Les premiers centenaires canadiens-français au Québec

Il n’y a pas de doute que la longévité exceptionnelle fascine. Les médias rendent régulièrement compte de personnes extrêmement âgées, ici ou ailleurs, et leurs propos intéressent toujours leur auditoire. Ces personnes font la fierté de leurs concitoyens et les politiciens n’hésitent pas à en faire des gloires nationales.

Les Canadiens-français ne font pas exception : le cas de Pierre Joubert, né en 1701 et que l’on croyait erronément être décédé à 113 ans – âge avalisé par le livre Guinness des records – fut cité par Joseph-Charles Taché, haut-fonctionnaire chargé du recensement du Canada de 1871 à l’appui de la prétention que les Canadiens français formaient « une population qui, plus qu’aucune autre, peut-être, offre de fréquents exemples de longue vie ».

Acte de baptême de Pierre Joubert tiré du LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Le problème est que le domaine est tellement affligé de mythes et exagérations que la plupart des cas de survie exceptionnelle signalés dans le passé sont faux! C’est que les âges déclarés au décès des personnes très âgées étaient notoirement imprécis et, surtout, portés à être exagérés. Les gens étaient en majorité illettrés, la documentation relative à la naissance de la personne faisait défaut et, de toute façon, l’exactitude en la matière n’était pas considérée importante.

Heureusement, l’extraordinaire information colligée pour les Canadiens français du Québec par le Programme de recherche en démographie historique (PRDH) et mise à la disposition du public sur le site PRDH-IGD.com permet de pallier le problème. En effet, en reliant la date de naissance et la date de décès des individus, respectivement obtenues des actes de baptême et de sépulture, l’âge exact est obtenu directement.

La fiche d’individu nous permet de déterminer l’âge au décès d’un individu via ses dates de naissance et de décès. Source: PRDH-IGD.com

Ainsi, il nous est possible de présenter ici un phénomène que nulle autre population peut espérer connaître, soit l’apparition des premiers centenaires, reliée au passage de la forte mortalité du passé à celle d’aujourd’hui, où les nouvelles générations peuvent raisonnablement prétendre à atteindre 100 ans.

Le tableau suivant identifie les dix personnes nées au Québec dont on peut affirmer avec certitude qu’elles ont atteint 99 ans ou plus avant 1850:

On constate que les cinq premiers centenaires québécois furent des femmes. Si une des toutes premières habitantes du pays, Marie-Élisabeth Dechavigny, atteignit 99 ans en 1748, il fallut attendre plus de trois-quarts de siècle, soit 1825, pour qu’une personne atteigne 100 ans; elle le fit avec panache puisqu’elle ne mourut qu’en 1832, à 107 ans!

Acte de sépulture de Marie Louise Plante. Remarquez l’inexactitude de l’âge donné dans l’acte; 117 ans! LAFRANCE, GenealogieQuebec.com

Un homme, François Parent, est mort à 99 ans en 1834; mais aucun décès masculin à 100 ans n’a pu être prouvé avant 1850 (les données du PRDH étant limitées à 1621-1849) et le premier Canadien français du Québec à devenir centenaire reste donc à être identifié. D’ailleurs, nous accueillerions avec plaisir toute information qui mènerait à son identification!

 

Bertrand et François Desjardins

Avril 2018

 

Encore Plus de Nouveau Contenu sur Généalogie Québec!

Le développement des collections de Genealogie Quebec se poursuit aujourd’hui avec l’ajout d’images et de fiches aux bases de données du site. Ces ajouts proviennent en partie de Planète Généalogie, acquis par l’Institut Drouin il y a quelques mois.

Kardex

34 775 fiches de baptême, mariage et sépulture ont été ajoutées à l’outil Kardex. Vous les trouverez sous le dossier 01_Fiches BMS/Familles/, que vous pouvez consulter avec un abonnement à GenealogieQuebec.com à cette adresse.


Ces fiches répertorient des actes de baptême, mariage et sépulture célébrés au Québec ainsi qu’en Ontario et aux États-Unis. Pour le moment, ces fiches sont limitées à quelques familles.

Dictionnaire Jetté

Ajout de 2852 fiches réalisées par René Jetté lors de la création de son fameux « Dictionnaire Jetté », lui même disponible dans le même dossier.


Les abonnés de Généalogie Québec peuvent consulter le Dictionnaire Jetté ainsi que ces fiches dans les Collections diverses de l’Institut Drouin.

