Partie 1

Les conflits opposant les colonies françaises d’Amérique du Nord aux Britanniques, puis aux Américains, ont forgé leur destin. Les traces de ces conflits sont toujours perceptibles dans les registres paroissiaux, une véritable constante à travers des siècles de changements. Cet article est le premier d’une série ayant pour objectif d’illustrer la puissance historiographique des registres paroissiaux à l’aide de l’outil LAFRANCE de GenealogieQuebec.com et de PRDH-IGD.com.

La guerre de Sept Ans (1756-1763), qui se solde au Québec par la Conquête, bouleverse la jeune colonie alors que la Nouvelle-France devient britannique. Cependant, en dépit des troubles, les prêtres continuent de consigner dans les registres paroissiaux les moments marquants des vies de leurs paroissiens. Ces actes, qui font la richesse de la généalogie canadienne-française, recèlent aussi un trésor historique en révélant l’impact de la guerre sur la population de la vallée du Saint-Laurent.


Source: Wikicommons, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:French_and_indian_war_map.svg

Dès 1755 sont envoyés en Amérique des régiments militaires en provenance de France pour soutenir le Canada devant la menace britannique alors que les hostilités s’intensifient. La présence de ces soldats en sol américain ne passe pas inaperçue : tout au long de la guerre de Sept Ans, nombre de décès, mais aussi de mariages, sont enregistrés dans les registres paroissiaux. En effet, certains font le choix de s’établir au Québec de façon permanente et constituent le dernier apport migratoire à la population canadienne sous le régime français. L’acte suivant célèbre le mariage, le 11 février 1759 à Charlesbourg, de « jean Schoumarcker dit prêtaboire soldat de la compagnie de la Brenne au régiment de Berry […] et de marie joseph richard ».


Source: Acte 261291, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Ces soldats sont généralement bien identifiés dans les actes, par leur nom et par leur régiment. À quelques exceptions près : au mois de février 1756, quelques mois après son arrivée, un « jeune soldat du Regiment de Languedoc » se noie dans les eaux du Richelieu. Le prêtre omet son nom mais note que son capitaine, le Sieur Guyon, a pu attester de sa catholicité!


Source: Acte 324752, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Les nations amérindiennes jouent aussi un rôle prépondérant dans cette guerre, d’où son nom anglais de French and Indian War. Cet acte en fait foi : on y apprend le décès à l’été 1758 de Jean-Baptiste, « sauvage micquemaque », au Fort Saint-Jean, à Saint-Jean-sur-Richelieu, au retour d’un « combat donné contre les anglais » au Fort Carillon, au sud du lac Champlain dans l’actuel État de New York.


Source: Acte 325976, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

La menace britannique en Nouvelle-France se fait inquiétante à l’été 1759, alors que l’ennemi remonte le fleuve Saint-Laurent avec l’objectif de prendre Québec. Le 31 juillet, après deux semaines de bombardements, se déroule le premier affrontement pour Québec, la bataille de Montmorency (ou de Beauport), qui se conclue à l’avantage des Français.

Le mois d’août est marqué par une campagne de terreur de la part des Britanniques, qui saccagent les villages de la côte dans l’espoir de forcer l’armée française à quitter la protection des murs de Québec. Baie-Saint-Paul fait les frais de ces attaques : le curé note le décès de Charles Desmeules, « tué et la chevelure levée […] a la pointe d’aulne par les anglais ou ils firent descente et brulerent tout le bas de la baie st paul », mais aussi ceux de « plusieurs enfants morts dans le temps que nous étions dans les bois, réfugiés », alors que « les Anglais étaient à l’Isle aux coudres et a quebec ».


Source: Acte 201896, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Saint-Joachim perd son curé, « massacré par les anglais le 23 de ce mois etant a la tete de sa paroisse pour la deffendre des incursions et hostilites que faisait l’ennemi ».


Source: Acte 235388, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

De part et d’autre du fleuve Saint-Laurent, les registres paroissiaux traduisent l’urgence de la situation : enterrés en hâte et « sans cérémonie à cause des anglais », plusieurs corps sont exhumés et inhumés de nouveau après la fin des conflits.


Source: Acte 205287, LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Le conflit atteint son apogée en septembre 1759, à l’occasion de la bataille des Plaines d’Abraham. L’armée britannique, l’armée française, les guerriers amérindiens et la milice canadienne, formée d’habitants, s’affronteront près de Québec pour la possession de la ville. Cette bataille et les événements subséquents seront abordés dans la seconde partie de cet article.

 

Marielle Côté-Gendreau
Étudiante et collaboratrice au Programme de recherche en démographie historique (PRDH) de l’Université de Montréal.