Registres, Actes découpés

Dans l’outil Registres du Fonds Drouin, ce sont quelques 15 913 images qui ont été ajoutées. Ces images contiennent les registres paroissiaux de Ste-Louise-de-Marillac de Montréal (1951-2016) et de St-Barthélémy (1940-2010).


Ces documents peuvent être consultés avec un abonnement à Généalogie Québec dans la section Registres du Fonds Drouin.

Nouveautés sur le blog

Généalogie Québec et PRDH-IGD: Les similarités, les différences et l’avantage d’être abonné aux deux
Cet article explore les similarités et différences entre GenealogieQuebec.com et PRDH-IGD.com, les deux sites de recherche généalogique de l’Institut Drouin. L’article explique aussi comment les membres de Généalogie Québec peuvent profiter de 10% de requêtes additionnelles gratuites à l’achat d’un abonnement sur le PRDH.

Les noms de famille au Québec: l’influence des premiers immigrants, le second article de cette série portant sur les pionniers français au Québec.

Nécrologies – Section gratuite

Le développement de notre section Avis de décès en ligne se poursuit, au rythme d’à peu près 10 000 nouvelles notices par mois.
Pour rappel, cette section contient plus de 2 millions d’avis de décès internet publiés de 1999 à aujourd’hui couvrant l’ensemble du Canada. Vous pouvez consulter la base de données sans abonnement à cette adresse.

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Généalogie Québec et PRDH-IGD: Les similarités, les différences et l’avantage d’être abonné aux deux

Le PRDH-IGD et Généalogie Québec sont deux sites de recherches généalogiques par abonnement gérés et développés par l’Institut généalogique Drouin

Généalogie Québec

Généalogie Québec contient l’ensemble des données, collections et outils développés et acquis par l’Institut Drouin au cours des 100 dernières années. Vous y trouverez 44 million d’images et de fiches réparties à travers 16 différents outils.

Vous trouverez plus de détails sur les 16 outils ici, et sur le site en général à cette adresse.

PRDH-IGD

Le PRDH-IGD est issue d’une base de données réalisée à l’Université de Montréal. La base est en développement constant. Vous trouverez plus d’information sur le PRDH-IGD et son contenu dans cet article.

Quelles sont les différences entre GenealogieQuebec.com et PRDH-IGD.com?

GenealogieQuebec.com PRDH-IGD.com
Période 1621 – 2018 1621 – 1849
Documents originaux Oui Non
Reconstructions familiales Non Oui
Type de documents Actes de BMS, nécrologies, cartes mortuaires, pierres tombales, documents notariés, recensements, répertoires de mariages, registres paroissiaux, cartes postales, annuaires Actes de BMS, Fiches d’Individus, Fiches d’Unions, Fiches de Famille
Type d’abonnement À durée déterminée (24h, 1 mois, 1 an) Via achat de requêtes

Quel est l’avantage d’être abonné aux deux sites et comment fonctionnent les interactions entre ceux-ci?

Nous offrons aux abonnés communs de GenealogieQuebec.com et de PRDH-IGD.com un accès exclusif aux fonctionnalités suivantes:

  • Voir le document original (registre paroissial) sur GenealogieQuebec.com à partir de tout certificat du PRDH-IGD.com
En cliquant sur la mention encerclée en rouge, vous passez du certificat sur PRDH-IGD.com (gauche) à l’acte original sur GenealogieQuebec.com (droite)

 

  • Voir la fiche individuelle PRDH de tout individu mentionné dans un acte du LAFRANCE de GénéalogieQuébec.com
En cliquant sur la mention encerclée en rouge, vous passez d’un certificat d’acte sur GenealogieQuebec.com (gauche) à une fiche d’individu sur PRDH-IGD.com (droite)

 

  • 10% de requêtes additionnelles gratuites à l’achat sur le PRDH pour les abonnés de GenealogieQuébec.com
Lors du processus d’achat sur PRDH-IGD.com, vous aurez l’option d’entrer votre nom d’utilisateur GenealogieQuebec.com afin de recevoir 10% de requêtes additionnelles gratuites

Veuillez noter qu’un délai de quelques jours est à prévoir avant le crédit des requêtes additionnelles afin de nous permettre de valider votre demande.

Le Site Web du PRDH Change d’Adresse!

Le site web du PRDH se trouve maintenant à l’adresse https://www.prdh-igd.com.
L’ancienne adresse, https://www.genealogie.umontreal.ca, redirigera dorénavant vers PRDH-IGD.com.

Qu’est ce que ce changement signifie pour moi?

Ce changement n’affecte en rien le contenu ou l’utilisation du site. Comme la redirection d’un domaine à l’autre se fait de manière automatique, vous pouvez continuer d’utiliser l’ancienne adresse pour accéder au site.

Est ce que mes liens sauvegardés fonctionneront toujours?

Un lien sauvegardé sera toujours fonctionnel malgré le changement d’adresse du site. Par exemple, si vous utilisez le lien:
http://www.genealogie.umontreal.ca/fr/exemple/reconstructions-familiales

La redirection automatique vous amènera sur la même page mais sous la nouvelle adresse, soit:
https://www.prdh-igd.com/fr/exemple/reconstructions-familiales

Ceci s’applique à toutes les pages du site.

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

Les noms de famille au Québec: l’influence des premiers immigrants

Dans un article précédent, nous avons appris que la population Canadienne-Française de souche est issue d’un surprenamment petit nombre d’immigrants.

Ce faible nombre d’immigrants à encore aujourd’hui un impact direct sur les noms de famille au Québec et leur fréquence.

Par exemple, voyons la liste des immigrants qui comptent le plus grand nombre des descendants mariés avant 1800 (cette liste est tirée de la base de données du PRDH):

Nom de l’ancêtre Nombre de descendants

mariés avant 1800

Zacharie Cloutier 10 850
Jean Guyon 9 674
Marin Boucher 8 502
Jacques Archambault 8 445
Noël Langlois 7 847
Abraham Martin 7 765
Pierre Miville 6 552
Pierre Desportes 6 515
Jean Roussin 4 730
Louis Hébert 4 592

Cette liste ne contient pas certains noms fort répandus aujourd’hui, mais inclut certains autres qui sont peu fréquents. C’est que plusieurs ancêtres se sont reproduits abondamment, mais par leurs filles, qui ne transmettent pas leur nom de famille. Nous avons donc effectué une deuxième compilation, en ne retenant cette fois que les descendants « patronymiques » de l’ancêtre, c’est-à-dire les descendants par les mâles:

Nom de l’ancêtre Nombre de descendants

« patronymiques »

mariés avant 1800

Jean Côté 567
Pierre Tremblay 564
Marin Boucher 482
Jean Dumais 481
Louis Houde 471
Jean Guyon 449
Jacques Archambault 423
Pierre Parent 418
Zacharie Cloutier 391
Guillaume Pelletier 389

Comparons maintenant cette fréquence avec celle des noms de famille les plus communs au Québec en 2006:

Rang

Fréquence

Nom de famille Pourcentage
1 Tremblay 1,076
2 Gagnon 0,790
3 Roy 0,753
4 Côté 0,692
5 Bouchard 0,530
6 Gauthier 0,522
7 Morin 0,498
8 Lavoie 0,459
9 Fortin 0,449
10 Gagné 0,448
11 Ouellet 0,447
12 Pelletier 0,435
13 Bélanger 0,429
14 Lévesque 0,412
15 Bergeron 0,399
16 Leblanc 0,367
17 Paquette 0,361
18 Girard 0,356
19 Simard 0,354
20 Boucher 0,341
21 Caron 0,321
22 Beaulieu 0,300
23 Cloutier 0,297
24 Dubé 0,296
25 Poirier 0,295

(Source: http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/caracteristiques/noms_famille_1000.htm)

On trouve la moitié des noms de notre liste précédente dans le top 25 des noms les plus communs au Québec aujourd’hui. L’impact de ces quelques individus est donc indéniable, même de nos jours!

Et votre ancêtre?

La sélection des immigrants qui ont eu au moins un fils marié délimite l’ensemble de ceux qui ont transmis les noms que portent la très grande majorité des Canadiens-Français aujourd’hui.

Inscrivez un patronyme et vous obtiendrez la liste correspondante de ces immigrants; l’ancêtre des individus qui portent aujourd’hui ce nom en Amérique devrait y apparaître, en autant qu’il se soit établi au Québec avant 1766.

Comment savoir de quel pionnier vous descendez?

Il arrive souvent qu’un nom de famille puisse être lié à plus d’un immigrant; on parle alors de différentes souches du nom. Par exemple, deux Desjardins vivant aujourd’hui au Québec n’auront pas nécessairement d’ancêtres communs en terre québécoise, l’un étant descendant d’Antoine Roy dit Desjardins, arrivé au Québec dans les années 1660, et l’autre étant descendant de Pierre Desjardins, qui n’arrive au Québec qu’au 18e siècle.

La seule façon de déterminer de quel immigrant vous descendez est de faire votre généalogie ascendante, en partant de vos parents et en remontant jusqu’à ce fameux premier immigrant.

Des sites de recherche généalogique tels que Généalogie Québec et le PRDH sont alors indispensables.

Tous Les Mariages Catholiques de 1917 Sont Maintenant Disponibles Sur Généalogie Québec!

C’est avec grand plaisir que nous annonçons aujourd’hui la mise en ligne sur Généalogie Québec de tous les mariages catholiques du Québec de l’année 1917. Ces mariages sont maintenant disponibles dans le LAFRANCE.

La mise à jour du LAFRANCE en chiffre

Mariages catholiques 1917: 15 369 actes ajoutés
Baptêmes catholiques 1850-1861 : 17 397 actes ajoutés
Sépultures catholiques 1850-1861 : 6 576 actes ajoutés

En plus de ces ajouts, les corrections signalées par nos utilisateurs au cours des 2 derniers mois ont été appliquées.

À propos du LAFRANCE

Le LAFRANCE, un des 16 outils offerts aux abonnés de GenealogieQuebec.com, est un index détaillé avec lien au document original de TOUS les mariages catholiques du Québec de 1621 à 1917, TOUS les baptêmes et TOUTES les sépultures catholiques du Québec de 1621 à 1849 ainsi que TOUS les mariages protestants du Québec de 1760 à 1849. Les baptêmes et sépultures de la période 1850-1861 sont ajoutés graduellement via des mises à jour bimestrielles.

Images du document original pour les mariages 1917

Actuellement, les mariages 1917 du LAFRANCE ne sont pas associés au document paroissial original, ce qu’on appelle couramment le lien à l’image. Cette association sera effectuée lors de notre première mise à jour printanière.
D’ici là, il faudra se référer à l’outil Registres du Fonds Drouin pour consulter le document original associé à un mariage de 1917. Voici un exemple afin d’illustrer le processus.

Nous souhaitons consulter le document original associé à la fiche de mariage de Joseph Desjardins et Marie Eva Levesque.


Pour se faire, il faut se rendre sur l’outil Registres du Fonds Drouin, puis consulter le dossier Québec.


Il s’agit ensuite de trouver, dans l’arborescence, la paroisse dans laquelle le mariage a été célébré. Dans notre cas, la paroisse est St-Pacôme, comme indiqué dans la fiche de mariage.


Finalement, en consultant le dossier 1917, nous obtenons la liste des images du registre de St-Pacôme pour cette année. Les images sont classées par ordre chronologique; les premières contiendront les actes de janvier, et les dernières ceux de décembre. Le mariage qui nous intéresse ayant été célébré le 30 janvier, nous savons que l’image contenant l’acte original se trouvera parmi les premières.


Ainsi, nous avons retrouvé le document original du mariage de Joseph Desjardins et Marie Eva Levesque.

Nouveautés sur le blog de l’Institut Drouin

L’immigration de l’Ancienne à la Nouvelle-France, le premier d’une série d’articles portant sur les premiers colons français.

Généalogiquement vôtre,

L’équipe Drouin

L’immigration de l’Ancienne à la Nouvelle-France

La France n’est pas reconnue pour avoir fourni, sous l’Ancien Régime, un grand nombre d’émigrants à ses colonies d’outre-Atlantique.

Ainsi, à peine 15 000 Français et Françaises ont fait voile en direction du Canada au 17e siècle, et les deux tiers d’entre eux n’ont fait qu’un séjour temporaire dans la colonie avant de retourner définitivement en France ou de mourir au Canada à l’état de célibataire. C’est très peu: avec une population dépassant à peine le tiers de celle de la France, les îles britanniques auraient envoyé au Nouveau Monde près de 380 000 immigrants durant la même période.

Pourtant, la France présentait à cette époque divers symptômes de maladie sociale qui auraient justifié un plus grand nombre de réfugiés au Canada, où l’abondance des ressources contrastait avec la famine et le chômage de ses couches les plus pauvres. Sans être vraiment surpeuplée, la France manifestait des conditions favorables à l’émigration qui, eussent-elles coïncidé avec une réelle attraction du Canada, auraient pu favoriser le départ de forts contingents de colons vers le Nouveau Monde.

Mais les Français migraient peu et le Canada, pays lointain, sauvage et dangereux, avait auprès d’eux une bien mauvaise réputation. Par surcroît, les autorités croyaient que la population française ne se développait pas autant qu’elle aurait pu et même qu’elle diminuait, suite aux guerres, à la peste et à la misère.

À l’intendant Talon qui lui demandait de prendre les moyens pour former au Canada « un grand & puissant Estat », ce qui impliquait l’envoi massif d’immigrants, Colbert répondit, dans une phrase qui allait marquer l’avenir du pays: « Il ne serait pas de la prudence [du Roy] de dépeupler son Royaume comme il faudroit faire pour peupler le Canada… ».

Pourtant, même en décuplant les départs, les effets de l’émigration sur le pays le plus peuplé d’Europe seraient demeurés imperceptibles et le destin de l’Amérique du Nord en aurait probablement été changé. Malgré tout, en réaction à la faible croissance de la population, un effort a été consenti par le Roi de 1663 à 1673 pour faire venir des femmes au Canada. Il s’agit des «Filles du roi», plus de 700 femmes qui se retrouvent immanquablement dans les ascendances de tous les Canadiens-français de souche.

Quoiqu’il en soit, il résulte de ce faible peuplement fondateur que la souche canadienne-française est issue d’un relativement petit nombre de personnes, soit moins de 10 000 immigrants. Si on s’en tient aux immigrants masculins, desquels on aura reçu le nom de famille transmis au fil des générations, ce nombre est réduit à 4 500 environ, soit l’effectif des immigrants qui ont eu au moins un fils qui se soit marié.

Ces chiffres sont tirés de la base de données du PRDH, qui contient tous les individus catholiques ayant vécu au Québec entre 1621 et 1849. Vous trouverez plus d’information sur le PRDH dans cet article.

Dans notre prochain article, nous examinerons l’influence que ce petit nombre d’immigrants a encore aujourd’hui sur la diversité des noms canadiens français au Québec.

Les avis de décès au Québec

Au Québec, la pratique d’annoncer le décès d’un individu sur une tribune publique a débutée via la publication de nécrologies dans les journaux. Dans les années 1960, les avis de décès étaient non seulement partagés dans les journaux mais aussi à la radio.
Aujourd’hui, les avis de décès se trouvent toujours dans les journaux, mais sont aussi répertoriés sur internet.

Trouver un avis de décès sur internet

De nos jours, de nombreux sites sont dédiés à l’agglomération d’avis de décès. Ces sites sont répertoriés par les engins de recherche tels que Google et Bing, il est donc extrêmement facile de retrouver un avis de décès sur internet.

De manière générale, vous n’avez qu’à entrer le nom de la personne décédée dans votre engin de recherche préféré et consulter les premiers résultats. Il pourrait être nécessaire d’ajouter la mention “avis de décès” ou “nécrologie” à votre recherche lorsque le nom est très commun. Si l’avis de décès est présent sur un ou plusieurs de ces sites, vous le trouverez dans les premiers résultats.

Il est possible qu’un avis de décès récent soit présent sur un site mais pas encore répertorié par les engins de recherche. Si l’avis que vous recherchez appartient à une personne décédée récemment, il peut être pertinent d’effectuer une recherche directement sur un ou plusieurs des sites dédiés à l’agglomération des avis de décès.

Veuillez noter que ces sites sont généralement limités à des avis de décès publiés dans les dernières années. Pour des avis de décès plus anciens, vous devrez vous tourner vers un site de généalogie spécialisé tel que Généalogie Québec.

Les collections d’avis de décès sur Généalogie Québec

Section Nécrologe – Pierres tombales, avis de décès journaux, cartes mortuaires (abonnement requis)

GénéalogieQuébec.com, un site de recherche généalogique par abonnement, contient une section regroupant divers types de photos, documents et données en trait aux décès.

Carte mortuaire tirée de la section Nécrologe, disponible sur GénéalogieQuébec.com

On y trouve notamment des avis de décès journaux (620 000 avis de décès publiés dans des journaux au Québec entre 1945 et 2015), des pierres tombales (611 000 photos de pierres tombales du Québec, indexées par nom et inscription sur la pierre) ainsi que des cartes mortuaires (54 000 cartes mortuaires publiées entre 1860 et aujourd’hui). Vous trouverez plus d’information sur cette section ici.

Avis de décès internet (gratuit)

GénéalogieQuébec.com offre aussi une section complètement gratuite, ne requérant pas d’abonnement, contenant plus de 2 000 000 d’avis de décès de partout au Canada. Ces nécrologies sont datées d’entre 1999 et aujourd’hui.

La section est munie d’un engin de recherche ainsi que de catégories de navigation. L’engin de recherche permet la rechercher par nom, prénom, date ainsi que par le contenu du texte de la notice.

De plus, les notices sont organisées par catégories de province, ville et publication afin de permettre une navigation plus fluide et conviviale.
Vous pouvez consulter cette section à cette adresse.

Découvrez l’Outil Annuaires, Une Nouveauté Sur Généalogie Québec!

Nous introduisons aujourd’hui l’outil Annuaires, une toute nouvelle base de données offerte aux abonnés de Généalogie Québec!

Cet outil contient les bottins Marcotte de la ville de Québec, et Lovell de la ville de Montréal.
Le Lovell couvre la région métropolitaine de Montréal de 1843 à 1912, alors que le Marcotte couvre la ville de Québec et les environs de 1822 à 1904.La couverture du Lovell sera étendue jusqu’à l’an 2000 dans une mise à jour future.

Cet outil peut être consulté avec un abonnement à Généalogie Québec à cette adresse.
Pour plus d’information, visitez notre blog!

Nouveautés sur le blog

Établir son ascendance et trouver ses ancêtres avec Généalogie Québec
Un article, destiné autant aux novices qu’aux vétérans de la généalogie, explorant les divers scénarios rencontrés lors de la réalisation de son ascendance sur GénéalogieQuébec.com. Un incontournable si vous ne savez pas où débuter vos recherches!

Mise à jour de l’outil Acadie – Familles reconstituées

L’outil Acadie – Familles reconstituées a été mis à jour et contient maintenant plus de 70 000 familles acadiennes couvrant de 1621 à 1849.

Cet outil contient des fiches de familles basées sur des actes originaux de l’Acadie. Les fiches contiennent généralement le nom des parents, le nom de l’enfant, la paroisse et les dates de baptême et/ou de sépulture. Dans la plupart des cas, un lien vers l’acte original du mariage, du baptême et/ou de la sépulture est disponible.
L’outil peut être consulté avec un abonnement à Généalogie Québec à cette adresse.
Généalogiquement vôtre,
L’équipe Drouin

Annuaires

L’outil Annuaires contient une version numérisée des bottins de la ville de Montréal (Lovell) et de la ville de Québec (Marcotte). Les annuaires ont été numérisés et indexés par année et par catégorie. Au sein des bottins, vous trouverez les catégories suivantes

    • Introduction – Contient la couverture, un préface ainsi qu’une table des matières
    • Index to Streets, Avenues, Lanes – Un index des rues et avenues de la ville
    • Index to Miscellaneous – Un index d’institutions diverses (magasins, églises, édifices gouvernementaux, écoles, etc.) par nom
    • Index to Page Advertisers – Un index des annonceurs publicitaires ayant payé pour une page complète
    • List of Line Advertisers – Un index des annonceurs publicitaires ayant payé pour une publicité de plus petite taille
    • Advertisers Business Classified Directory – Annonceurs publicitaires indexés par le type de services qu’ils offrent
    • Street Directory – Un index des adresses, classé par rues
    • Alphabetical Directory – Un index des résidents, classé par nom de famille
    • Places in the neighborhood of Montreal outside city limits – Un bottin de plus petite taille et moins détaillé pour les diverses agglomérations entourant Montréal mais ne faisant pas officiellement parti de la ville
    • Miscellaneous directory – Un index de commerçants et professionnels classé par le type de services qu’ils offrent

Le Lovell couvre la région métropolitaine de Montréal de 1843 à 2000. Le Marcotte couvre la ville de Québec et les environs de 1822 à 1904, mais quelques années sont manquantes.

Actuellement, la période couverte par le Lovell s’arrête en 1912. Nous prévoyons être en mesure d’étendre cette période jusqu’à l’an 2000 d’ici le printemps 2018.

Vous pouvez consulter l’outil Annuaires avec un abonnement à GénéalogieQuébec.com à cette adresse.